Lusinga ou notre responsabilité décoloniale ( Vidéo )

 Vidéo de la Rencontre avec le journaliste Michel Bouffioux,

En compagnie de l’historien de l’Art et Commissaire d’expositions, Toma Luntumbue, du journaliste Olivier Mukuna et du représentant du MRAX, John’s Mbulula.

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Lusinga boycotté par les médias

Par Olivier Mukuna

Lusinga Iwa Ng’ombe. Si le nom de ce chef régional congolais revient dans l’actualité, 134 ans après son assassinat par le colon belge Emile Storms, c’est grâce au méticuleux travail d’enquête du journaliste (1). Artisan de ce journalisme utile et citoyen, mon confrère a exhumé l’un des épisodes criminels de « ce passé qui ne passe pas ». De cette mémoire coloniale à trous béants qui, au 21ème siècle, souffre toujours d’un manque de construction décoloniale.

Dans cette enquête, on apprend d’abord que le crâne du Roi Lusinga est conservé à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRSNB) ; que la direction de l’IRSNB se dit prête à restituer ces restes humains aux descendants du chef congolais assassiné ; qu’enfin Emile Storms, plutôt qu’un militaire belge à glorifier, était surtout un prédateur sanguinaire, un criminel de guerre, un boucher-collectionneur de têtes coupées de chefs congolais insoumis. Jusqu’à ramener 3 crânes royaux à son domicile de la chaussée d’Ixelles, artère entourant ce qui deviendra plus tard Matonge, le célèbre quartier africain de Bruxelles…

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Bruxelles, ville impériale : désenvouter l’espace public

 

Le cas du parc Duden / parc de Forest

Martin Vander Elst.

Samedi 13 Janvier 2018

Un buste de Léopold II qui se trouvait dans le parc Duden à Forest a été déboulonné dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 janvier par un collectif anti-colonial. Il faut dire que les statues de Léopold II représentent un des points de cristallisation des enjeux mémoriels sur le passé colonial de la Belgique (Ceuppens, « Les monuments publics coloniaux, lieux de mémoires contestés », 2008). En effet, les massacres commis sous le règne de Léopold II par l’intermédiaire des forces de l’Association Internationale Africaine puis par celles de l’État Indépendant du Congo constituent la face la plus obscure de la colonisation belge au Congo. À Bruxelles, plus particulièrement, bien des noms de rues, de places ou de boulevards sont consacrés à des agents de Léopold II au Congo qui sont connus pour leurs crimes contre l’humanité. Qu’autant de monuments soient consacrés à la gloire des soldats et des militaires indique à quel niveau de profondeur gît, dans notre inconscient collectif, mais aussi dans l’espace public, l’accoutumance aux massacres (Mbembe, « Que faire des statues et monuments coloniaux ? », 2006).

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La Belgique a voulu reprendre le Congo de force!

La Belgique a voulu reprendre le Congo de force!
Les Chasseurs ardennais débarquent à Matadi.
Les Chasseurs ardennais débarquent à Matadi.

Un document oublié dans un fonds d’archives révèle que, le 12 juillet 1960, l’entourage du gouvernement belge pousse pour établir une sorte de protectorat militaire sur l’ancienne colonie et recourir à des assassinats contre des leaders politiques congolais. Cette note est le point de départ d’une enquête aux conclusions interpellantes.

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Pour l’avenir de Matongé et de la place Lumumba, rassemblons-nous le 30 juin !

30 Juin 2016 de 18h00 à 19h00 Pour l’avenir de Matonge et de la place Lumumba: Rassemblons – nous! Pour l’avenir de Matongé et de la place Lumumba, rassemblons-nous le 30 juin ! Matongé est en péril parce qu’elle est trop « africaine » pour les esprits restés colonialistes. L’identité africaine de ce quartier fait … Lire la suitePour l’avenir de Matongé et de la place Lumumba, rassemblons-nous le 30 juin !

« Noiraud »… Non Non Non

Chaque année en période de carnaval, les membres de l’asbl « l’Œuvre Royale des Berceaux Princesse Paola – Conservatoire Africain », appelés « les Noirauds » investissent le centre de Bruxelles, le visage peint en noir et les lèvres rougies, vêtus d’un costume bariolé et de fraises. Ils réalisent une quête notamment dans les restaurants … Lire la suite« Noiraud »… Non Non Non

Le discours de Lumumba, texte-fondateur

Les archives de la Société Générale de Belgique détiennent le texte écrit du discours prononcé par Patrice Lumumba le jour de l’indépendance du Congo. Retour sur les événements du 30 juin 1960.

Exclusif: Le discours de Lumumba, texte-fondateur

Patrice Lumumba prononce le discours d’indépendance du Congo le 30 juin 1960 à Léopoldville. © Belga Archive

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Qui a peur de / Wie is er bang van Lumumba ?

Collectif de signataires* Mis en ligne mardi 24 février 2015, 17h00 17 janvier 1961 : assassinat de Patrice Emery Lumumba, avec la complicité des autorités belges. 17 janvier 2015 : lancement au Bozar du festival Congolisation; une contraction qui joue sur les mots «Congo» et «colonisation», qui rappelle que la culture artistique congolaise s’est propagée à travers … Lire la suiteQui a peur de / Wie is er bang van Lumumba ?

Africa Unite ! Hommage à Malcolm X ( Vidéo )

En commémoration du cinquantième anniversaire de la mort de Malcolm X, l’une des figures les plus puissantes du mouvement Noir qui fut assassiné aux Etats-Unis, Bruxelles Panthères co-organise avec Change ASBL et de nombreuses autres organisations une journée sur le Panafricanisme, en mettant un accent particulier sur l’hommage essentiel à rendre à Malcom X.

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Pour la liberté égalitaire de s’exprimer, de contester et de dénoncer le racisme d’état, l’islamophobie, la négrophobie.

« Le mensonge prend toujours l’ascenseur. La vérité, quant à elle, emprunte l’escalier et finit toujours par arriver. » Proverbe kinois.

Pour la liberté égalitaire de s’exprimer, de contester et de dénoncer le racisme d’état, l’islamophobie, la négrophobie.

Dimanche 18 janvier à 13h00 au Pianofabriek, rue du Fort à 1060 Bruxelles.

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Outre les silences de l’école sur l’histoire, reflétant un récit national faisant l’impasse sur les apports de la colonisation, et donc du Congo, doit-on voir dans le refus de reconnaître la parole des Belges d’origine immigré, une continuité avec la politique coloniale dont les logiques ségrégatives refusèrent de penser l’intégration des indigènes dans l’espace social, économique et culturel ?

Contre l’offensive médiatique libérale de grande ampleur visant par la manifestation du 11 janvier à nous détourner des véritables responsabilités et à absoudre la violence des politiques menées par les pays occidentaux.

Pour la liberté égalitaire de s’exprimer, de contester et de dénoncer le racisme d’état, l’islamophobie, la négrophobie.

Maintenant que le temps de « l’émotion » est passé, il est plus que temps de regarder devant nous.
Comment analyser les mouvements massifs qui ont eu lieu, et surtout comment construire notre intervention dans les semaines et mois qui viennent ?

De nombreuses questions seront abordées :

• Quid des responsabilités du drame parisien ? (gouvernements occidentaux, école, médias, prisons…)
• Qui est « Charlie » ? Différentes interprétations des manifestations du 11 janvier ?
• Liberté d’expression ? Pour qui ? Qui en est privé ?
• Comment inciter à dépasser le stade de l’émotion pour passer à la nécessaire réflexion et à l’action concrète de défense des droits fondamentaux ?
• Les musulman.e.s de France, de Belgique (et d’ailleurs en Europe) principales victimes des actes commis par des terroristes se réclamant de l’Islam (multiplication dramatique des actes visant les lieux de culte musulman, etc…). Les événements parisiens vont-ils constituer un frein pour celles et ceux qui luttent légitimement contre l’islamophobie ? Quels sont ces freins ? Comment les dépasser ? …

• L’invisibilité voire la négation de la négrophobie en sociétés occidentales et comment lutter/s’émanciper contre ce phénomène, susceptible d’être réactivé à partir d’amalgames faits entre l’origine africaine du terroriste Amedy Coulibaly et celle de citoyens français et belges d’apparence négro-africaine ?

Il s’agira ce dimanche de se réunir (discussion interactive intervenants – public) pour aborder ensemble ces questions et réfléchir aux perspectives d’avenir et d’articulation de ces luttes légitimes que nous menons contre toutes les formes de racisme et de discrimination.

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