Contre le racisme et l’État policier

Par Angela Davis, universitaire et militante politique , Ramon Grosfoguel, sociologue , David Harvey, géographe , Kristin Ross, essayiste, professeur de littérature , Bhaskar Sunkara, fondateur et directeur de publication de «Jacobin Magazine» , Keeanga-Yamahtta Taylor, écrivaine et Immanuel Wallerstein, sociologue — 18 mars 2017 à 10:51 Rassemblement pour protester contre les violences policières et … Lire la suiteContre le racisme et l’État policier

Angela Davis: « Il nous faut une structure politique alternative qui ne capitule pas devant les entreprises »

Angela Davis: « Il nous faut une structure politique alternative qui ne capitule pas devant les entreprises » Maria Colera Intxausti Dans cette interview, Angela Davis aborde le poids du complexe pénitentiaire industriel au sein des sociétés capitalistes, ainsi que le rôle de l’ idéologie raciste et coloniale comme source des discriminations actuelles. Une interview réalisée par Maria Colera Intxausti pour Espai … Lire la suiteAngela Davis: « Il nous faut une structure politique alternative qui ne capitule pas devant les entreprises »

GS4 et le complexe industrialo-carcéral

Extrait du chapitre III (« Le complexe industrialo-carcéral ») du livre Une lutte sans trêve, qui vient de paraître aux éditions La fabrique, ce texte est la transcription d’un discours prononcé à l’université SOAS (School of Oriental and African Studies) de Londres en décembre 2013. Cette conférence a pour objet la nécessité d’élargir le mouvement BDS – … Lire la suiteGS4 et le complexe industrialo-carcéral

Entretien avec Angela Davis

Entretien paru dans le n°1 de Ballast Née en 1944 en Alabama, Angela Davis est devenue – sans vraiment le vouloir, confia-t-elle dans ses mémoires – l’une des principales figures du Mouvement des droits civiques américains. Opposante à la guerre du Vietnam, membre du Parti communiste, marxiste, féministe et proche du philosophe Herbert Marcuse, Davis fut inculpée en 1971 – l’État de Californie l’accusant d’avoir pris … Lire la suiteEntretien avec Angela Davis

Black Liberation

Black Liberation d’Edouard De Laurot (1967)

Black Liberation (USA 1967, 37 min.), film documentaire d’Edouard De Laurot (ressorti en 1972 sous le titre Silent Revolution).

Ce documentaire militant est une véritable rareté, un film demeuré longtemps « introuvable » – et ce jusqu’à récemment (il a été mis en ligne sur YouTube en 2012). Bien qu’il n’ait pas été commercialisé en DVD, j’ai quand même eu l’occasion de le voir par le passé dans des festivals comme à Saint-Denis en 2009 dans le cadre de la rétrospective « Black Revolution » ainsi qu’à Aix-en-Provence à l’occasion d’une programmation autour du thème « Films, luttes et résistances » (2009) pour laquelle il m’avait été demandé d’en faire une brève présentation. Je me suis alors souvenu d’un texte que j’avais écrit dix ans auparavant pour un mini-mémoire de DEA. Un enseignant bien avisé, sachant que je travaillais sur le cinéma afro-américain, m’avait alors confié une version VHS piratée depuis une copie 16mm de ce documentaire expérimental sur lequel il ne possédait aucune information (pas même le nom du réalisateur). Je dois dire que Black Liberation m’a tout de suite emballé, notamment pour l’authenticité de son discours (j’apprendrai plus tard que Malcolm X en personne y avait apporté sa contribution) mais aussi et surtout pour sa forme étonnante, expérimentale, et tout à fait à même de relayer l’esprit du Black Power. Un film aujourd’hui disponible sur la toile (en VO) à voir à tout prix donc et dont voici une analyse approfondie.

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Interroger les logiques d’enfermement, du carcéral

 

 

9« aujourd’hui, plus de 2 millions d’Américains (sur une population carcérale mondiale estimée à 9 millions d’individus) vivent en prison, en maison d’arrêt, en centre de détention pour mineurs ou en centre de rétention pour migrants ».

 

Il semble aller de soi que des individu-e-s reconnu-es coupables de crime par les procédures judiciaires soit enfermé-e-s. Mais qui décide socialement de la définition d’un crime, de la réduction d’une personne à son « crime », de l’enfermement comme organisation sociale ?

 

Hier la peine de mort, aujourd’hui la prison, « comme élément constitutif et immuable de nos sociétés ». Angela Davis ajoute : « On ignore trop souvent que le mouvement pour l’abolition carcérale est lui aussi riche d’une longue histoire qui remonte à l’époque où la prison est apparue en tant que principale forme de châtiment ».

 

L’auteure reprend les propos d’Elliot Currie : « la prison jette désormais une ombre menaçante sur notre société, à un degré inédit dans notre histoire ou celle de n’importe quelle démocratie industrielle. En l’absence de grands conflits armés, l’incarcération de masse constitue le programme social le plus assidûment appliqué par les gouvernements de notre époque ». Car c’est bien de cela qu’il s’agit un enfermement de masse, ayant peu ou pas d’effet sur les chiffres officiels de la criminalité. Cela devrait interroger sur la fonction sociale réelle de la prison. Sans oublier les questionnements sur qui sont majoritairement les prisonnier-e-s, sur l’articulation entre rapports sociaux inégalitaires, justice et ordre carcéral.

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J’ai dit à Angela Davis que je l’aimais.

Bref, j’ai dis à Angela Davis que je l’aimais.

Aujourd’hui, à 15 heures à l’ULB, était invitée Angela Davis, fraîchement proclamée docteure honoris causa, à une séance de questions réponses avec les étudiants. Il est évident que cette rencontre était cruciale pour poser quelques questions urgentes, questions auquel l’aspect solennel et pompeux de la remise du titre de doctorat honoris causa la veille ne se prêtait pas.

C’était donc l’occasion de préciser certaines choses. Et ça l’a été avec brio.

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BPP : LE PROGRAMME EN DIX POINTS

LE PROGRAMME EN 10 POINTS CE QUE NOUS VOULONS – CE QUE NOUS CROYONS 15 OCTOBRE 1966       1 – Nous voulons la liberté. Nous voulons le pouvoir de déterminer la destinée de notre Communauté Noire. Nous croyons que les Noirs ne seront pas libres tant qu’ils ne pourront pas décider de leur … Lire la suiteBPP : LE PROGRAMME EN DIX POINTS

Révolution transfigurée

Que se passe-t-il en territoire étranger ? Pour un territoire étranger. Je parle du pays, mais aussi de l’autre du lieu. Je parle d’une autre pratique, pas seulement celle du sens ou du concept. Je parle d’un autre temps, passé et à venir. Et du présent qui surgit sous la forme d’une occupation. L’occupation du temps. Martin Luther King, Angela Davis, Jean Genet, une voix à New-York, Cornel West, Malcom X. Plutôt afro-américain, c’est venu comme ça. Et Genet n’y dépareille pas. La « brutalité » justement, et le romantisme, un romantisme. Qui charge. Quelque chose de révolutionnaire traversant les figures.

Réalisation : Frédéric Neyrat

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