Justice pour Moad? 5 ans de lutte après violences policières

APPEL AU RASSEMBLEMENT JUSTICE POUR MOAD

Ce vendredi 4 mai a eu lieu le procès en appel du seul policier sur cinq, condamné le 19 décembre 2016 pour les violences commises sur Moad en 2013.
Le flic condamné a fait appel de la décision du juge.
Le prononcé du jugement sera donné ce vendredi 21/09/18 à la séance du matin.
Ce n’est pas fini pour Moad et sa famille, soyons donc nombreux à continuer à les soutenir!

Rappel des faits:

Lire la suiteJustice pour Moad? 5 ans de lutte après violences policières

Nouveaux dispositifs de contrôle, répressions et résistances. SAM/ZAT 22.09 > 10:00 – 16:00 : SEMINAIRE 2 &3 @ CFS-Université populaire

1998-2018 : résistances actives et collectives contre le durcissement des politiques migratoires

 

Quand :
22 septembre 2018 @ 10 h 00 min – 16 h 00 min
Où :
Université populaire de Bruxelles – CFS
rue de la Victoire 26 Overwinningstraat
1060 Saint-Gilles
Coût :
Gratuit

Lire la suiteNouveaux dispositifs de contrôle, répressions et résistances. SAM/ZAT 22.09 > 10:00 – 16:00 : SEMINAIRE 2 &3 @ CFS-Université populaire

Pourquoi annuler la « sortie des nègres » à Deux-Acren?

Le porte-parole du groupe « Les Bruxelles Panthères » était l’invité de Christophe Giltay, dans le RTLInfo 18h sur Bel RTL. Il explique pourquoi il a réclamé l’annulation de la « sortie des nègres » à la Ducasse de Deux-Acren.

Lire la suitePourquoi annuler la « sortie des nègres » à Deux-Acren?

Mon exclusion comme enseignant dans les prisons : une peine à perpétuité ?

 Lettre ouverte au ministre de la Justice, Koen Geens

Luk Vervaet

Bruxelles 12 septembre 2018

Monsieur le ministre,

Je vous écris à l’occasion de la rentrée scolaire. C’est aussi une année d’élections qui s’annonce. Mais encore une année de nouveaux débats sur la prison de Haren et la politique pénale à mener dans le futur.

Ce mois de septembre 2018, cela fera dix ans que je ne peux pas reprendre mon travail en tant qu’enseignant dans les prisons belges. Ni rendre visite à un détenu dans aucune prison. Un interdit professionnel imposé en 2008 et maintenu jusqu’à ce jour, en dépit des décisions de justice. Par cette lettre, je vous demande de lever ce bannissement illégal.

Un rappel des faits.

Lire la suiteMon exclusion comme enseignant dans les prisons : une peine à perpétuité ?

Agenda des Commémoration SemiraAdamu2018 (A diffuser largement)

Ce mois sera consacré aux commémorations des 20 ans du meurtre de Semira Adamu. Expo, débats, concerts, rencontres, théâtre, projections, manifestations, séminaires, actions …

A l’heure où la Belgique enferme des familles, où s’annonce l’évacuation forcée du Parc Maximilien, la création au 127 bis d’un « centre administratif national pour la transmigration, la transformation du Petit Château en « centre d’enregistrement » ( l’Echo, 5 sept), où les personnes sans-papiers désespèrent d’obtenir une régularisation et où les morts s’accumulent devant et dans nos frontières, nous sommes persuadés que les revendications de l’appel « Semira Adamu 2018 » sont
plus que nécessaires.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, n’hésitez pas à signer cet appel
via le site internet www.semiraadamu2018.be

Lire la suiteAgenda des Commémoration SemiraAdamu2018 (A diffuser largement)

Rémanences de la colonalité au cœur des processus de restitution des « restes humains »

Des Héréros et Namas à Lusinga (Allemagne-Namibie, Belgique-Congo)

La restitution des « restes humains » et des biens culturels pillés durant la période coloniale s’inscrit dans le cadre des « dettes morales et matérielles dues aux peuples africains » (Proclamation d’Abuja, 1993), c’est-à-dire dans le cadre d’une politique de la réparation. En effet, les revendications de restitution formulent un tort subi par la colonisation qui « (…) se manifeste douloureusement dans les vies mises à mal des Africains d’aujourd’hui (…), dans les économies mises à mal du monde africain » (Proclamation d’Abuja). Dès lors, la question de la restitution des biens spoliés, des trésors traditionnels et des « restes humains » est inséparable de la question du versement intégral d’indemnités sous la forme de transfert de capitaux et d’annulation de dettes.
La restitution d’ossements de Héréros et de Namas de l’Allemange à la Namibie si elle offre un précédant qui pourrait faire jurisprudence – au vu du statut quo ante tel qu’il se pose en Belgique (cf. article de Michel Bouffioux) – pose le problème de la désarticulation des enjeux de restitution et de réparation. Les ossements avaient été envoyés en Allemagne pour des expériences scientifiques à caractère racial, après le génocide de dizaines de milliers d’Héréros et Namas au début du XXe siècle. La plupart des dépouilles provenaient de la collection anthropologique de la clinique universitaire berlinoise de la Charité.

Lire la suiteRémanences de la colonalité au cœur des processus de restitution des « restes humains »

La radicalité politique du Théâtre de l’opprimé

Le théâtre de l’opprimé, plus souvent pensé sous la forme du théâtre-forum, est devenu l’un des passages obligés des mouvements sociaux, et même, au-delà, des happening soi-disant participatifs sous l’égide des entreprises ou des subventions publiques. À l’opposé de ses objectifs initiaux, nés du théâtre populaire brésilien et de ses apories, le théâtre de l’opprimé a été éreinté par des formes qui tiennent davantage de la communion (militante) ou du travail social. Dans cet article polémique, Sophie Coudray retrace la généalogie du théâtre de l’opprimé et relativise la place qu’a fini par y prendre le « forum », ces représentations publiques où les spectateurs sont invités à intervenir dans une scène d’oppression jouée par les acteurs. La poétique de l’opprimé est en grande partie hostile à la forme spectaculaire ; c’est une poétique de l’atelier, de l’expérimentation, du processus plutôt que du produit achevé, exposable, commercialisable. Boal propose une méthode générale de transmission des techniques théâtrales à l’usage des subalternes, pour se réapproprier le temps de la pensée et l’espace d’expression des corps. Là réside toute la radicalité de ce théâtre : refuser le spectacle pour s’exercer à la politique.

Lire la suiteLa radicalité politique du Théâtre de l’opprimé

Binationaux : Danger ! La Belgique ne vous protégera pas à l’étranger

par Luk Vervaet

Une nouvelle de l’Agence Belga nous apprend que début août, Saïd El Amraoui, un Belgo-Marocain de 32 ans, né à Merksplas (Anvers), parti en vacances au Maroc, a été arrêté par la police marocaine à la frontière et enfermé en prison. Les raisons de son arrestation sont inconnues. Dans le passé, Saïd avait été accusé d’être un recruteur des jeunes pour partir en Syrie. Ce qu’il a toujours nié. Par la suite, la justice belge l’a acquitté de cette accusation. Comme dans nombre d’autres affaires concernant des citoyens Belgo-Marocains, le Maroc s’est-il octroyé le droit de faire sa propre justice ? Quoi qu’il en soit, notre service public fédéral des Affaires étrangères a déclaré à l’agence Belga « qu’ils ne sont pas au courant qu’un présumé terroriste belgo-marocain a été appréhendé au Maroc ce mois-ci ».

Deux mois plus tôt, en juin 2018, un autre jeune Belgo-Marocain, Wafi Kajoua, qui lui est en Belgique depuis ses trois ans, est arrêté à la frontière de Melilla et le Maroc, quand il voulait se diriger à Nador. Activiste sur les réseaux sociaux pour le mouvement Hirak au Maroc, il sera poursuivi « pour atteinte à la sureté de l’État, incitation à la rébellion et atteinte à l’intégrité territoriale du royaume », rien que ça, et incarcéré à la prison de Nador. Fin juin, il a été condamné à un an de prison. Quant à la réponse des Affaires étrangères belges, le site Rifonline écrit : « Le ministre des Affaires étrangères belge n’a pas souhaité réagir à l’arrestation de l’activiste belgo-marocain Wafi Kajoua à Nador, au Maroc. En réponse à un mail adressé par Rifonline au ministère des Affaires étrangères belge sur les conditions de détention de Wafi Kajoua, le porte-parole adjoint Matthieu Brander a répondu que son département ne pouvait pas se prononcer sur des cas individuels : « Nous ne pouvons pas, par principe, communiquer sur des cas individuels ».

Dans un article paru dans le magazine Knack du 17 juin, on peut lire que des Comités de soutien ont essayé de faire intervenir le ministère des Affaires belge pour mettre la pression sur le Maroc pour libérer Wafi Kajoua : « Des comités de soutien pour le Hirak, tels que Mohcine Fikri Belgique et ANZUF, ont mis la Belgique au courant et le premier s’est assis autour de la table avec des responsables du Ministère. Ces derniers auraient déclaré avoir pris des mesures pour aider Kajoua. Les affaires étrangères ont dit aussi qu’ils ne peuvent pas intervenir dans la souveraineté du Maroc. « Mais je pense que si la Belgique met la pression sur la question, le Maroc écoutera », déclare Mustafa Ouarghi de l’ANZUF. « En janvier déjà, j’avais envoyé une lettre au Premier ministre, au ministère de la Justice et des Affaires étrangères au sujet de mon souhait de voyager au Maroc et de ma crainte que j’y sois arrêté. Je n’ai pas reçu de réponse. Je trouve que ça ne va pas. Nous sommes des citoyens belges, nous payons des impôts, nous avons le droit d’obtenir des réponses. » Maintenant, il attend encore une réponse à sa dernière lettre à propos de Kajoua. « Si la Belgique respecte ses citoyens, elle doit essayer de le libérer ».

Qu’est-ce qui se cache vraiment derrière le silence de nos autorités ? Derrière leurs déclarations sur « la souveraineté du Maroc » ou derrière des déclarations telles que « nous ne sommes pas au courant », « nous ne pouvons pas nous prononcer sur des cas individuels » ?  

Lire la suiteBinationaux : Danger ! La Belgique ne vous protégera pas à l’étranger

La lutte contre le terrorisme et la fabrique de populations indéfendables.

 par Chedia Leroij

Dans Se défendre. Une Philosophie de la violence, Elsa Dorlin ouvre son histoire des éthiques martiales avec le récit du passage à tabac de Rodney King par des policiers en mars 1991. Rodney King, jeune chauffeur de taxi afro-américain est arrêté sur une autoroute de Los Angeles pour excès de vitesse. Il est « tasé » par les policiers alors qu’il est à terre, frappé à coup de matraque lorsqu’il essaie de se relever pour se protéger, laissé inconscient, ligoté au sol, crâne et mâchoire fracturées en plusieurs endroits, visage en partie lacéré, cheville cassée…  une vidéo amateur de la scène provoque un scandale dans le monde entier. Un an plus tard,  l’acquittement des policiers déclenche six jours d’émeutes à Los Angeles.

Par ce prologue Dorlin nous invite à une réflexion sur les conditions qui ont rendu possible pour les policiers de plaider, avec succès, la légitime défense. Par quels processus historiques et sociaux le champ de visibilité nord-américain, ce que les américains perçoivent de la réalité, en est arrivé à être « racialement saturé » ? Comment s’est construite cette « paranoïa blanche” vis-à-vis du corps des Africains Américains perçus spontanément comme un corps agresseur? Et surtout, si cette perception de la violence policière qui inverse les responsabilités entre agresseurs et agressé s’ancre dans un cadre d’intelligibilité produit de l’histoire, quelles sont aujourd’hui les  techniques de pouvoir  matérielles et discursives qui actualisent ce cadre?[1]

Lire la suiteLa lutte contre le terrorisme et la fabrique de populations indéfendables.

Fanon Hier, Aujourd’hui

VENDREDI 7/09/2018 à 19h30

Projection du film « Fanon hier, aujourd’hui » au cinéma l’Aventure à Bruxelles, en présence du réalisateur Hassan Mezine (https://www.facebook.com/hassan.macmez si vous voulez suivre son travail ou l’inviter)

Lire la suiteFanon Hier, Aujourd’hui