De l’antisémitisme des années 30 à l’islamophobie d’aujourd’hui.

Dans le cadre du #GMD2020 (Génocide Mémorial Day), Bruxelles Panthères a le plaisir d’inviter Simon Assoun, membre de l’Union Juive Française pour la Paix.
L’Union juive française pour la paix se revendique de l’antisionisme et de l’antiracisme. Un discours atypique au sein des organisations communautaires juives qui peine à se faire entendre dans le contexte d’amalgame entre antisionisme et antisémitisme.

Samedi 18 Janvier 2020 de 18:30 à 22:00

@Belgium Kitchen Bike

40 rue Ulens, 1080 Molenbeek-Saint-Jean

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Islam et politique : la grande discorde

QG Décolonial de Paroles d’Honneur, en direct de La Colonie le 14 décembre 2019.

Premier plateau (du début de la vidéo à 1h14) « De l’antisémitisme à l’islamophobie, l’affaire du voile est-elle une affaire Dreyfus contemporaine ? L’islamophobie est-elle un racisme de gauche ? »

Avec Hatem Bazian (professeur à l’Université de Berkeley et co-fondateur du Zaytuna College), Michèle Sibony (Union Juive Française pour la Paix UJFP), Maboula Soumahoro (maitresse de conférence en anglais à l’Université de Tours, présidente de l’association Black History Month), Ugo Palheta (sociologue, directeur de publication de la revue Contretemps – Revue de critique communiste, membre du NPA – Nouveau Parti Anticapitaliste), Mehdi Meftah (militant antiraciste décolonial membre du Parti des Indigènes de la République).

Second plateau (de 1h15 à 2h07) : « Que faut-il penser des listes dites « communautaires » ? Quel bilan tirer de la grande manifestation du 10 Novembre ? »

Avec Mariem Sabil (docteure en droit et responsable du service juridique du CCIF – Collectif Contre l’Islamophobie en France), Olivier Le Cour Grandmaison (politologue, maître de conférence à l’Université d’Evry-Val d’Essonne), Denis Sieffert (journaliste, ancien directeur de publication de l’hebdomadaire Politis.fr), Julien Salingue (politologue, enseignant à l’Université Paris 8, membre d’ Acrimed – Action-Critique-Médias et militant au sein du NPA).

Troisième plateau (de 2h16 à la fin de la vidéo) : « Le consensus antiterroriste est-il un moyen d’anesthésier les forces dites « progressistes » et de mater la contestation sociale ? »

Avec Raphaël Kempf (avocat au barreau de Paris), Ibrahim Bechrouri (doctorant à l’Université Paris 8 et enseignant à la City University de New York), Hamza Esmili (doctorant en sociologie au Centre Maurice Halbwachs) et Julien Salingue.

Animé par Wissam Xelka !

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Face à la barbarie qui vient, l’utopie décoloniale

Il s’agit pour le Tiers-Monde de recommencer une histoire de l’Homme.

Frantz Fanon.

Il y a des périodes au cours desquelles l’histoire semble s’accélérer et tout nous porte à croire que nous sommes dans l’une d’entre elles. Il y a à peine plus d’un an sortait le livre d’Ugo Palheta, La possibilité du fascisme[1], alertant sur le fait que le fascisme, loin d’être un danger qui aurait été écarté de manière définitive, restait au contraire une possibilité susceptible de resurgir sous une autre forme. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si une fascisation des démocraties électorales européennes et occidentales est une éventualité, mais de trouver le moyen d’enrayer ce glissement vers la barbarie.

Ce moyen, c’est la voie décoloniale.

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La dignité ou la mort : Un livre qui dessine les limites de la notion de dignité

Norman Ajari, auteur de « La Dignité ou la Mort – Éthique et politique de la race », est l’invité de Paris direct. Docteur en philosophie, il enseigne à l’université Toulouse Jean-Jaurès et aux États-Unis. Pourquoi s’est-il intéressé à la notion de dignité ? Existe-t-il un racisme d’État en France ? Qu’est-ce que le blackface ? Explications.

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Racisme et culture : les caricatures antisémites du carnaval d’Alost

Un éventuel retrait de l’accréditation UNESCO du carnaval d’Alost sera examiné par le Comité du patrimoine immatériel qui se réunit du 3 au 14 décembre en Colombie. Il reviendra aux 24 membres du Comité intergouvernemental, organe souverain en la matière, d’examiner le cas du carnaval d’Alost dans le contexte du suivi des éléments inscrits, ce qui inclut la possibilité de retirer des éléments des listes de la Convention. Dans sa réponse à la lettre rédigée par les Bruxelles Panthères, le sous-directeur général pour la culture de l’UNESCO, Ernesto Ottone R., rappelle que tant le Carnaval d’Alost que la Ducasse de Ath doivent se conformer aux principes fondamentaux de la Convention de 2003 et en particulier à son article 2, selon lequel « seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus ». C’est d’ailleurs au nom de cette exigence qu’en mars 2019 les États membres réunis lors du Bureau du Comité du patrimoine immatériel ont condamné « toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie et de xénophobie » et ont inscrit l’examen du « carnaval d’Alost » à l’ordre du jour provisoire de la quatorzième session du Comité du patrimoine immatériel. Donc ce que dit le sous-directeur général pour la culture, au nom de la Directrice-générale de l’UNESCO, c’est qu’en mars 2019 se sont les signalements des caricatures antisémites du carnaval d’Alost qui ont contraint les Etats membres à affirmer une condamnation forte de toutes les formes de racisme. Difficile de dire plus clairement que la Belgique est clairement dans le viseur de l’UNESCO. C’est ce qui explique que le bourgmestre d’Alost ainsi que l’ambassadeur belge auprès de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture ont été convoqué pour s’expliquer.

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Il n’est plus seulement question de résistance, il est question d’offensive !

Intervention de Nacira Guénif au Rassemblement fraternel contre l’islamophobie du samedi 19 octobre 2019, place de la République, Paris.

Bonjour,

Je vais essayer de parler fort pour faire entendre toutes les voix qui nous animent aujourd’hui. Je m’appelle Nacira Guénif, je suis la fille d’une femme qui a porté, à la fin de sa vie, un voile, et qui un jour a été insultée dans la rue de la ville où nous habitions. C’est aussi sa voix aujourd’hui que je veux porter, même si je ne suis pas voilée. Du fond de sa dignité, elle n’a pas compris ce qui lui arrivait, mais elle a reconnu le visage du colonisateur, qui l’avait fait mettre sous le Code de l’indigénat, et qui avait cherché à l’humilier toute sa vie. C’est donc aussi au nom de ma mère, qui a été comme cette femme, comme Fatima, comme tant d’autres, humiliée, menacée dans son intégrité, tout au long de sa vie, parce qu’elle était née indigène, en Algérie, parce qu’elle vivait en France chez l’ancien colonisateur, et parce qu’elle était fière de porter les signes de la religion qui l’avait portée tout au long de sa vie…

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Appel pour un rapatriement d’urgence de nos ressortissants en Syrie

Carte blanche collective

« À l’heure actuelle, la Belgique et d’autres pays européens se trouvent dans une situation dans laquelle ils abandonnent depuis près de deux ans les enfants et les mères dans des camps de prisonniers où il y a de graves pénuries de nourriture, d’eau potable, d’hygiène de base et de soins médicaux dans une zone de désert et de guerre ; ils laissent actuellement mourir de faim et de déshydratation les jeunes enfants et les bébés en captivité à cause des erreurs et des crimes de leurs parents ; ils laissent les enfants mourir lentement devant les yeux de leurs mères alors que celles-ci voudraient être poursuivies d’une manière juste et équitable, et ils interdisent le retour des anciens partisans de l’état islamique qui supplient pourtant de pouvoir le quitter, réduisant ceux-ci à se regrouper dans des camps de réfugiés et de détention. Cette situation constitue également une violation grave des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui doit donc assumer ses responsabilités vis-à-vis de ses citoyens de ses États membres respectifs. » Extrait de Gerrit Loots, Rapport 2 Visite aux enfants belges dans les camps de refugiés Kurdes dans le Nord-Est de la Syrie.

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De l’innocence blanche et de l’ensauvagement indigène : ne pas réveiller le monstre qui sommeille

Ce texte est une version améliorée d’une intervention faite d’abord à la New School for social Research, New-York, le 11 mars 2019, puis à Brown University, Providence, le 12 mars 2019, à Rutgers University, Brunswick, le 14 mars 2019 et enfin à l’Université de Naples, le 17 mai 2019.

« Il n’y a aucun doute qu’Abu-Jamal est coupable ».

Seth Williams, procureur de Philadelphie

Merci à La New-School de cette invitation qui m’honore. Merci à Ann Stoler et à Gil Anidjar. Merci à vous tous d’être là pour m’écouter.

D’abord comme nous allons aborder ensemble un débat sur la notion d’innocence et que ce débat a lieu à New-York, aux États-Unis, au cœur de l’empire, je ne peux pas ne pas me présenter pour ce que je suis : certes une militante décoloniale, certes, une militante politique, mais surtout une « citoyenne », habitante d’un pays du Nord, la France, qui fonde sa puissance sur son passé/présent colonial. À ce titre, le terme « citoyenne » me paraît être un cache-sexe pour brouiller la réalité de ce que je suis réellement car ces rapports de pouvoir asymétriques dont je profite objectivement ne sont rien d’autre qu’un crime déguisé. Dès lors, je ne peux que me présenter à vous pour ce que je suis réellement : une criminelle. Il ne s’agit pas pour moi de battre ma coulpe, ce qui serait déjà une échappatoire, mais simplement de ne pas être tentée par une forme ou une autre de blanchiment qui à mes yeux est une entrave à l’action politique.

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Les Gilets Noirs cherchent le Premier Ministre !

URGENT / CAGNOTTE anti-répression gilets noirs

On a besoin d’argent d’ici ce soir pour assurer la défense des camarades arrêtés et enfermés arbitrairement au centre de rétention de Vincennes suite à la répression raciste au Panthéon.

A faire tourner au MAXIMUM

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Les Gilets Noirs cherchent le Premier Ministre !
Né en Novembre 2018, le mouvement des Gilets Noirs lutte contre le racisme et pour des papiers pour toutes et tous. Il regroupe aujourd’hui 50 foyers d’Ile-de-France et des locataires de la rue, en lutte pour leur dignité.

Vendredi 12 juillet, 700 Gilets Noirs ont occupé le Panthéon pour revendiquer leurs droits, le droit à la dignité, le droit à avoir des papiers pour ne plus être chassé.e.s quotidiennement par les flics.

Cette action s’inscrit dans la campagne victorieuse des Gilets Noirs « Gilets noirs cherchent premier ministre » lancée le 19 mai 2019 par l’occupation du terminal 2F de l’Aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et l’occupation de la tour Elior à la Défense le 12 juin 2019. Ces deux premiers coups portés au système raciste d’exploitation des sans-papiers ont montré que les gilets noirs n’avaient plus peur.

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Propos sur un colloque censuré : le révélateur d’une fascisation rampante

par Said Bouamama

Devant participer à la présentation les 3 et 4 juillet dernier des résultats d’une recherche sur les « Mécaniques de extrémisme violent » au cours d’un colloque international à visée comparative, je me suis vu interdire de participation et de parole par l’institution porteuse suite aux pressions du ministère de l’intérieur. Cette recherche pluridisciplinaire à laquelle je contribue depuis son début s’est étendue sur 4 ans et était adossée à un dispositif d’accompagnement pour des jeunes considérés comme « radicalisés ». L’accompagnement et la recherche ont touchés 105 jeunes français et les conclusions de l’investigation devaient être mises en comparaison avec des expériences de Belgique, du Canadienne, du Brésil, des Etats-Unis et du Tchad. La censure qui m’a touché fait suite à une « lettre ouverte à Castaner » du Rassemblement National relayée immédiatement par le Figaro, Valeurs actuelles, Français de Souche, etc., présentant les « intitulés des tables-rondes » comme faisant « transparaître une idéologie laxiste et l’éternelle culture de l’excuse chère à l’extrême-gauche » d’une part et moi-même comme « islamo-gauchiste » d’autre part.

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