La fin de l’innocence impériale

Préface de la version anglaise du livre d’Houria Bouteldja, « Whites, Jews and Us – Toward a politics of revolutionary love » (« Les Blancs, les Juifs et Nous-Vers une politique de l’amour révolutionnaire »).

Editions Semiotext(e).

Ce livre est un acte courageux et controversé d’amour révolutionnaire. Le défi audacieux et critique qu’Houria Bouteldja nous lance à tous, et particulièrement à ceux et celles qui prétendent être à gauche ou progressiste, s’appuie sur le riche héritage des Malcolm X, Jean Genet, Aimé Césaire, Audre Lorde, James Baldwin, Frantz Fanon et Chela Sandoval.

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Frantz Fanon par Raphaël Confiant, ou l’extension du domaine de la créolité

Frantz Fanon par Raphaël Confiant, ou l’extension du domaine de la créolité 15 juin 2017 Par Lise Wajeman Avec les moyens de la littérature, Raphaël Confiant offre une biographie de Frantz Fanon, pour le « désiconiser » et transmettre aux jeunes générations de quoi outiller leurs luttes. Entretien avec l’auteur. « Raphaël Confiant est surtout connu pour ses nombreux … Lire la suiteFrantz Fanon par Raphaël Confiant, ou l’extension du domaine de la créolité

Conclusion de « Les damnés de la terre »

Frantz Fanon Conclusion de « Les damnés de la terre » Allons, camarades, il vaut mieux décider dès maintenant de changer de bord. La grande nuit dans laquelle nous fûmes plongés, il nous faut la secouer et en sortir. Le jour nouveau qui déjà se lève doit nous trouver fermes, avisés et résolus. Il nous faut quitter … Lire la suiteConclusion de « Les damnés de la terre »

Appel à soutien financier pour le documentaire « Fanon hier, Fanon aujourd’hui : Regards croisés » de Hassane Mezine

La Genèse du projet L’idée d’un documentaire sur Frantz Fanon a émergé début 2015, quelques mois avant le 90eme anniversaire de sa naissance, à l’occasion d’une rencontre à Paris avec la Fondation Frantz Fanon . Cette idée a été nourrie par la disponibilité d’archives et de quelques interviews brutes de personnalités ayant connu Frantz Fanon. … Lire la suiteAppel à soutien financier pour le documentaire « Fanon hier, Fanon aujourd’hui : Regards croisés » de Hassane Mezine

Sur les Écrits sur l’aliénation et la liberté de Frantz Fanon

« Le colonisé qui résiste a raison ». Sur les Écrits sur l’aliénation et la liberté de Frantz Fanon

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Étrange et fascinant volume que ces Écrits sur l’aliénation et la liberté de Frantz Fanon que, sous la direction de Jean Khalfa et de Robert J.C. Young, font paraître les éditions La Découverte. Étrange d’abord, car foisonnant, labyrinthique, presque excessif dans sa générosité : non seulement ce recueil dévoile tous les inédits et introuvables de Fanon connus à ce jour (sans aucune restriction de statut, de période, d’état d’achèvement, etc.) mais encore s’y ajoutent des documents aussi intrigants pour le chercheur ou l’érudit décolonial que la liste détaillée d’une part significative de sa bibliothèque (agrémentée d’indications sur les annotations marginales que Fanon inscrivit dans les livres qui l’ont marqué) ou encore le résumé détaillé d’un cours qu’il donna à l’université de Tunis.

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Deux conceptions de l’antiracisme : le paternalisme ou la révolte ?

Deux conceptions de l’antiracisme : le paternalisme ou la révolte ?
Par Saïd Bouamama

La performance de l’artiste sud-africain Brett Bailley intitulée Exhibit B est l’objet depuis plusieurs semaines d’une forte polémique. Une œuvre présentée par l’artiste et ses soutiens comme « antiraciste » est condamnée comme « racisme déguisé » par plusieurs associations et les milliers de signataires de la pétition réclamant la déprogrammation du spectacle. Les défenseurs du spectacle argumentent en termes de « liberté d’expression artistique » et de « quiproquo » sur le message. Ses opposants dénoncent une « chosification des victimes » ne pouvant que reproduire, même involontairement, les représentations sociales racistes. Les défenseurs dénoncent même « un procès d’intention à l’artiste au motif qu’il est blanc ». Loin d’être selon nous un simple quiproquo et encore moins un procès d’intention, la polémique est un analyseur des contradictions du mouvement se réclamant de l’antiracisme.

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« Figures de la révolution africaine »

Saïd Bouamama , présente son nouveau livre « Figures de la révolution africaine »
Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara…

Longtemps regardés avec dédain par ceux qui, au cours des trois dernières décennies, décrétèrent la mort du tiers-mondisme et le triomphe du néolibéralisme, ces noms réapparaissent aujourd’hui. Avec l’atmosphère de révolte que l’on sent monter aux quatre coins du monde, ces figures majeures de la libération africaine suscitent un intérêt croissant dans les nouvelles générations.

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Black Liberation

Black Liberation d’Edouard De Laurot (1967)

Black Liberation (USA 1967, 37 min.), film documentaire d’Edouard De Laurot (ressorti en 1972 sous le titre Silent Revolution).

Ce documentaire militant est une véritable rareté, un film demeuré longtemps « introuvable » – et ce jusqu’à récemment (il a été mis en ligne sur YouTube en 2012). Bien qu’il n’ait pas été commercialisé en DVD, j’ai quand même eu l’occasion de le voir par le passé dans des festivals comme à Saint-Denis en 2009 dans le cadre de la rétrospective « Black Revolution » ainsi qu’à Aix-en-Provence à l’occasion d’une programmation autour du thème « Films, luttes et résistances » (2009) pour laquelle il m’avait été demandé d’en faire une brève présentation. Je me suis alors souvenu d’un texte que j’avais écrit dix ans auparavant pour un mini-mémoire de DEA. Un enseignant bien avisé, sachant que je travaillais sur le cinéma afro-américain, m’avait alors confié une version VHS piratée depuis une copie 16mm de ce documentaire expérimental sur lequel il ne possédait aucune information (pas même le nom du réalisateur). Je dois dire que Black Liberation m’a tout de suite emballé, notamment pour l’authenticité de son discours (j’apprendrai plus tard que Malcolm X en personne y avait apporté sa contribution) mais aussi et surtout pour sa forme étonnante, expérimentale, et tout à fait à même de relayer l’esprit du Black Power. Un film aujourd’hui disponible sur la toile (en VO) à voir à tout prix donc et dont voici une analyse approfondie.

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Black History Month. De l’esclavage aux réparations

 

 

 

La Fondation Frantz Fanon a participé à la réunion  » de l’esclavage aux réparations » dans le cadre du Black Month History, le 28 février 2014 à la salle Jean Dame à Paris.

Black History Month
De l’esclavage aux réparations
Paris, 28 février 2014
2014, treize ans après la loi du 21 mai 2001
La question des réparations, toujours d’actualité…

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De droite à gauche Doudou Diène, rapporteur spécial à l’ONU, Louis-Georges Tin, CRAN, Mireille Fanon-Mendes France, Fondation Frantz Fanon

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« Pensées d’hier pour demain »

10Seul a un sens progressiste ou non le contenu politique et économique de l’indépendanceCette nouvelle collection « Pensées d’hier pour demain » se propose d’offrir au public, jeune en particulier, de courts recueils de textes de divers-e-s actrices/acteurs qui, hier, furent au cœur de la lutte des peuples pour l’émancipation et dont, aujourd’hui, la pensée s’impose toujours comme de la plus grande actualité.

Dans son introduction Bachir Ben Barka décrit l’itinéraire intellectuel et politique de son père. Il indique, entre autres, l’autocritique, somme toute assez rare chez les militant-e-s, « il analysera dans une autocritique franche et responsable, les erreurs du mouvement national marocain durant les pourparlers d’Aix-les-Bains qui avaient préparé le retour d’exil de Mohamed V et l’indépendance du Maroc ». Il souligna aussi qu’au lendemain de l’indépendance, Mehdi Ben Barka « comprend rapidement qu’elle ne peut avoir de signification réelle que si la souveraineté et l’initiative du peuple deviennent le fondement même des nouvelles institutions du pays ». Il parle aussi de l’exil, de l’Organisation de solidarité des peuples afro-asiatiques, de la Conférence Tricontinentale, de son assassinat à Paris et « Ensuite, le scandale soulevé par ce crime d’État s’est prolongé par le scandale des raisons des États invoquées pour empêcher la vérité de voir le jour ».

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