FREEDOM & ABOLITION: POUR LA LIBERATION DE MUMIA

Nul doute que cette initiative fera date. Son succès tient à la fois à la qualité de la rétrospective sur le « dossier Mumia » et au choix de réunir plusieurs générations de participants, venus d’horizons divers, mais toutes et tous dédiés à la cause de celui qui est devenu le symbole de tous les prisonniers politiques injustement emprisonnés depuis des décennies aux Etats-Unis, que ce soit l’amérindien Leonard Peltier (75 ans dont 45 années d’incarcération) ou Russell Maroon Shoat (ancienne Panthère Noire de Philadelphie) âgé de 77 ans et atteint du Covid.

La participation d’Angela Davis et du célèbre joueur de football américain Colin Kaepernick (*) – l’occasion pour lui de demander publiquement la libération de Mumia – a donné à cette conférence une dimension médiatique exceptionnelle.

Nous portons à votre connaissance (avec un grand merci à Claude Guillaumaud-Pujol et Steve Zade pour les traductions) :

> l’intervention de Colin Kaepernick sur Prison Radio

> le compte-rendu intégral en français

> l’enregistrement intégral en version anglaise et en images sur Youtube

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Police partout, Justice complice

Lamine Moïse Bangoura, 27 ans, a été tué lors d’une visite domiciliaire à Roulers, par 8 policiers, le 7 mai 2018.
Le 26 juin 2020, la chambre de conseil de Courtrai prononce un non-lieu à l’encontre des policiers, considérant qu’il n’y a aucune raison de les poursuivre. La famille de Lamine a fait appel de cette décision et le 10 novembre dernier, la chambre des mises en accusation de Gand a décidé qu’elle statuerait le 02 février prochain d’un éventuel renvoi des policiers devant un tribunal correctionnel.

Mehdi, 17 ans, a été tué par un véhicule de police qui l’a percuté le 20 août 2019.
Mehdi, 17 ans, a été enterré le 23 août 2019.
Le 8 octobre 2020, le parquet de Bruxelles dresse un réquisitoire de non-lieu pour absence de charges suffisantes à l’encontre du conducteur du véhicule de police banalisé roulant à une centaine de km/h, sans sirène, dans une « zone 30 » du centre-ville, quand il a percuté Mehdi.

Mawda, 2 ans, a été tuée le 17 mai 2018 d’une balle de revolver dans la tête tirée par un policier lors d’une course-poursuite se déroulant dans le cadre de la chasse aux migrants instituée par le gouvernement fédéral.
Le 24 novembre, le parquet de Mons demande un an de prison avec sursis pour le policier tireur/tueur.

Adil, 19 ans, a été tué par un véhicule de police qui l’a percuté le 10 avril 2020.
Le 26 novembre 2020, le parquet de Bruxelles annonce qu’à ses yeux, il n’y a pas lieu d’inculper les policiers.

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Michel Zecler: pourquoi un tel lynchage?

PAR NORMAN AJARI

Galvanisés par la gestion autoritaire et liberticide de la crise sanitaire actuelle qui place au cœur du dispositif le contrôle social bien davantage que l’augmentation des moyens alloués à la santé, les policiers se croient aujourd’hui tout permis. Entre la façon dont la police française interagit avec les Blancs et les autres, il n’y a pas seulement une différence de degré ; il y a une différence de nature. Analyse.

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Meurtre de Mawda, 2 ans: en Belgique, un procès révélateur de la déshumanisation des migrants

Par Nejma Brahim ( Mediapart ) 26 novembre 2020

Le procès de l’affaire Mawda, du nom de cette fillette kurde tuée par balle lors d’une course-poursuite entre la police belge et un camion transportant des migrants en mai 2018, s’est tenu lundi et mardi à Mons. Un drame symptomatique des chasses à l’homme que subissent les exilés.

Mons (Belgique).– Durant deux longues journées d’audience lundi 23 et mardi 24 novembre, un agent de la police de la route belge était jugé pour homicide involontaire dans l’affaire Mawda. La fillette kurde avait été tuée par balle lors d’une course-poursuite impliquant la police et un camion transportant des migrants, dans la nuit du 16 au 17 mai 2018. Le policier avait d’abord omis de préciser qu’il avait utilisé son arme à feu, créant de nombreuses zones d’ombre au début du dossier. Deux passeurs présumés étaient par ailleurs poursuivis pour « entrave méchante à la circulation avec la circonstance aggravante de décès » et « rébellion armée ».

Après un résumé des faits mardi, l’avocat général, Ingrid Godart, a requis un an de prison avec sursis assorti d’une amende à l’encontre du policier ayant tiré le coup de feu. La défense a plaidé l’acquittement. Le procureur du roi, Christian Henry, a quant à lui requis dix ans d’emprisonnement pour l’un des passeurs qui était en état de récidive (il avait été condamné pour des faits similaires en 2016 par le tribunal correctionnel de Dunkerque) et sept ans de prison pour le second.

Lundi matin, devant le tribunal de première instance du Hainaut (division de Mons), des slogans se font entendre. Ils retentissent à plusieurs dizaines de mètres à la ronde : « Justice, Mawda ! Justice, Mawda ! », scandent les membres de plusieurs comités de soutien de la famille de l’enfant.

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Violences policières, impunité judiciaire

📢 Si l’affaire Mawda est une affaire d’Etat, c’est aussi en raison du rôle actif joué par la police (violence policière soutenue par des dispositifs organisés de chasses à l’homme) comme dans les tentatives d’étouffement des faits (coalition de fonctionnaires, versions hallucinantes du Parquet, reconstitutions indignes, etc.). Ces éléments ont été étayés par le travail du journaliste Michel Bouffioux. Le meurtre de Mawda n’est pas un cas isolé. A chaque fois, c’est d’une forme de racisme systémique qu’il s’agit. A chaque fois, les avocats, journalistes, familles, activistes ont affaire à des nœuds de mensonges, de non-dits, d’instructions bâclées, etc.

📢 Les questions que nous poserons seront donc les suivantes : Quelles sont les mécaniques de production des violences policières ? Par quels mécanismes l’impunité judiciaire se construit-elle ? Quels sont les moyens de luttes, politiques et juridiques?

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Reconstitution : Justice Pour Lamine Bangoura

« Il fait semblant d’être mort » a dit un agent de police

Ce texte est une reconstruction des deniers instants de Lamine Bangoura (Samira Atillah et Douglas De Coninck) – De Morgen, 31/10/2020

Lamine Bangoura jeune d’origine guinéenne, 27 ans, fait une carrière professionnelle de footballeur au club Brugge. C’est lui et Shannon Eeckhout qui font les buts du club de Brugge, ce qui fait de Lamine une star locale du football. Il vit à Roelers, une petite ville flamande qui est longtemps restée très fermée sur elle-même. L’installation à Roelers, ces dernières années, de familles et de personnes d’origine étrangère correspond à une percée fulgurante de l’extrême droite (le Vlaams Belang, en 2019, y est représenté à 23,9% et la N-VA à 21,8%). Du côté de Lamine, son statut de petite star s’accompagne d’épisodes de discrimination : il semblerait d’ailleurs que l’un des policiers présents au domicile de Lamine le jour où on lui ôte la vie est un policer avec lequel Lamine avait déjà rencontré des ennuis dans le passé ; des ennuis survenus à la suite d’une altercation causée par le refus de laisser entrer Lamine dans une discothèque. Le 07 mai 2018, Lamine Bangoura reçoit une visite domiciliaire destinée à l’expulser de son appartement en raison d’un retard de paiement (1.600 euros). La brutalité exercée par les policiers, ce jour-là, l’entraineront jusqu’à la mort.

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Semaine Mawda

Le procès Mawda aura lieu le 23 et 24 novembre 2020 à Mons.
⭕️L’enjeu de ce procès est la question de l’impunité des violences comises par les policiers.
⭕️Le Parquet poursuit le chauffeur présumé de la camionnette et un passeur présumé pour entrave méchante à la circulation ayant entrainé la mort et le policier pour homicide involontaire, alors qu’il a volontairement tiré vers une camionnette remplie de migrants.
⭕️Tout dans le dossier montre que l’État belge cherche à minimiser la faute du policier et à occulter sa responsabilité dans l’organisation des opérations Medusa, tout en faisant porter la responsabilité du drame sur les parents et les passeurs.
➡️Face à un tel déséquilibre entre les droits des parties, il est souhaitable que des observateurs de la société civile soient présents pour garantir aux parents un procès par une justice impartiale et indépendante.

événement Facebook :  Semaine Mawda 

Programme du Week-end #JusticePourMawda : 20, 21, 22 novembre. « Mettre fin aux violences racistes d’Etat »
Au vu de la situation sanitaire actuelle, tous les événements seront on line.

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La veuve de Jozef Chovanec craint de ne jamais connaître la vérité sur la mort de son mari

« J’ai perdu toute confiance dans les autorités belges. » C’est ce qu’a déclaré Henrieta Chovancova, la veuve de Jozef Chovanec, dans une interview en anglais, accordée à la VRT. Selon le parquet général de Mons, qui a réagi mercredi soir, « les gestes des policiers ne seraient pas la cause du décès de Jozef Chovanec ».

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Affaire Mawda : procès les 23 et 24 novembre 2020

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06.08.2020 – Affaire Mawda : procès les 23 et 24 novembre 2020

Jeudi 6 août, Mons. Devant le Tribunal une vingtaine de personnes en soutien aux parents présents se sont rassemblées pour assister à la séance introductive du procès de trois hommes impliqués dans la mort de la petite Mawda, dont le policier tireur. Il est poursuivi pour « homicide involontaire« .

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