Lettre ouverte de la famille d’Adil: «L’impunité doit cesser»

Ce samedi 10 avril 2021, cela fera un an jour pour jour qu’Adil, 19 ans, est décédé après être entré en collision avec la police à Anderlecht qui le poursuivait pour lui infliger une amende de 250 euros pour non-respect du confinement. Voici la lettre ouverte – intitulée « Adil vient de « Adl » en arabe et signifie « justice » » – que sa famille, contrainte de renoncer à organiser une marche pour lui rendre hommage, nous a fait parvenir pour marquer le coup…

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L’aide au passage n’est pas un délit!

Il faut le rappeler avec force, sans les solidarités intra-communautaires les migrants sont les proies d’opérations de persécution continues de la part de la police. Luttons contre la criminalisation de la migration et de l’aide au passage. Par le Comité Mawda – Justice et Vérité; le Groupe Montois de soutien aux Sans-Papiers; Refugee Women’s Centre; Solidarity is not a crime.

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Meurtre de Lamine Bangoura : la matrice négrophobe de la violence policière.

Par Comité de soutien Lamine Bangoura

Le fantasme de l’expulsion d’un corps noir menaçant.

Victime d’un acharnement policier hors-norme, Lamine Moïse Bangoura est mort des mains de la police de Roulers le 07 mai 2018. Les faits doivent être rappelés ; non pas pour justifier l’injustifiable mais parce qu’il convient dorénavant de comprendre les mécaniques négrophobes conduisant aux décharges de violence meurtrière qui se sont abattues sur Lamine. Lorsque la police se rend chez Lamine Bangoura, il s’agit de l’expulser de son appartement en raison d’un impayé locatif de 1.500 euros. Ils viennent exécuter un jugement. Si au début de l’opération, ils ne sont que deux agents de quartier accompagnés du huissier et du serrurier, le nombre de policiers pour évacuer Lamine Bangoura de son appartement va rapidement s’élever à huit. Une première disproportion de l’arsenal policier est en train de se construire dès ce premier moment : qu’est-ce qui justifie cette démonstration de force ?  Huit policiers pour un seul homme qui ne présente aucun danger sérieux pour l’intégrité physique des personnes en présence. Dès ce moment, il est clair que la mission d’évacuation de départ se transforme en tout autre chose. Face aux corps noirs dont chacun des gestes est interprété comme une menace, il s’agit, non plus d’une action formelle (accompagner un huissier), mais d’opérations d’intimidation et d’humiliation s’imposant dans la situation à renfort d’uniformes.

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Cher Romelu Lukaku, Et à tous les footballeurs professionnels,

         

  Bruxelles, 14 mars 2021                                                                        

« Plus Lukaku que Messi »

Pourquoi un article récemment publié par Laurence Wauters dans Le Soir au sujet de la mort de Lamine Bangoura relève du racisme auquel font face les Noirs et les Arabes en Belgique.

Cher Romelu Lukaku,

Et à tous les footballeurs professionnels,

C’est à vous frères Noirs et Arabes que nous adressons cette lettre.

Nous vous écrivons au sujet de Lamine Bangoura, ce jeune belgo-guinéen de 27 ans tué par la police à son domicile, le 07 mai 2018, pour un impayé de loyer. L’histoire de Lamine Bangoura et de sa famille est tragique et méconnue. Cette affaire mérite d’être mise en lumière et partagée un maximum.

Lamine Bangoura était footballeur comme vous, Noir comme vous. Selon les termes de Laurence Wouters, journaliste au sein de la rédaction du quotidien Le Soir, « physiquement, Lamine était plus Lukaku que Messi ».

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Morts à la frontières entre la France, la Belgique et l’Angleterre.

 #Mawda, un petit point sur la carte. Mettre fin à cette machine de mort sur nos routes, autoroutes, dans les ports, le long des voies de chemins de fer, dans la Manche, by any means necessary, par les moyens d’une commission d’enquête parlementaire ou par d’autres moyens. Nous demandons aux parlementaires de bien regarder cette carte en face, transmise par Frances Timberlake, de mesurer l’urgence et de prendre leurs responsabilités.

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Mawda : nous avons besoin d’une commission d’enquête aux compétences élargies

Vendredi 12 février 2021, lors du rendu du jugement dans la partie de l’affaire liée à l’« incident de tir », le tribunal de Mons a clairement reconnu les limites de sa saisine par rapport au cas du meurtre de Mawda.

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Commission d’ enquête Parlementaire pour Mawda

Le rendu du jugement pour ce qui concerne le volet relatif à « l’incident de tir » aura lieu le vendredi 12 février prochain à Mons. Le procès des politiques gouvernementales qui ont rendu possible ce meurtre d’Etat (Mawda a été tuée dans le cadre d’une opération #Medusa) a été solidement verrouillé tant du point de vue de la recherche des infractions et des poursuites (rôle du parquet de Mons) que du point de vue de l’instruction qui en a découlé.

En l’absence d’un procès d’Assises ainsi que par les tentatives d’inculpation de faux coupables poursuivis comme co-auteurs du meurtre (les kurdes irakiens) et l’inculpation d’un acteur policier en bout de chaîne, c’est toute la machine policière, judicaire et politique de traque aux migrants qui se trouve sans comptes à rendre, c’est-à-dire déresponsabilisée.

Nous avons de fortes craintes qu’à l’issue du 12 février prochain, médiatiquement et du point de vue des déclarations politiques, on ne referme la boîte noire des opérations Medusa.

Nous plaidons avec insistance pour l’établissement d’une commission d’enquête parlementaire pour que soit déplié toute cette chaine de commandements et de responsabilités, acteurs par acteurs, qui remonte depuis le policier qui a tué Mawda, jusqu’aux ministres de l’intérieur qui ont mis en place, entretenu et renforcé ce cadre opérationnel, en passant par les acteurs judicaires et policiers qui ont tenté de camoufler le meurtre en « accident ».

C’est pourquoi nous publions dans l’#urgence un premier extrait d’un entretien de recherche plus long qui a eu lieu au lendemain des audiences des 23 et 24 novembre 2020 avec le journaliste Michel #Bouffioux.

L’important travail d’investigation réalisé par le journaliste Michel Bouffioux pour Paris Match constitue pour le Comité des données cruciales qui lui permettent d’articuler son activisme sur une solide dynamique d’enquête. C’est donc en tout logique avec lui qui nous avons tenté d’apporter des premiers éléments de réflexion pour la mise en place de cette commission.

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FREEDOM & ABOLITION: POUR LA LIBERATION DE MUMIA

Nul doute que cette initiative fera date. Son succès tient à la fois à la qualité de la rétrospective sur le « dossier Mumia » et au choix de réunir plusieurs générations de participants, venus d’horizons divers, mais toutes et tous dédiés à la cause de celui qui est devenu le symbole de tous les prisonniers politiques injustement emprisonnés depuis des décennies aux Etats-Unis, que ce soit l’amérindien Leonard Peltier (75 ans dont 45 années d’incarcération) ou Russell Maroon Shoat (ancienne Panthère Noire de Philadelphie) âgé de 77 ans et atteint du Covid.

La participation d’Angela Davis et du célèbre joueur de football américain Colin Kaepernick (*) – l’occasion pour lui de demander publiquement la libération de Mumia – a donné à cette conférence une dimension médiatique exceptionnelle.

Nous portons à votre connaissance (avec un grand merci à Claude Guillaumaud-Pujol et Steve Zade pour les traductions) :

> l’intervention de Colin Kaepernick sur Prison Radio

> le compte-rendu intégral en français

> l’enregistrement intégral en version anglaise et en images sur Youtube

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Police partout, Justice complice

Lamine Moïse Bangoura, 27 ans, a été tué lors d’une visite domiciliaire à Roulers, par 8 policiers, le 7 mai 2018.
Le 26 juin 2020, la chambre de conseil de Courtrai prononce un non-lieu à l’encontre des policiers, considérant qu’il n’y a aucune raison de les poursuivre. La famille de Lamine a fait appel de cette décision et le 10 novembre dernier, la chambre des mises en accusation de Gand a décidé qu’elle statuerait le 02 février prochain d’un éventuel renvoi des policiers devant un tribunal correctionnel.

Mehdi, 17 ans, a été tué par un véhicule de police qui l’a percuté le 20 août 2019.
Mehdi, 17 ans, a été enterré le 23 août 2019.
Le 8 octobre 2020, le parquet de Bruxelles dresse un réquisitoire de non-lieu pour absence de charges suffisantes à l’encontre du conducteur du véhicule de police banalisé roulant à une centaine de km/h, sans sirène, dans une « zone 30 » du centre-ville, quand il a percuté Mehdi.

Mawda, 2 ans, a été tuée le 17 mai 2018 d’une balle de revolver dans la tête tirée par un policier lors d’une course-poursuite se déroulant dans le cadre de la chasse aux migrants instituée par le gouvernement fédéral.
Le 24 novembre, le parquet de Mons demande un an de prison avec sursis pour le policier tireur/tueur.

Adil, 19 ans, a été tué par un véhicule de police qui l’a percuté le 10 avril 2020.
Le 26 novembre 2020, le parquet de Bruxelles annonce qu’à ses yeux, il n’y a pas lieu d’inculper les policiers.

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Michel Zecler: pourquoi un tel lynchage?

PAR NORMAN AJARI

Galvanisés par la gestion autoritaire et liberticide de la crise sanitaire actuelle qui place au cœur du dispositif le contrôle social bien davantage que l’augmentation des moyens alloués à la santé, les policiers se croient aujourd’hui tout permis. Entre la façon dont la police française interagit avec les Blancs et les autres, il n’y a pas seulement une différence de degré ; il y a une différence de nature. Analyse.

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