Commémoration des anciens combattants de la Force Publique du Congo.

Commémoration des anciens combattants de la Force Publique du Congo.

2019 marque les 70 ans du début de la deuxième guerre mondiale mais également les 100 ans du Traité de Versailles.
Bakushinta et ses différents partenaires vous convient le lundi 11 novembre à la Cérémonie d’hommage aux anciens combattants de la Force Publique du Congo qui se tiendra de 14h à 16h sur le Square Riga

Adresse
Croisement Avenue Huart Hamoir et Eugène Demolder.
Tram 55, arrêt Helmet ; tram 93, arrêt Gare de Schaerbeek

Contact
bakushinta@gmail.com

Je tiens ici à rendre hommage à l’association Bakushinta et Georgine Anne Dibua Athapol en particulier pour le travail herculéen depuis de nombreuses années pour que chaque 11 novembre nous commémorions la mémoire des anciens combattants de la Force Publique du Congo. Grâce à Georgine, grâce à Bakushinta, grâce aux organisateurs de ces commémorations les anciens combattants de la Force Publique ne sont plus des oubliés de guerre. En effet, chaque 11 novembre, lors des commémorations officielles, les noms et la présence de ces soldats congolais sont absentés, invisibilisés, oubliés. Ils étaient des morts qui ne comptaient pas dans la mémoire nationale belge. Pourtant c’est bien les batailles de Bortaï et de Saïo et la victoire contre les forces de l’axe en Abyssinie italienne grâce à l’effort considérable de la Force publique congolaise qui constitua le tournant de la guerre et la première victoire des alliés en 1941 contre le nazisme. Pourtant, malgré la campagne des soldats congolais au Kenya, au Nigéria, en Egypte, en Palestine, en Somalie, à Madagascar, en Birmanie, au Sri Lanka, en Inde, malgré que les soldats de la Force Publique seront entraînés jusqu’en Syrie et en Irak pour le débarquement, la décision fut prise de les renvoyer au Congo.

Pour faire sentir toute la puissance raciste du déni de cette guerre et le « blanchiment » de la victoire contre le nazisme en 1945, il faut faire entendre à nouveau les mots qu’un soldat noir de la seconde guerre mondiale écrit à sa mère le 12 avril 1945, les morts de Frantz Omar Fanon : « Aujourd’hui, 12 avril. Un an que j’ai laissé Fort-de-France. Pourquoi ? Pour défendre un idéal obsolète. (…) Si je ne retournais pas, si vous appreniez un jour ma mort face à l’ennemi, consolez-vous, mais ne dites jamais : il est mort pour la belle cause. Dites : Dieu l’a rappelé à lui ; car cette fausse idéologie, bouclier des laïciens et des politiciens imbéciles, ne doit plus nous illuminer. Je me suis trompé ». L’armée hétéroclite avec laquelle Fanon espéraient libérer l’Europe et le monde du fascisme et du racisme était elle-même structurée autour d’une hiérarchie raciale, avec en haut les Européens blancs et en bas les Africains. Cette désillusion que Fanon venait d’éprouver a ouvert en lui, comme dans la conscience de biens d’autres colonisés qui combattirent alors contre le nazisme, une blessure qui n’était pas près de guérir. C’est depuis cette blessure que Césaire quittera le PCF en 1956. On en trouve la trace dans un passage du Discours sur la colonialisme (1951) que Fanon à plusieurs fois cité, passage où Césaire évoque la nécessité d’expliquer « au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle » qu’un Hitler sommeil au fond de lui et que ce qu’il ne peut pas pardonner à Hitler n’est pas ses crimes in abstracto, mais « le crime contre l’homme (blanc), (…) l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les Nègres d’Afrique ».

Commémorer en 2019 l’effort de guerre réalisé par la Force Publique Congolaise durant la seconde guerre mondiale dans une époque marquée par la persistance de la négrophobie, de l’islamophobie et de l’antisémitisme c’est rendre compte des conséquences actuelles d’une Europe blanche et coloniale qui ne put accepter d’être libérée du fascisme par des soldats noirs, qui en oublia les noms. C’est se souvenir, à travers eux, que si la dette de la Belgique à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale a été annulée par les américains s’est à cause de l’uranium des mines de Shinkolobwe (Katanga) qui extermina les populations d’Hiroshima et Nagasaki, se souvenir que la dette publique post-coloniale qui fut creusée par les belges le fut pour ne jamais avoir à rendre l’ensemble du portefeuille de la Colonie du Congo Belge au Congo indépendant (c’est-à-dire les actifs qui montait à près de 93 milliards de francs).

Soyons nombreuses et nombreux demain à nous rendre à 14H au Square Riga à Schaerbeek pour commémorer l’effort de la Force Publique Congolaise.

Martin Vander Elst

Les Héros naissent là où ils ne sont pas oubliés


NOS HÉROS, NOS ETOILES

LES SOLDATS DE LA FORCE PUBLIQUE DU CONGO
Les héros naissent là où ils ne sont pas oubliés, là où ils sont célébrés
HONNEUR AUX BRAVES

Transmettre notre histoire, notre mémoire aux nouvelles générations en vue de mieux comprendre notre histoire contemporaine. Donner des modèles, des motifs de fierté à nos jeunes issus de l’immigration afin de faciliter l’inclusion de tous dans notre société belge, européenne et mondiale.
C’est dans ce cadre qu’en ces années des commémorations du centenaire de la première guerre mondiale et particulièrement en cette année du centième anniversaire de la prise de Tabora par la Force Publique du Congo, nous vous convions à la commémoration que nous organisons le 11 novembre 2016 à 14h.
Tabora, capitale de guerre de l’Afrique orientale allemande
Vous avez été toujours plus nombreux durant toutes ces années à venir honorer de votre présence cet hommage rendu à ces vaillants soldats de la Force Publique.
Cette année encore, nous vous attendons devant le monument dédié aux campagnes d’Afrique de la Force Publique sise Square Riga dans la commune de Schaerbeek.
Adresse: croisement des avenues Huart Hamoir et Eugène Demolder

Tram 55, arrêt Helmet
Tram 92: arrêt Gare de Schaerbeek
Bus 59: arrêt Huart Hamoir

Contact:0476902675
Tout soutien à l’organisation peut être versé sur le
Compte: BE15 0004 3392 2830 au nom de BAKUSHINTA
mention »Force Publique »

N’hésitez pas à partager cette publication sur vos réseaux sociaux.

Spread the love

Laisser un commentaire