Contre le racisme d’État et les violences policières
Nous, migrant.e-s chassé.e-s, torturé.e-s, traumatisé.e-s, persécuté.e-s par l’État et le système des frontières ;
Nous, habitant.e-s des quartiers populaires harcelé.e-s et humilié.e-s au quotidien par les forces de police et ciblé-e-s par le racisme d’État ;
Nous marcherons ensemble, contre le racisme d’État et les violences policières.
Dimanche 17 mars 2019 à Bruxelles. ( Avenue Stalingrad au niveau du Mégaphone )
« Quartiers Populaires » et Gilets Jaunes : mêmes galères même combat ?
Trop d’choses nous séparent, on n’a pas la même vie
Dès le départ, on n’a pas la même vie
Pourquoi tu m’compares, on n’a pas la même vie
Ne me juge pas, on n’a pas la même vieYoussoupha
Depuis deux mois, la France connaît une période d’effervescence sociale avec des pics de tensions chaque samedi et alors que l’exécutif espérait un essoufflement du mouvement, nous constatons plutôt qu’il gagne en détermination. Dans le même temps les écrits portant sur cet événement, d’ores et déjà historique, se multiplient, qu’ils soient journalistiques, militants ou bien universitaires. La raison principale à ce florilège d’articles est que le mouvement interroge tout le monde par sa forme innovante et insaisissable. Il est difficile de définir ce que sont les Gilets Jaunes (GJ), l’hétérogénéité des profils et des revendications étant accentuée par des différences entre les zones de mobilisations. Nous pouvons toutefois avancer que les Gilets Jaunes sont principalement des Gilets Blancs, autant dans leur composition sociale que dans leurs revendications ainsi que dans leurs modes d’expression et d’action. Si des non-Blancs ont pu endosser un gilet jaune (nous pouvons penser à Priscilla Ludosky ou à Abdelaziz Righi), ils sont loin de se mobiliser massivement. Les Indigènes, en tant que catégorie sociale de même que leurs revendications spécifiques sont absents.
Comment décoloniser nos universités ?
Des crânes de Congolais sont conservés à l’Université libre de Bruxelles[1], ils sont issus de la conquête coloniale, extorqués pour certains à l’occasion des violences corporelles infligées par des Belges aux populations congolaises.
Les récents débats sur la restitution des biens culturels et des restes humains ont amené l’ULB à organiser une conférence sur le sujet le 15 février 2019. En tant que membres de la diaspora africaine, voici les raisons nous ayant poussé.es à refuser l’invitation à y participer.
Antisémitisme: pas d’amalgame avec les Gilets Jaunes
Tout le monde sait – ou devrait savoir – que les valeurs ne sont jamais définitivement acquises et qu’il faut rester sur la brèche, prêt à les défendre. Cela semble à nouveau le cas dans ce qui secoue une fois encore une (petite) partie de la société française, sauf que c’est toujours la même…
En effet, samedi dernier, Mr. Finkielkraut a récidivé. Comme au moment des ‘Nuits debout’, par ce qui ne me semble pas être un hasard, il est allé se promener au cœur du mouvement des ‘Gilets Jaunes’. Telle une provocation dont il savait bien ce qu’elle risquait d’engendrer comme réaction à son encontre de la part de manifestants.
Lui qui n’a de cesse avec quelques voyous dans son genre, de dénigrer tout ce qui n’est pas bleu, blanc, rouge, et bouscule sa caste. Lui qui n’a de cesse de s’abriter derrière un antisémitisme fantasmé, convoqué en fonction des circonstances, mais qui cache mal son sionisme avéré. Lui qui n’a de cesse d’exacerber les tensions entre communautés. Ses éructations dans les médias l’illustrent en suffisance et il convient de rappeler que cet ‘agité du bocal’ déclarait en 2005 dans les colonnes du journal israélien Haaretz – sans que cela suscite alors de tollé médiatique – que « la France mérite notre haine » !
Quoi d’étonnant que cet histrion à qui l’on déroule le tapis rouge dans les médias français – mais on sait aussi à quels milliardaires ces derniers appartiennent – s’en prenne plein la tronche dès lors qu’il va au-devant de ceux qu’il n’a de cesse de mépriser et d’insulter tout au long de ses interventions? Pourtant, à bien regarder les images de cette confrontation, à aucun moment il ne semble effrayé. Au contraire, il paraît sourire de ce qui lui arrive, trop content sans doute d’avoir fait mouche…
En vérité, s’il est un racisme profond, chevillé dans les esprits, qui coule dans les veines de certains psychopathes, c’est le sionisme. Trompe-l’œil élaboré, paravent commode derrière lequel se cachent toutes celles et ceux qui n’ont fondamentalement pas réglé leur problème de racisme conscient ou inconscient, empêtrés dans leurs amalgames grossiers. Et qui se situent au niveau politique tant à droite qu’à gauche… quand celle-ci ne l’est plus depuis longtemps déjà.
Malcolm X – Une vie de réinventions (1925-1965) – La mort arrive à son heure
À l’occasion de l’anniversaire de la mort du dirigeant africain-américain Malcolm X, assassiné le 21 février 1965, nous attirons votre attention sur la seule biographie disponible en français, publiée aux éditions Syllepse. Écrite par un historien de renom, prix Pulitzer 2010, cette biographie a acquis un statut de référence incontournable.
Devenu une icône de la culture populaire africaine-américaine et plus largement de la culture populaire et révolutionnaire dans de nombreux pays, la vie et le parcours politique de Malcolm X restent paradoxalement très mal connus, principalement au travers de son autobiographie écrite dans des conditions très controversées. C’est ce vide que vient combler cette biographie de Malcolm X. Fruit d’années de recherches dans les archives du FBI, d’entretiens avec les innombrables personnages qui l’ont accompagné ou croisé, ce livre, écrit par un grand historien africain-américain, apporte un éclairage inédit sur les vies de Malcolm X, des rues de Harlem à sa mort brutale.
Nous vous communiquons à cette occasion un extrait de cet ouvrage sur les circonstances de son assassinat le 21 février 1965, que nous vous proposons de publier si vous le souhaitez.
Les Editions Syllepse
Huey P. Newton, Le suicide révolutionnaire

Huey P. Newton, Le suicide révolutionnaire, 2018, Paris, Premiers Matins de Novembre Éditions, 340 pages, 18 €.
Un billet de Frédéric Thomas
Le suicide révolutionnaire constitue l’autobiographie du co-fondateur (avec Bobby Seale) et leader du Black Panther Party, Huey P. Newton (1942-1989), qui en fut le « ministre de la Défense ». C’est également un essai théorique où l’auteur éclaire les choix stratégiques du mouvement. Et, enfin, une sorte de livre de formation. Le titre, étrange à première vue, renvoie à un positionnement éthique (à acquérir) dans la lutte révolutionnaire :
« Mais avant de mourir, la question est de savoir comment vivre. (…) Le suicide révolutionnaire ne signifie pas que moi et mes camarades désirons mourir, cela signifie exactement le contraire. Nous ressentons un tel désir de vivre avec espoir et dignité qu’une existence qui en serait dénuée nous est impossible » (p. 24).
Comme le fait remarquer avec raison, dans la préface, Amzat Boukari-Yabara, cette conception a des affinités avec « ce que le leader bissau-guinéen et cap-verdien Amilcar Cabral appelait le « suicide de classe » : rendre la « petite bourgeoisie révolutionnaire […] capable de se suicider comme classe pour ressusciter comme travailleurs révolutionnaires » » (p. 7).
Grandir, lire et se battre
Non à l’ingérence impérialiste au Venezuela !
Bruxelles Panthères réaffirme son soutien et sa solidarité au peuple vénézuélien face aux ingérences permanentes des impérialismes du Nord sur son pays et sa trajectoire politique. Notre solidarité s’adressera toujours aux peuples en lutte pour la prise en main de leur Destin, et contre toutes les tutelles coloniales, d’où qu’elles viennent.
Caracas, ce 2 février. Depuis des mois on n’avait vu une telle affluence populaire à un meeting bolivarien. Pendant ce temps dans les beaux quartiers, les rassemblements de la droite, moins nombreux, diffusaient l’hymne états-unien, déployaient des drapeaux US et d’Israël sur leur podium principal, applaudissant avec une certaine excitation à l’idée d’un débarquement des marines dans leur pays. Devinez pourquoi, depuis vingt ans, les médias ne vous montrent que les marches de la droite et jamais les manifestations chavistes ?
Lire le rapport complet du Comite P Mawda
Les conclusions de l’enquête du Comité P sur la mort de la petite Mawda ont été discutées ce matin au Parlement. Dans une séance à huis clos présidée par Siegfried Bracke, le député N-VA.
Dans son rapport de 59 pages le comité P adresse aux parlementaires une série de dix recommandations, notamment sur les tactiques d’intervention en cas de poursuite et dans ce cadre l’usage des armes à feu.