Réaction de Bruxelles Panthères aux propos de Rima Hassan

À celles et ceux qui nous interpellent, nous attaquent, nous caricaturent,
à celles et ceux qui voudraient transformer la critique en blasphème politique,
à celles et ceux qui exigent l’alignement automatique plutôt que la pensée autonome, À celles et ceux qui nous interpellent, nous jugent, nous somment de nous taire,

Cette lettre est volontairement longue. Parce que le moment l’exige. Parce que le bruit médiatique écrase la nuance. Parce que les procès d’intention remplacent trop vite l’analyse. Parce que notre parole a été commentée, déformée, instrumentalisée — mais rarement lue avec rigueur.

La tempête déclenchée par la réaction de Bruxelles Panthères aux propos de Rima Hassan n’est pas un accident. Elle est un test. Un test de loyauté exigée. Un test d’alignement. Un test d’obéissance symbolique. Et surtout, un test de hiérarchie : qui a le droit de critiquer qui — et depuis quelle position raciale, politique et spirituelle.

Bruxelles Panthères écrit sans détour, sans diplomatie cosmétique, sans recherche d’approbation. Bruxelles Panthères écrit depuis un lieu politique clair : un engagement antiraciste, anti-impérialiste, anticolonial, et enraciné dans une conscience musulmane assumée. Bruxelles Panthères n’est pas neutre. Il n’a jamais prétendu l’être. Et c’est précisément ce qui dérange.

Ce qui dérange ne tient pas seulement au contenu de la critique. Ce qui dérange, c’est que cette critique ne demande pas la permission. Elle ne s’excuse pas d’exister. Elle ne cherche pas l’aval de la gauche institutionnelle, ni celui des figures médiatiques validées par les appareils politiques dominants.

Et cela — pour certains — est insupportable.

La réaction de Bruxelles Panthères aux propos de Rima Hassan sur les chiffres de massacres attribués à l’Iran a déclenché une tempête. Nous assumons entièrement notre publication. Nous assumons la critique. Nous assumons ses conséquences. Et nous assumons aussi ce qu’elle révèle : un besoin profond, chez certains secteurs militants, de discipliner la parole antiraciste autonome lorsqu’elle ne s’aligne pas parfaitement sur une ligne partisane ou émotionnelle.

Notre position est simple, cohérente, constante : vigilance radicale face aux récits de guerre produits par les puissances dominantes et leurs relais médiatiques. Refus de l’alignement automatique. Refus de la hiérarchie raciale des victimes. Refus de l’instrumentalisation des droits humains pour préparer des consentements militaires. Et oui — parole assumée depuis une position antiraciste, anti-impérialiste, antisioniste et musulmane.

Ce positionnement dérange — non parce qu’il serait incohérent — mais parce qu’il échappe à la tutelle.

La séquence politique ouverte par la polémique autour des propos de Rima Hassan et la réaction de Bruxelles Panthères n’est pas un simple “clash” militant de plus. Elle agit comme un révélateur. Révélateur des fractures au sein des gauches européennes, révélateur des hiérarchies morales implicites dans les indignations médiatiques, révélateur surtout des lignes raciales et géopolitiques qui structurent la légitimité — ou l’illégitimité — de la parole politique quand elle émane d’organisations antiracistes radicales.

Ce qui est en jeu dépasse de loin une querelle de chiffres, une divergence d’analyse sur l’Iran, ou une maladresse communicationnelle. Ce qui se joue, c’est la police symbolique du discours autorisé : qui peut critiquer qui, depuis quelle position, avec quels mots, et au bénéfice de quel ordre international.

Nous allons donc clarifier. Posément. Historiquement. Politiquement. Moralement.

Soutenir Rima Hassan — mais jamais aveuglément

Commençons par un point clair : nous avons soutenu Rima Hassan. Nous reconnaissons son travail, son courage, son rôle dans la mise en lumière des crimes commis contre les Palestiniens. Nous continuerons à la soutenir lorsqu’elle défend le droit et la dignité du peuple palestinien.

Mais le soutien politique n’est pas l’idolâtrie. La solidarité n’est pas la suspension de l’esprit critique. L’alliance n’est pas la soumission intellectuelle.

Dire qu’une personne — quelle que soit son origine, son parcours ou son engagement — commet une erreur d’analyse ou de communication n’est pas une attaque identitaire. Ce n’est pas une trahison. C’est une pratique politique normale dans toute tradition critique sérieuse.

Ce n’est pas parce qu’une voix est palestinienne qu’elle devient infaillible. Ce n’est pas parce qu’un mouvement est le “moins pire” dans un paysage politique qu’il devient au-dessus de toute critique. Ce n’est pas parce qu’une figure incarne une espérance qu’elle doit être sanctuarisée.

Nous soutenons. Nous respectons. Nous débattons. Nous ne sacralisons pas.

Notre désaccord porte sur un point précis : la reprise de chiffres extrêmes produits dans un contexte de guerre informationnelle impliquant des intérêts impériaux majeurs, sans mise à distance méthodologique suffisante.

Ce n’est pas une attaque personnelle.
Ce n’est pas une rupture politique.
C’est une divergence d’analyse.

Nous ne sommes pas une dépendance organisationnelle.
Nous ne sommes pas une antenne locale d’une gauche blanche institutionnelle.
Nous ne sommes pas une réserve d’appoint militant.

L’autonomie n’est pas une posture. C’est une condition de vérité.

La question précise : les chiffres d’atrocités en contexte de guerre informationnelle

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Notre critique portait sur un point précis : la reprise de chiffres extrêmes de massacres dans un contexte de confrontation géopolitique impliquant des puissances impériales et leurs relais médiatiques.

Dans tous les conflits géopolitiques majeurs, la bataille ne porte pas seulement sur le terrain militaire — elle se joue aussi sur le terrain symbolique. Les chiffres de victimes, les récits de massacres, les images d’atrocités circulent comme des armes politiques. Ils produisent des effets moraux immédiats : sidération, empathie, colère, demande d’intervention.

Notre position s’enracine dans une mémoire historique précise : celle des fabrications d’atrocités utilisées pour fabriquer le consentement aux guerres.

Notre position est constante, tous terrains confondus :
quand des chiffres spectaculaires d’atrocités émergent dans un contexte de tension internationale, ils doivent être interrogés, recoupés, vérifiés par des sources indépendantes multiples.

Cette règle, nous l’avons appliquée pour :
— le Venezuela
— l’Irak
— la Libye
— la Syrie
— l’Afghanistan
— et aujourd’hui l’Iran

Cohérence méthodologique. Pas géométrie variable.

Cette posture n’est pas du négationnisme des souffrances : c’est une critique de la chaîne de production de l’information en situation de conflit, surtout quand elle concerne des États désignés comme ennemis stratégiques de l’Occident.

Refuser l’automatisme émotionnel n’est pas nier les souffrances réelles. C’est refuser que l’émotion serve d’accélérateur à des agendas d’ingérence ou de changement de régime.

Mémoire des fabrications de guerre : ce que l’histoire nous a appris

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Notre prudence ne tombe pas du ciel. Elle est issue d’une mémoire politique documentée[1].

Ce qui frappe dans chaque nouvelle crise géopolitique, c’est l’oubli. On nous demande de réagir comme si rien de comparable n’avait jamais eu lieu. Comme si les appareils d’État, les machines de communication stratégique, les dispositifs de guerre psychologique n’avaient jamais menti. Comme si la propagande de guerre était une invention marginale et non une composante structurelle des conflits modernes.

Guerre du Golfe (1990) : Lors de la première guerre du Golfe (1990), un témoignage devenu célèbre — celui d’une jeune fille affirmant que des soldats irakiens avaient arraché des bébés de leurs couveuses — a bouleversé l’opinion publique internationale. Ce récit a été massivement relayé pour justifier l’intervention militaire. Il a ensuite été établi que ce témoignage avait été orchestré par une agence de relations publiques mandatée par le gouvernement koweïtien, et que la témoin était la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington. Les travaux d’enquête journalistique[2] et académique ont largement documenté cette manipulation.

Irak (2003) : Avant l’invasion de l’Irak en 2003, les armes de destruction massive ont été présentées comme une certitude. Des dossiers, des cartes, des discours solennels, des preuves brandies devant les institutions internationales[3]. Nous savons ce qu’il en est advenu. Des millions de morts, un État détruit, une région déstabilisée — et aucune arme trouvée.

Afghanistan : instrumentalisation répétée du thème du “sauvetage des femmes” pour légitimer une intervention militaire longue — sans transformation structurelle durable de leurs conditions de vie[4].

Ces précédents sont étudiés en sciences politiques, en communication de guerre, en sociologie des médias. Ils montrent une structure récurrente :
choc moral → amplification → simplification → légitimation d’intervention.

La question n’est donc pas : “les atrocités existent-elles ?”
La question est : “comment sont-elles sélectionnées, racontées, hiérarchisées, utilisées ?”

Gaza et la bataille des récits

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Depuis octobre 2023, des récits extrêmement choquants ont circulé concernant certaines atrocités : bébés décapités[5], nourrissons brûlés, violences sexuelles systématiques. Plusieurs de ces affirmations ont ensuite été contestées, nuancées ou partiellement démenties par des enquêtes journalistiques ultérieures[6]. D’autres allégations font toujours l’objet d’investigations indépendantes, avec des conclusions complexes et non univoques.

Le point politique central n’est pas de nier la violence d’un événement — elle est réelle, tragique, condamnable — mais de rappeler que la première version diffusée en contexte de guerre est souvent la plus spectaculaire et la moins vérifiée. Or cette première version produit l’effet politique principal : justification morale, alignement émotionnel, suspension de l’esprit critique.

Pendant que ces récits initiaux occupaient tout l’espace médiatique, des dizaines de milliers de civils à Gaza étaient tués sous les bombes, des infrastructures vitales détruites, des familles entières effacées. Et là — soudain — la prudence méthodologique devenait extrême, la vérification interminable, la qualification juridique contestée.

Cette asymétrie de crédibilité n’est pas accidentelle. Elle est étudiée dans les travaux sur le cadrage médiatique des conflits et la hiérarchie des victimes.

C’est dans ce contexte que nous posons la question :
pourquoi suspendre toute prudence critique dès que le récit va dans le sens des intérêts géopolitiques dominants — mais l’exiger mille fois lorsqu’il concerne les victimes de ces mêmes intérêts ?

Ce que la polémique révèle : la tolérance limitée à l’antiracisme autonome

La violence des réactions contre Bruxelles Panthères enseigne autre chose :
beaucoup acceptent l’antiracisme lorsqu’il est pédagogique, symbolique, encadré.
Beaucoup le rejettent lorsqu’il est autonome, structuré, indiscipliné.

Nous avons été attaqués bien avant cette controverse : procédures, menaces, campagnes de délégitimation. Silence large à ce moment-là. Aujourd’hui, soudain, indignation coordonnée.

Ce décalage parle.

Bruxelles Panthères n’est pas une succursale de partis.
Pas une antenne de communication.
Pas une réserve militante mobilisable à la demande.

Nous parlons en notre nom. Selon notre grille d’analyse. Selon notre cohérence.

L’exigence implicite d’alignement est une forme de tutelle. Or l’antiracisme politique refuse la tutelle.

Indignation sélective et hiérarchie raciale de la compassion

Un autre point central soulevé par votre position concerne la distribution inégale de l’empathie. Toutes les souffrances ne reçoivent pas le même traitement médiatique ni militant. Ce phénomène a été conceptualisé par plusieurs auteurs comme une hiérarchie raciale de la compassion.

Judith Butler[7] parle de “vies pleurables” et de “vies non pleurables” : certaines morts provoquent immédiatement un consensus compassionnel, d’autres restent périphériques, contestées, relativisées. Les travaux postcoloniaux et critiques de la race ont prolongé cette analyse en montrant que la reconnaissance de la souffrance est liée à la position géopolitique et raciale des populations concernées.

Dans l’espace européen, de nombreuses études ont documenté la sous-visibilisation des violences structurelles subies par les populations musulmanes : discriminations à l’emploi, restrictions vestimentaires, contrôles policiers, violences d’État, politiques de suspicion collective. Ces réalités provoquent rarement la même mobilisation que certaines causes internationales jugées compatibles avec l’agenda géopolitique dominant.

La question posée est donc légitime dans le débat intellectuel : pourquoi certaines souffrances musulmanes sont-elles intensément médiatisées quand elles peuvent servir un récit d’intervention, mais marginalisées quand elles mettent en cause des politiques occidentales ?

Féminisme instrumentalisé et angles morts sélectifs

Nous observons aussi une constante : l’indignation féministe sélective en contexte géopolitique. Certaines souffrances féminines sont immédiatement mobilisées pour justifier des postures d’ingérence. D’autres — notamment celles des femmes musulmanes en Europe — restent marginalisées : discriminations, interdictions professionnelles liées au voile, harcèlement institutionnel, violences policières, précarisation administrative.

Nous refusons également l’instrumentalisation permanente des droits des femmes comme levier de légitimation des pressions impériales. L’histoire récente — Afghanistan, Irak, Libye — a montré comment le langage du sauvetage humanitaire mène à des catastrophes géopolitiques durables. Défendre les droits des femmes ne peut pas devenir un slogan sélectif à géométrie stratégique. Sinon, ce n’est plus un principe — c’est un outil.

Notre position est cohérente : nous nous opposons aux interventions impériales, aux changements de régime imposés, aux diabolisation unilatérales servant de prélude aux offensives militaires. Cette cohérence vaut pour l’Amérique latine, pour le Moyen-Orient, pour toute région transformée en échiquier des puissances impérialistes.

Cette sélectivité est analysée dans la littérature critique sur le “féminisme impérial” et le “féminisme civilisationnel” : l’usage des droits des femmes comme levier moral dans des conflits internationaux, sans cohérence locale.

Aujourd’hui, la question que nous posons est simple : pourquoi devrions-nous suspendre toute vigilance critique lorsque les mêmes appareils politico-médiatiques produisent des chiffres spectaculaires concernant un État désigné comme adversaire civilisationnel — en l’occurrence l’Iran ?

Qu’est-ce qui a changé dans la structure de la guerre informationnelle ? Rien.

Les États n’ont pas cessé d’avoir des intérêts. Les alliances n’ont pas cessé d’orienter les récits. Les médias dominants ne sont pas devenus soudainement neutres. Les services de communication stratégique n’ont pas disparu. La propagande n’a pas été abolie.

La seule chose qu’on exige de nous — c’est d’y croire sans discuter.

La question politique n’est donc pas “faut-il défendre les droits des femmes en Iran ?” — mais : qui parle, depuis où, avec quelles conséquences géopolitiques concrètes ?

La cohérence morale ne peut pas être à géométrie variable.

Sur l’Iran, l’ingérence et la souveraineté

Notre position est simple : nous nous opposons aux logiques d’intervention impériale et de changement de régime piloté de l’extérieur — quel que soit le pays ciblé.

Nous avons tenu cette ligne pour le Venezuela.
Nous la tenons pour l’Iran.
Nous la tiendrons pour tout État menacé d’ingérence.

Critiquer une instrumentalisation médiatique ne signifie pas valider un régime. Cela signifie refuser que la diabolisation prépare la guerre.

Foi, éthique et position située

Oui, nous sommes musulmans. Oui, nous parlons depuis une éthique musulmane assumée.
Oui, cela structure notre éthique politique. Oui, cela implique une solidarité prioritaire envers les populations ciblées par des logiques impériales et racistes.
Oui, la défense des populations musulmanes ciblées par des logiques impériales fait partie de notre boussole morale.

Cela ne signifie pas l’aveuglement.
Cela signifie la vigilance face aux campagnes de diabolisation.
Cela signifie le refus de servir de relais involontaire à des stratégies d’ingérence.

Notre horizon moral n’est pas l’approbation partisane.
Il est la cohérence, la dignité, et la responsabilité spirituelle telle que nous la comprenons.

Notre boussole n’est pas la respectabilité médiatique.
Notre boussole n’est pas l’approbation partisane.
Notre boussole est la cohérence morale.

Une règle décoloniale simple : on combat l’Empire depuis l’Empire.

Frantz Fanon l’avait déjà formulé sans détour : « L’Europe est littéralement la création du tiers monde ».
Autrement dit : le Nord ne peut pas être analysé indépendamment du Sud qu’il pille, contrôle et restructure depuis des siècles.

Dès lors, une règle politique élémentaire s’impose à toute personne issue du Sud vivant en Europe : notre terrain de lutte est icinotre adversaire principal est ici,
nos responsabilités sont ici.

Lutter contre le racisme, le sionisme, l’impérialisme, la domination blanche occidentale depuis Bruxelles, ce n’est pas un choix moral abstrait, c’est une cohérence politique minimale.

C’est ici que se prennent les décisions :

  • sanctions sélectives,
  • accords commerciaux asymétriques,
  • politiques migratoires meurtrières,
  • soutien militaire, diplomatique et idéologique à Israël,
  • blanchiment juridique des crimes coloniaux.

Ce que nous devons faire — et seulement cela

Les militants antiracistes et décoloniaux vivant en Europe ont une seule tâche historique claire :

  • combattre leur propre impérialisme,
  • affronter leur propre suprématie blanche,
  • désorganiser leurs propres États, institutions, récits nationaux,
  • attaquer leurs propres complicités avec Israël.

Rien de plus.
Rien de moins.

Laisser le Sud global gérer ses contradictions politiques internes.
Cesser le paternalisme inversé.
Arrêter de projeter nos fantasmes révolutionnaires sur des peuples qui vivent sous contrainte.

Comme le disait Aimé Césaire, « une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ».

Notre civilisation européenne est celle-là.
C’est ici qu’il faut taper. Fort. Juste. Sans trembler.

Décoloniser, c’est aussi savoir se taire

Décoloniser, ce n’est pas parler plus fort que les autres.
Ce n’est pas expliquer le Sud depuis le Nord.
Ce n’est pas être « plus radical » que ceux qui vivent sous les bombes ou sous la dictature.

Décoloniser, c’est assumer sa position, ses privilèges relatifs, et ses responsabilités politiques.
C’est ne pas être plus français que les Français, plus européens que l’Europe elle-même.
C’est refuser que Bruxelles, Paris ou Berlin restent le centre invisible du monde militant.

En tant que personne vivant dans le Nord, je n’ai pas à sauver le Sud.
J’ai à désarmer l’Empire là où je vis.

Et rien d’autre.

Conclusion : soutien, critique, autonomie

Nous continuerons à soutenir Rima Hassan quand c’est nécessaire.
Nous continuerons à critiquer lorsqu’une erreur politique est commise.
Nous continuerons à refuser l’alignement automatique — qu’il vienne de partis, de figures, ou de courants militants.

La loyauté n’est pas le silence.
La solidarité n’est pas la censure interne.
La dignité n’est pas la discipline imposée.

Nous parlons debout.
Sans tutelle.
Sans permission.
Sans aveuglement.

[1] Désinformation à répétition. (2013, octobre). Le Monde Diplomatique. https://www.monde-diplomatique.fr/2013/10/A/49695

[2] Patrick Cohen et Dimitri Queffelec (2024, Septembre). VIDEO. Comment les Etats-Unis ont menti pour légitimer la guerre du Golfe en 1990. Franceinfo. https://www.franceinfo.fr/societe/affaire/video-comment-les-etats-unis-ont-menti-pour-legitimer-la-guerre-du-golfe-en-1990_6786007.html

[3] Patrice Gélinet (2022, Mars). PODCAST. Les infox de l’Histoire : “Irak 2003, un mensonge pour une guerre.” Franceinfo. https://www.franceinfo.fr/replay-radio/les-infox-de-l-histoire/irak-2003-un-mensonge-pour-une-guerre_4990702.html

[4] Yao, D. Sauver les femmes afghanes : une instrumentalisation occidentale | Articles | La Converse. https://www.laconverse.com/articles/sauver-les-femmes-afghanes-une-instrumentalisation-occidentale

[5] Arrêt sur images. https://www.arretsurimages.net/chroniques/obsessions/sur-les-40-bebes-decapites-de-kfar-aza

[6] Mee. (2023, Décembre). Guerre Israël-Palestine : de fausses informations ont été fournies par des responsables et bénévoles israéliens sur les crimes commis le 7 octobre. Middle East Eye Édition Française. https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/guerre-israel-palestine-fausses-informations-crimes-hamas-7-octobre

[7] Les temps qui restent | La pleurabilité du vivant (1/3). Les Temps Qui Restent. https://lestempsquirestent.org/fr/numeros/numero-4/la-pleurabilite-du-vivant-1-3

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