À celles et ceux qui nous interpellent, nous attaquent, nous caricaturent,
à celles et ceux qui voudraient transformer la critique en blasphème politique,
à celles et ceux qui exigent l’alignement automatique plutôt que la pensée autonome, À celles et ceux qui nous interpellent, nous jugent, nous somment de nous taire,
Cette lettre est volontairement longue. Parce que le moment l’exige. Parce que le bruit médiatique écrase la nuance. Parce que les procès d’intention remplacent trop vite l’analyse. Parce que notre parole a été commentée, déformée, instrumentalisée — mais rarement lue avec rigueur.
La tempête déclenchée par la réaction de Bruxelles Panthères aux propos de Rima Hassan n’est pas un accident. Elle est un test. Un test de loyauté exigée. Un test d’alignement. Un test d’obéissance symbolique. Et surtout, un test de hiérarchie : qui a le droit de critiquer qui — et depuis quelle position raciale, politique et spirituelle.