Réaction de Bruxelles Panthères aux propos de Rima Hassan

À celles et ceux qui nous interpellent, nous attaquent, nous caricaturent,
à celles et ceux qui voudraient transformer la critique en blasphème politique,
à celles et ceux qui exigent l’alignement automatique plutôt que la pensée autonome, À celles et ceux qui nous interpellent, nous jugent, nous somment de nous taire,

Cette lettre est volontairement longue. Parce que le moment l’exige. Parce que le bruit médiatique écrase la nuance. Parce que les procès d’intention remplacent trop vite l’analyse. Parce que notre parole a été commentée, déformée, instrumentalisée — mais rarement lue avec rigueur.

La tempête déclenchée par la réaction de Bruxelles Panthères aux propos de Rima Hassan n’est pas un accident. Elle est un test. Un test de loyauté exigée. Un test d’alignement. Un test d’obéissance symbolique. Et surtout, un test de hiérarchie : qui a le droit de critiquer qui — et depuis quelle position raciale, politique et spirituelle.

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De la mer aux campus : la Palestine nous libère ! Nouvelles depuis le Royaume de Belgique.

Le campus de l’Université libre de Bruxelles est à nouveau secoué par les mouvements de solidarité pour la Palestine et contre le génocide à Gaza1. La Faculté de droit et de criminologie, a décidé, à la suite d’un vote, de nommer sa promotion Rima Hassan. Ce choix n’a pas laissé indifférente la classe politique et institutionnelle, de l’extrême droite à ce qu’on pourrait encore appeler le centre-gauche, révélant une fois de plus le continuum réactionnaire omniprésent depuis trois ans. Car il faut le dire clairement : la Belgique est un État complice du génocide à Gaza. Ses accords militaires, sécuritaires et économiques avec Israël — qu’il s’agisse des contrats d’armement, de la coopération policière ou de la technologie sécuritaire — nourrissent directement l’occupation et le massacre. Ce n’est pas une complicité abstraite : c’est une complicité matérielle, inscrite dans les décisions des gouvernements successifs, dans le silence complice des partis, et dans les institutions universitaires elles-mêmes, liées à des entreprises actives dans la colonisation.

C’est là que se révèle la réalité du racisme d’État et de la suprématie blanche institutionnelle qui structurent la société belge : des universités aux rédactions, des tribunaux aux parlements. Le débat autour du nom de la promotion Rima Hassan agit comme un miroir grossissant de ce système. Quoi qu’en disent celles et ceux qui aboient avec les maîtres — de la presse nationale aux profils Facebook de personnalités médiatiques — ce choix fait événement et illustre encore une fois « ce que la Palestine nous fait ».

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