“Jim Crow” se porte bien, il règne en maître en Israël

“Jim Crow” se porte bien, il règne en maître en Israël Stanley L Cohen Pendant des années, Israël nous a vendu – et nous, aux États-Unis nous étions de bons clients – son slogan à bon marché prétendant être “la seule démocratie” au Moyen-Orient. Il est entouré de paroles qui sonnent agréablement et qui, quelle que … Lire la suite“Jim Crow” se porte bien, il règne en maître en Israël

Un racisme post-colonial

Pierre TEVANIAN & Said BOUAMAMA À l’heure où toute la droite française se scandalise de la reconnaissance, par un candidat à l’élection présidentielle, de l’évident caractère criminel de la colonisation, une reconnaissance pourtant assortie immédiatement d’un « oui mais », à l’heure aussi où les violences policières commises majoritairement contre des descendants de colonisés parviennent enfin sur … Lire la suiteUn racisme post-colonial

Introduction de l’ouvrage de Michelle Alexander : La couleur de la justice

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse Introduction1 Jarvious Cotton ne peut pas voter. Comme son père, son grand-père, son arrière-grand-père et son arrière-arrière-grand-père, on lui a refusé le droit de participer à notre démocratie électorale. L’arbre généalogique de la famille Cotton résume l’histoire de plusieurs générations de Noirs nés aux États-Unis mais à qui on … Lire la suiteIntroduction de l’ouvrage de Michelle Alexander : La couleur de la justice

Interview : Françoise Vergès, « Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme »

L’historienne réunionnaise Françoise Vergès publie « Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme », un essai passionnant sur la gestion politique de la natalité dans les Outre-mer et ses conséquences dans les années 60 et 70, à partir du cas emblématique de La Réunion. Ce nouvel essai de l’auteure retrace une page souvent occultée de l’histoire de … Lire la suiteInterview : Françoise Vergès, « Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme »

Visages de l’islamophobie.

 Première partie. Un article de Ramón Grosfoguel,  traduit par Matchikh Issam et Thibaut Rouchon. Relecture Claude Rougier et Philippe Colin. Tout débat sur l’islamophobie contemporaine doit partir d’une réflexion sur la cartographie du pouvoir global tel qu’elle existe depuis 522 ans. Si nous comprenons le « système monde moderne » comme un système exclusivement organisé autour de … Lire la suiteVisages de l’islamophobie.

Mâle décolonisation

Mâle décolonisation de Todd Shepard Une lecture genrée de la Guerre d’Algérie Publié le 23 mars 2017 Le dimanche 5 mars 2017, la librairie parisienne « Les Mots à la bouche » recevait  l’historien nord-américain Todd Shepard à l’occasion de la publication de son livre Mâle décolonisation aux éditions Payot & Rivages. Cette rencontre animée par le libraire … Lire la suiteMâle décolonisation

Contre le racisme et l’État policier

Par Angela Davis, universitaire et militante politique , Ramon Grosfoguel, sociologue , David Harvey, géographe , Kristin Ross, essayiste, professeur de littérature , Bhaskar Sunkara, fondateur et directeur de publication de «Jacobin Magazine» , Keeanga-Yamahtta Taylor, écrivaine et Immanuel Wallerstein, sociologue — 18 mars 2017 à 10:51 Rassemblement pour protester contre les violences policières et … Lire la suiteContre le racisme et l’État policier

L’appel des 200 pour un moratoire sur les prisons

Appel pour un moratoire sur la construction de nouvelles prisons en Belgique 2017

 

Deux cents citoyens et quatorze organisations lancent l’« Appel pour un moratoire sur la construction de nouvelles prisons en Belgique », au moment même où le gouvernement bruxellois décide de délivrer les autorisations pour la mégaprison de Haren. La mobilisation continue contre ce projet extrêmement controversé et élaboré dans une complète opacité. Le gouvernement fédéral poursuit le développement de son « masterplan III » qui prévoit la construction de huit nouvelles prisons.

Cet appel témoigne de la préoccupation croissante sur le sens de la peine d’enfermement, le sort qui est fait aux détenus en Belgique, l’état de la Justice et le rôle de la prison dans nos sociétés. Le désastre carcéral qui sévit en Belgique depuis des décennies ne peut plus être accepté. Construire de nouvelles prisons n’est pas la solution :

  • Cela ne résout pas le problème de la surpopulation carcérale car plus on construit de prisons, plus on les remplit.
  • Cela ne réduit pas la criminalité et n’améliore pas la sécurité. En Belgique le taux de récidive flirte avec les 50%. La prison organise l’exclusion et la désocialisation des milliers de personnes qui y passent.
  • Cela coûte extrêmement cher : en moyenne de 50 000 à 70 000 euros par an pour maintenir une personne en cellule. Soit près de deux fois le coût d’un emploi faiblement qualifié. Il s’agit de choisir entre État pénal et État social.

Certains pays européens, comme les Pays-Bas, ont compris que le tournant punitif et répressif des années 70-80 s’est avéré négatif et ils ferment des prisons. En Belgique, les gouvernements fédéral et régionaux n’ont pas pris la mesure de la situation. Ils poursuivent la même fuite en avant, plongeant la politique carcérale belge dans une impasse et aggravant à la fois l’affaiblissement de la Justice par son tarissement budgétaire et l’exclusion sociale de milliers de familles.

Les 200 citoyens, parmi lesquels de nombreux professeurs d’université, des travailleurs sociaux en milieu carcéral et associatifs, et les 14 organisations signataires demandent que soit décidé sans plus attendre un moratoire sur la construction de nouvelles prisons en Belgique. Ils appellent également à l’organisation d’États généraux citoyens de la prison, pour sortir du désastre carcéral en cours.

L’appel belge se joint ainsi à un mouvement européen naissant :

L’appel est publié sur le site de l’Observatoire de Haren : http://www.harenobservatory.net.

Bruxelles : larmes de crocodile pour les victimes

Bruxelles : larmes de crocodile pour les victimes Par Nadine ROSA-ROSSO           En ces jours de commémoration, certaines larmes pour les victimes ne peuvent que susciter la colère. Près d’un an après les attentats de Bruxelles, les victimes en étaient toujours réduites à mener leur combat pour recevoir le soutien financier, administratif … Lire la suiteBruxelles : larmes de crocodile pour les victimes

Interview de Nils Andersson

« Des crimes de guerre en Algérie? Il y en a eu », nous raconte Nils Andersson dans une interview de 16 minutes. 
Nils Andersson, né en 1933 à Lausanne d’un père suédois et d’une mère française, était « porteur de valises », une petite minorité de Français qui apportaient une aide concrète au Front de Libération Nationale FLN algérien: aider des militants FLN dans leur déplacements en France, louer un appartement, transporter des valises d’argent pour financer la guerre d’indépendance, aider à des évasions de prison, … 
Ses ouvrages liés à la cause algérienne étaient censurés ou interdits en France, notamment ses rapports avec les réseaux Jeanson et Curiel. La France lui ferme la porte pendant de nombreuses années et en 1966, son engagement dans l’édition militante amène même son expulsion de Suisse. Il habite actuellement à Paris et milite toujours. Il collabore au Monde Diplomatique, Politis, L’Humanité, Les Temps Modernes, …
Interview: Chris Den Hond pour Investig’Action

Pour aller plus loin, lire aussi :
– L’interview de Nils Andersson réalisée par Alex Anfruns : Du colonialisme français à la Troïka, une longue histoire de luttes