Ce militant autochtone et prisonnier politique amérindien, a été libéré le 18 février après 49 ans d’incarcération. « Je suis enfin libre ! Ils m’ont emprisonné, mais ils n’ont jamais pris mon esprit ! » a déclaré Leonard Peltier à sa sortie de prison. Ajoutant « Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu dans le monde entier et qui se sont battus pour ma libération. Je rentre enfin chez moi. J’ai hâte de revoir mes amis, ma famille et ma communauté. C’est une belle journée aujourd’hui ». Leonard a rejoint sa tribu indienne Chippewa de Turtle Mountain et résidera sur ses terres dans le Dakota du Nord.
Déclaration de Leonard Peltier pour la 24ème commémoration du 48ème anniversaire de la bataille à Oglagla en 1975

« Free Political Prisoner Leonard Peltier ».
Il y a une semaine, l’activiste amérindien Leonard Peltier décrivait ses conditions de détention comme une « chambre de torture » …
1955-2018 : D’un Bandung à l’autre l’urgence de faire front.
Avec Angela Davis, Aminata Traoré, Fred Hampton Jr, Mountadhar Al Zaidi et Elie Domota, sous le parrainage de Mumia Abu Jamal et Léonard Peltier, une conférence internationale, dite Bandung du Nord, accueillera des délégations d’activistes issus des immigrations postcoloniales de tous les pays occidentaux, du 4 au 6 mai, à la Bourse du Travail de Saint-Denis.
1955. En présence de Nasser, Soekarno, Zhu Enlai, Nehru, N’Krumah…, 29 pays d’Afrique et d’Asie tiennent la première conférence internationale des pays nouvellement décolonisés. Auto-baptisé « non-aligné », « ce tiers-monde ignoré, exploité, méprisé » veut peser dans les affaires du monde. Au-delà du bilan contestable et contesté de leur évolution, ces pays ont inauguré, dans l’après-guerre, un moment fondateur : celui d’un Sud qui s’organise contre le colonialisme, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes contre l’impérialisme, en dehors de l’affrontement bloc contre bloc (Etats-Unis/Urss) qui domine cette période.