Les accusatrices de Tariq Ramadan vont-elles se transformer en accusées ?

Ce dossier regroupe un ensemble de faits sur les plaignantes accusant Tariq Ramadan de viol. De nombreuses enquêtes à charge ont été faites dans la presse. La justice et les médias ne peuvent respirer qu’avec deux poumons. Nous rétablissons ici la balance. Enquête.

Les éléments d’incohérences et de zones d’ombre sur les profils, les actes et les contacts de chacune doivent être pris en compte et relevés pour pouvoir s’interroger sur cette affaire. La majorité des médias français se sont occupés de la culpabilité médiatique de Tariq Ramadan et peu concernant les plaignantes. Nous retranscrivons ici tous les faits énumérés par les médias mais aussi par les plaignantes elles-mêmes.

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Pour la régularisation immédiate et définitive de la famille Shawri

Pour que la famille de la petite Mawda puisse rester près du corps de leur enfant assassiné par la police belge !

Wij eisen dat de ouders en het broertje van Mawda dicht bij de begraafplaats van hun kind kunnen blijven !

The family of Mawda must be allowed to stay in the country where their
child, who was killed by the Belgian police, was buried!

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عريضة من أجل منح أوراق الإقامة البلجيكية لعائلة مودة حيث قتلت على يد الشرطة المحلية وسيوارى جثمانها الثرى يوم الأربعاء.

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Une seule solution, la régularisation de tous les sans-papiers.

« Dans le mouvement migratoire que nous vivons depuis 2015, c’est dans les villes et au niveau des villes que se pose la question de l’accueil ou du non-accueil. Mais qui est « la ville » ? Est-ce la mairie ? Les habitants ? »
Entre accueil et rejet : Ce que les villes font aux migrants Le passager clandestin / Bibliothèque des frontières, Lyon 2018

 

Un élan de solidarité sans précédent a vu le jour au Parc Maximilien où l’aide humanitaire et le respect de la dignité humaine semble être les lignes directrices du mouvement.

Chaque soir, ce sont des centaines d’exilés qui attendent Gare du Nord à Bruxelles qu’un des nombreux « chauffeurs » les conduisent dans une des nombreuses familles d’« hébergeurs » à Bruxelles ou ailleurs. Se met ainsi en place une longue chaîne de solidarité citoyenne qui force l’admiration.

Ces exilés ont traversé déserts, mers, frontières, camps… Ils ont été déshumanisés, maltraités, parfois même torturés. Ils sont sur la route depuis plusieurs années.

Certains sont partis enfants et certains le sont encore…

En arrivant dans des familles d’hébergement, pour la plupart, c’est la première fois depuis trop longtemps qu’ils peuvent tout simplement dormir en se sentant en sécurité.

Toutes ces familles qui accueillent ces personnes exilées, manifestent de la solidarité envers elles et semblent vouloir construire le monde de demain.

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« Présumé coupable » est la norme légale appliquée aux Arabes et aux musulmans.


La nouvelle présence des musulmans, ainsi que la visibilité de la tenue vestimentaire des musulmanes portant le foulard, a exacerbé les craintes du retour du religieux forcément opposé aux femmes, à leur statut et à leur autonomie. Si, durant le moyen âge, de la renaissance jusqu’au XVIII e siècle, on avait entretenu l’idée que l’islam et les musulmans avaient un goût particulier pour la sensualité et la licence sexuelle, à l’image de l’univers oriental stéréotypé des mille et une nuits, voilà que les colonisations et l’époque postcoloniale nous offrent l’image exactement opposé d’une religion fruste, rigide, opposé aux corps des femmes et aux plaisirs. Dans les deux séquences historiques, on remarquera que l’islam est toujours dessiné sous les traits de l’autre, du différent, de l’antithèse. L’occident chrétien conservateur dessine un islam licencieux et permissif ; l’occident moderne et libre s’offre la caricature d’un islam de l’interdit et de l’oppression sexuelle.

Mon intime conviction de Tariq Ramadan – Tariq Ramadan

 

Voilà maintenant plus de cents jours que le Professeur Tariq Ramadan, l’un des intellectuels musulmans les plus influents d’Europe, est placé en détention provisoire et en isolement à la prison de Fleury-Mérogis, en France, suite aux accusations de viols de deux femmes puis d’une troisième, ce qu’il nie totalement depuis le premier jour.

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Coordination Semira Adamu 2018

Le 22 septembre 1998, lors d’une sixième tentative d’expulsion, Semira Adamu a été tuée, étouffée à l’aide d’un coussin par des gendarmes qui agissaient conformément aux techniques d’expulsion définies par l’État.

Demandeuse d’asile déboutée, Semira avait vingt ans. Depuis le centre 127 bis où elle était enfermée, Semira jouait le rôle de lanceuse d’alerte pour le Collectif contre les expulsions : elle témoignait du fonctionnement de ces prisons et informait des dates d’expulsions de ses codétenu.e.s.

Semira incarnait, à sa manière, la lutte des femmes pour leur dignité et la résistance aux politiques d’asile et de migration inhumaines. L’État s’est appliqué à la faire taire.

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Bandung du Nord : vers une Internationale décoloniale. Entretien avec Sandew Hira

Sandew Hira est le coordinateur du réseau décolonial international (DIN) et le directeur de l’International Institute for Scientific Research (IISR) de La Haye (Pays-Bas). L’IISR est une organisation membre du DIN, qui s’attache à mener des recherches autour de la décolonisation de l’esprit. Sandew Hira dirige avec Stephen Small et Arzu Merali une collection de livres chez Amrit Publishers : « Decolonizing the Mind ».

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1955-2018 : D’un Bandung à l’autre l’urgence de faire front.

Avec Angela Davis, Aminata Traoré, Fred Hampton Jr, Mountadhar Al Zaidi et Elie Domota, sous le parrainage de Mumia Abu Jamal et Léonard Peltier, une conférence internationale, dite Bandung du Nord, accueillera des délégations d’activistes issus des immigrations postcoloniales de tous les pays occidentaux, du 4 au 6 mai, à la Bourse du Travail de Saint-Denis.

1955. En présence de Nasser, Soekarno, Zhu Enlai, Nehru, N’Krumah…, 29 pays d’Afrique et d’Asie tiennent la première conférence internationale des pays nouvellement décolonisés. Auto-baptisé « non-aligné », « ce tiers-monde ignoré, exploité, méprisé » veut peser dans les affaires du monde. Au-delà du bilan contestable et contesté de leur évolution, ces pays ont inauguré, dans l’après-guerre, un moment fondateur : celui d’un Sud qui s’organise contre le colonialisme, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes contre l’impérialisme, en dehors de l’affrontement bloc contre bloc (Etats-Unis/Urss) qui domine cette période.

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L’Algérie face aux tortionnaires français par Frantz Fanon

Texte de Frantz Fanon publié dans El Moudjahid, N° 10, septembre 1957

La Révolution algérienne, par l’inspiration profondément humaine qui l’anime et son culte passionné de la liberté, procède depuis trois ans à la destruction méthodique d’un certain nombre de mystifications.

Certes, la Révolution algérienne restitue ses droits à l’existence nationale. Certes, elle témoigne de la volonté du peuple. Mais l’intérêt et la valeur de notre Révolution résident dans le message dont elle est porteuse.

Les pratiques authentiquement monstrueuses qui sont apparues depuis le 1er novembre 1954 étonnent surtout par leur généralisation… En réalité, l’attitude des troupes françaises en Algérie se situe dans une structure de domination policière, de racisme systématique, de déshumanisation poursuivie de façon rationnelle. La torture est inhérente à l’ensemble colonialiste.

La Révolution algérienne, en se proposant la libération du territoire national, vise, et la mort de cet ensemble, et l’élaboration d’une société nouvelle. L’indépendance de l’Algérie n’est pas seulement fin du colonialisme mais disparition, dans cette partie du monde, d’un germe de gangrène et d’une source d’épidémie.

La libération du territoire national algérien est une défaite pour le racisme et l’exploitation de l’homme ; elle inaugure le règne inconditionnel de la Justice.

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Rencontre avec Norman Ajari, « Dignité et mort sociale noires. Du navire négrier à Damso ».

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Utopies de la libération : Houria Bouteldja à propos du féminisme, de l’antisémitisme, et des politiques de décolonisation

Utopies de la libération : Houria Bouteldja à propos du féminisme, de l’antisémitisme, et des politiques de décolonisation

De Ben Ratskoff

Le 5 avril 2018

En mai 1943, l’écrivaine surréaliste noire et militante Suzanne Césaire a demandé des rations de papier au gouvernement de Vichy, en temps de guerre, administrant la Martinique. Elle avait besoin de ce papier pour imprimer le prochain numéro de Tropiques, un journal consacré à l’intersection du Surréalisme et des politiques anticolonialistes dans les Caraïbes. Le gouvernement a refusé sa demande. Dans une vertigineuse démonstration de double discours, les collaborateurs du régime Nazi ont affirmé que le journal de Césaire était trop raciste et sectaire, dans son engagement assumé pour la négritude, et dans sa révolte littéraire contre la civilisation française. Il est à la fois troublant et éclairant de trouver un discours quasi-identique entourant la publication récente d’Houria Bouteldja, Les blancs, les juifs et nous : vers une politique de l’amour révolutionnaire. A la sortie du livre en France en 2016, un véritable lynchage s’est produit dans les médias. La pensée unique des intellectuels Français, de droite comme de gauche, s’est précipitée pour discipliner cette femme Arabe qui avait osé démystifier le conte de fée que la France se raconte à elle-même. De bien laids qualificatifs lui ont été attribués : Bouteldja était donc une raciste antiraciste ! Une néo-nazie ! Une homophobe ! Pas grand-chose n’a changé depuis la requête de Césaire pour les rations de papier en Martinique.

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