Contre le racisme d’État et les violences policières

Nous, migrant.e-s chassé.e-s, torturé.e-s, traumatisé.e-s, persécuté.e-s par l’État et le système des frontières ;

Nous, habitant.e-s des quartiers populaires harcelé.e-s et humilié.e-s au quotidien par les forces de police et ciblé-e-s par le racisme d’État ;

Nous marcherons ensemble, contre le racisme d’État et les violences policières.

Dimanche 17 mars 2019 à Bruxelles. ( Avenue Stalingrad au niveau du Mégaphone )

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Antisémitisme: pas d’amalgame avec les Gilets Jaunes

Source: Externe

Tout le monde sait – ou devrait savoir – que les valeurs ne sont jamais définitivement acquises et qu’il faut rester sur la brèche, prêt à les défendre. Cela semble à nouveau le cas dans ce qui secoue une fois encore une (petite) partie de la société française, sauf que c’est toujours la même…

 

En effet, samedi dernier, Mr. Finkielkraut a récidivé. Comme au moment des ‘Nuits debout’, par ce qui ne me semble pas être un hasard, il est allé se promener au cœur du mouvement des ‘Gilets Jaunes’. Telle une provocation dont il savait bien ce qu’elle risquait d’engendrer comme réaction à son encontre de la part de manifestants.

Lui qui n’a de cesse avec quelques voyous dans son genre, de dénigrer tout ce qui n’est pas bleu, blanc, rouge, et bouscule sa caste. Lui qui n’a de cesse de s’abriter derrière un antisémitisme fantasmé, convoqué en fonction des circonstances, mais qui cache mal son sionisme avéré. Lui qui n’a de cesse d’exacerber les tensions entre communautés. Ses éructations dans les médias l’illustrent en suffisance et il convient de rappeler que cet ‘agité du bocal’ déclarait en 2005 dans les colonnes du journal israélien Haaretz – sans que cela suscite alors de tollé médiatique – que « la France mérite notre haine » !

Quoi d’étonnant que cet histrion à qui l’on déroule le tapis rouge dans les médias français – mais on sait aussi à quels milliardaires ces derniers appartiennent – s’en prenne plein la tronche dès lors qu’il va au-devant de ceux qu’il n’a de cesse de mépriser et d’insulter tout au long de ses interventions? Pourtant, à bien regarder les images de cette confrontation, à aucun moment il ne semble effrayé. Au contraire, il paraît sourire de ce qui lui arrive, trop content sans doute d’avoir fait mouche…

En vérité, s’il est un racisme profond, chevillé dans les esprits, qui coule dans les veines de certains psychopathes, c’est le sionisme. Trompe-l’œil élaboré, paravent commode derrière lequel se cachent toutes celles et ceux qui n’ont fondamentalement pas réglé leur problème de racisme conscient ou inconscient, empêtrés dans leurs amalgames grossiers. Et qui se situent au niveau politique tant à droite qu’à gauche… quand celle-ci ne l’est plus depuis longtemps déjà.

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Ali Aarrass, martyrisé, porte-drapeau pour l’égalité des binationaux

Pendant les dernières dix années de son calvaire carcéral, de la prison Botafuegos à Algeciras en Espagne jusqu’à la prison de Salé II et de Tiflit II au Maroc, Ali Aarrass est resté un homme digne, un homme debout. Si l’objectif était de le mettre à genoux, de l’effacer, de le faire plier sous la torture, par la violence et l’isolement total, ce fut raté.
Par sa persévérance, ses grèves de la faim, ses témoignages contre la torture, ses actions devant les justices belge, espagnole et marocaine, il a été et est toujours le moteur d’un large mouvement pour l’égalité et la justice.
De 2014 jusqu’à ce jour, Ali Aarrass a attaqué devant les tribunaux le non-respect des conventions internationales sur les droits de l’homme dans son affaire et la discrimination et le racisme d’État contre les citoyens binationaux belgo-marocains. Du fond de sa cellule, il a non seulement défié la Belgique, le Maroc et l’Espagne, mais aussi la peur, la soumission et le fatalisme qui règnent parmi nous, qui nous trouvons en liberté. En écrivant ces lignes, je me dis que, s’il y a une personne en Belgique qui mérite le prix de la défense des droits de l’homme, c’est bien Ali Aarrass.

Par Luk Vervaet,

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11 janvier 2019, dix-sept ans de non-droit à Guantanamo

ll y a 17 ans, le 11 janvier 2002, une base militaire américaine à Cuba fut transformée en la prison la plus controversée au monde.

Cette prison, à Guantanamo Bay, fut établie géographiquement hors du territoire des États-Unis, dans une zone coloniale. Le but était de bien montrer au monde entier que l’état de droit ou les conventions humanitaires internationales ou nationales ne s’y appliqueraient pas.

Depuis 2002, 779 terroristes présumés y ont été détenus dans le cadre de la Global War on Terror (GWT) que les USA ont déchaînée après les attentats du 11 septembre 2001. La grande majorité de ces 779 détenus – suspects d’appartenir à Al-Qaeda ou aux Talibans- ont été arrêtés, achetés à un prix de 5 000 dollars en moyenne ou kidnappés après l’attaque américaine contre l’Afghanistan. L’enfermement de ces prisonniers enchaînés, aux yeux bandés, à genoux, dans leur costume orange, au sein de cages d’acier, entourés de chiens et de soldats américains, devait être la démonstration de la force de l’Occident et le témoin de la capacité d’humiliation de l’ennemi par le vainqueur dans la Global War on Terror.

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Eunuque et violeur : le devenir homme Indigène en Occident

Ce texte est une version annotée de l’intervention tenue au Bandung du Nord dans le cadre du Forum sur les effets du racisme sur les féminités et les masculinités opprimées, le 6 mai 2018.

Dans ces 15 minutes, mon propos ne pourra être qu’incomplet, péremptoire, fait de postures et de provocations. Mais peut-être est-ce là le point de départ d’une critique indigène, à défaut d’être tout à fait décoloniale.

Après tout, nous Indigènes du Nord, sommes réputés ne pas être authentiques. L’authenticité est en Afrique, elle est en Irak, elle est en Asie, et surtout elle est dans le passé. Elle est enfouie sous les décombres de Tenochtitlan et dans le vent des plaines de l’Ouest, entre les collines de Safâ et Marwah, et sous le sable qui a enfoui le Sphinx, jusqu’à ce que l’homme blanc le redécouvre pour nous. Nous ne sommes que des versions frelatées, métissées, corrompues de ce que nous sommes « vraiment », et l’homme blanc est encore aujourd’hui le maton de cette essence.

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Collectif Rosa Parks Belgique – Avec nous ou rien

#AvecNousOuRien ✊🏾

Grande Marche contre la Hogra et le Racisme d’État.

Le 1er décembre, nous marcherons pour exiger Égalité et Dignité pour toutes et tous !

Rendez-vous à 14h devant la statue du Roi génocidaire Léopold II à la place du Trône, à Bruxelles.

Collectif Rosa Parks Belgique.

Le constat est sans appel : nous sommes de plus en plus exposés aux discriminations systémiques, à la répression et aux violences policières, aux humiliations et à une précarisation généralisée.

Nous, Noirs, Arabes, Rroms, musulmans, issus de l’immigration postcoloniale, identifiés comme des non-Blancs, sommes les cibles prioritaires d’un racisme structurel qui, depuis plusieurs décennies, poursuit sa marche funeste en se déployant à tous les niveaux de la société.

 Au mieux, nous sommes des « citoyens refoulés » ; au pire, se développe et s’affirme un véritable « racisme d’État » s’exprimant sous diverses formes et contenant en germe les principes-mêmes de la guerre civile. Contre cette gestion raciale des populations sous-tendue par un appareil politico-médiatique complice qui ne peut que provoquer la dislocation du lien social, nous appelons l’ensemble de celles et ceux qui se reconnaissent dans ce « Nous politique » antiraciste à se mobiliser.

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Marcher sur un fil et ne jamais tomber : stratégie pour un féminisme décolonial

Ce texte est une version enrichie de l’intervention tenue oralement au Bandung du Nord, le 6 mai 2018 à la Bourse du Travail de Saint-Denis et à Penser l’émancipation, le 14 septembre 2017.

Bonjour à toutes et à tous,

Avant toute chose, je voudrais exprimer ici l’honneur qui est le mien de participer à un événement politique d’une telle envergure.

Je voudrais également préciser que je n’interviens pas ici en tant qu’individu ni même simplement en tant que femme, mais en tant que membre d’une organisation politique décoloniale qui développe depuis plus d’une décennie une réflexion théorique et stratégique soutenue par un projet politique clairement identifié. Cette organisation, c’est le Parti des Indigènes de la République. Je précise, enfin, que la durée de mon intervention étant très limitée, je vais devoir grassement résumer et peut-être appauvrir un peu la complexité de ce que voudrais défendre ici. Il y a quelques mois, c’est ici, sur cette même estrade que j’ai été invitée à intervenir dans une plénière intitulée « Féminisme et Révolutions » dans le cadre du colloque Penser l’émancipation.

Lors de cette séance, certains s’en souviendront sans doute, j’ai commencé par cette déclaration un tantinet insolente : « je ne suis pas féministe. »

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Dans l’incandescence des luttes, Fanon brûlant d’actualité

Dans Fanon, hier et aujourd’hui, le documentaire de Hassan Mezine, le réalisateur réussit à faire sortir Franz Fanon du musée et des cérémonies de commémoration creuses pour le restituer aux hommes et aux femmes en quête d’émancipation.
2018-10-10
Marwan Andalousi

Journaliste Algérien

Le documentaire Fanon, hier et aujourd’hui, réalisé par Hassan Mezine, est une stimulante contribution à la résurrection cinématographique d’un immense combattant pour la liberté des peuples. Un Moudjahid de la pensée en action que les idéologues dogmatiques ont largement ignoré et que les propagandistes de droite n’ont eu de cesse de diaboliser. Frantz Fanon, figure emblématique des luttes anticoloniales, celui-là même que les universités néocoloniales éludent entre silence aigre et embaumement perfide, réapparait dans ce film dans toute sa pertinence politique, dans toute son urgence. Le fils de la Martinique et l’Algérien, l’internationaliste Fanon revient parmi nous comme dans un songe pour rappeler que l’aliénation est l’instrument le plus redoutable de la domination, que la colonialité est une continuité criminelle et que la dignité est inséparable de la liberté.

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Les Beaufs et les Barbares : sortir du dilemme

Je voudrais avant toute chose rendre hommage à un absent, Sadri Khiari, l’un des principaux théoriciens du PIR qui est retourné en Tunisie, faute de papiers et qui aurait dû être des nôtres. Je le dis avec d’autant plus de force qu’il n’est jamais cité par la plupart de celles et ceux qui se disent décoloniaux et encore moins par les universitaires. J’estime en effet son apport incontournable pour tout militant réellement décolonial.

Je commence avec une question directe : Indigènes de France, sommes-nous progressistes ? Sommes-nous progressistes comme nous rêvent ceux qu’on nous présente comme nos alliés naturels, la gauche ? Sommes-nous anticapitalistes, féministes, écologistes, pour le droits des homosexuels ou encore favorables à l’accueil des migrants ? Bref, sommes-nous des gens bien selon les critères de la gauche ? D’abord spontanément, j’aurais tendance à répondre que non. Ce n’est pas un « non » intemporel, ou définitif. C’est un « non » conjoncturel. Et pour le dire autrement, un « non » complexe. D’abord, pour ne pas tomber dans une quelconque forme d’essentialisme, je dirais que nous ne sommes pas un corps figé et homogène et qu’à ce titre on pourrait même répondre un « oui » partiel si on voulait considérer les membres de ce groupes, les indigènes, comme des unités autonomes et indépendantes.

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Communiqué de presse de la Coordination des sans-papiers de Belgique

La coordination des Sans Papiers a rédigé un cahier des recommandations par et pour eux-mêmes en vue des prochaines élections, à différents niveaux de compétences. Ci-dessous le texte de leurs revendications à l’attention des  candidats.

Pour la première fois sans doute, nous, sans-papiers, avons réalisé nous-mêmes une vaste enquête qualitative sur notre situation de sans-papiers en Belgique. Dans le cadre des élections communales d’octobre 2018, la Coordination des sans-papiers de Belgique présente les conclusions de l’enquête et dresse une liste de recommandations pour améliorer nos conditions de vie de sans-papiers à l’échelle communale. #communales2018 #Bruxelles

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