Samedi 29 octobre à Bruxelles, tous à la Marche pour le retour et la libération de la Palestine !

Le mouvement palestinien, arabe et international Masar Badil organise une Marche pour le retour et la libération de la Palestine le samedi 29 octobre à Bruxelles en Belgique. Cette manifestation défilera dans les rues de la capitale européenne afin de renforcer la solidarité avec le peuple palestinien et sa résistance, une cause anticolonialiste et antiraciste qui a plus que jamais besoin de la solidarité de tou·te·s.

Le Mouvement Citoyen Palestine, Bruxelles Panthères et de nombreuses organisations de France, de Belgique et d’ailleurs soutiennent cette initiative et appellent à y participer en portant ses revendications :

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40 ans après le massacre de Sabra et Chatila : la résistance continue pour le retour et la libération

Le 16 septembre 2022 marque le 40e anniversaire des abominables massacres de Sabra et Chatila, qui ont coûté la vie à des milliers de Palestiniens et de Libanais, dans le summum de l’alliance criminelle de l’impérialisme américain, du sionisme et des forces ultra-réactionnaires arabes. Aujourd’hui, nous nous souvenons des martyrs et leur rendons hommage, et nous demandons que justice soit faite et que les coupables rendent des comptes, une véritable justice qui ne peut venir qu’avec la libération de la Palestine, de la mer au Jourdain.

A l’occasion de cet anniversaire, nous republions une version légèrement modifiée de notre déclaration antérieure sur les massacres de Sabra et Chatila, la Nakba continue, mais la résistance et la lutte révolutionnaire pour la libération et le retour aussi :

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Colloque international : Thomas Sankara et le développement

Ouagadougou du 26 au 28 juillet 2022

Thomas SANKARA et le refus du remboursement de la dette extérieure des Etats africains : Vision légitime ou responsabilité inassumée ? Cas du Burkina Faso.

 

 

 

 

 

 Résumé :

Cette contribution renforce l’actualité sur le bien fondé du refus du remboursement de la dette africaine à partir de l’appel historique de Thomas Sankara, le 29 juillet 1987 à Addis-Abeba, invitant ses pairs chefs d’États à constituer un front uni contre le remboursement de celle-ci. La résurrection d’un tel débat intervient dans un contexte où 12 pays africains sont à haut risque de surendettement et 9 pays en suspension de paiement, mais ce sont des pays loin d’être ceux auxquels l’on pourrait penser.

Les débats ont permis, dans le cadre de cette recherche, de mettre en lumière toutes les formes d’exploitation, d’accords économiques, de pillage des ressources naturelles, de fuite de capitaux dont l’Afrique est victime. La fuite des capitaux la maintient dans un déficit budgétaire structurel dont la conséquence est le recours à l’endettement continue. Pourquoi devrait-elle utiliser des sommes importantes chaque année pour assurer le service d’une dette illégitime et illégale hypothéquant ainsi son développement économique et social ?

Summary/Abstract :

This contribution reinforces the topicality of the refusal of the repayment of the African debt from the historic call of Thomas Sankara on July 29, 1987 in Addis Ababa, inviting his fellow heads of state to form a united front against the repayment of the latter. The resurrection of such a debate comes in a context where 12 African countries are at high risk of debt distress and 9 countries are in suspension of payment, but these are far from being the countries one might think.

The debates have allowed us to highlight all the forms of exploitation, economic agreements, plundering of natural resources and capital flight of which Africa is a victim. The flight of capital maintains it in a structural budget deficit whose consequence is the recourse to continuous indebtedness. Why should it use large sums of money each year to service an illegitimate and illegal debt, thus mortgaging its economic and social development ?

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Marche vers Bruxelles : Plus aucun décès en raison de la migration ni aux frontières ! Des droits pour toutes et tous !

Les frontières de l’Europe tuent.

Plus de 28 000 personnes sont mortes depuis 2014 en essayant de rejoindre l’Europe ou de franchir ses frontières intérieures, 49 000 depuis 1993. Elles viennent d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient et disparaissent surtout en Méditerranée et dans l’Atlantique, mais aussi dans les Balkans, dans les Alpes, dans la Manche, dans la Bidassoa au pied des Pyrénées et dans d’autres zones frontalières.

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Entretien avec Houria Bouteldja : “La décolonisation du monde est devant nous et les forces à combattre sont colossales”

Houria Bouteldja a accepté un entretien ( pour « Du Racisme Social en Europe – et par extension dans le monde. » ). Vous trouvez ci-dessous questions et réponses. Elle est une référence constante et du monde décolonial et de tout un arc extrémiste, dont les membres actifs la détestent. Parce qu’elle est la Lénine des Décoloniaux. Ce qui est impressionnant, c’est que, face à leur rage, et ce n’est même pas une métaphore, tant certains ont la bave aux lèvres quand ils l’évoquent, elle reste calme, froide – clinique et pas clanique. La concernant, il faut faire un choix : ou faire comme l’ex-chroniqueur de BFMTV, Thomas Guénolé, qui, dans l’émission “Ce soir ou jamais”, a fait référence à son livre “Les blancs, les juifs et nous”, soit, sans en comprendre le sens, soit en citant des extraits de manière tronquée, ou, au contraire, la lire et l’écouter, ce qui garantit de se vacciner contre les interprétations/réductions, frelatées, stupides ou dégueulasses. C’est l’une des raisons de cet entretien : inciter, chacune, chacun, à avoir un accès direct, personnel, par la lecture ou l’audition, sans le filtre d’un média explicitement (ou non) réactionnaire. Dont nous sommes bombardés, pollués. Remerciements à Houria pour avoir pris le temps de cet entretien.

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La matrice coloniale de la frontière maroco-espagnole : Ceuta & Melilla

Massacre raciste à la frontière de Melilla

par Elsa Tyszler

Le 24 juin 2022, des ressortissant·e·s d’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est ont tenté de franchir les barrières de l’enclave espagnole de Melilla[1]. La violence de la répression opérée par les garde-frontières espagnols et marocains en charge d’empêcher ces entrées a provoqué la mort d’au moins 37 personnes et plus de 300 blessés[2]

Ce massacre est une nouvelle manifestation de la guerre qui est menée aux migrant·e·s racisé·e·s noir·e·s depuis trois décennies aux frontières maroco-espagnoles, où l’Europe – et en particulier ici l’Espagne – délègue aux autorités marocaines la fonction de repousser les personnes cherchant à migrer et accorde pour cette défense de la frontière européenne un véritable permis de tuer. 

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« L’assassinat de Rwagasore est presque un copié-collé de celui de Lumumba »

Entretien · Tous deux héros des indépendances en Afrique centrale, Patrice Lumumba et Louis Rwagasore ont été tués à quelques mois d’intervalle en 1961. L’historien Ludo De Witte avait déjà prouvé l’implication de la Belgique dans le meurtre du Premier ministre congolais. Avec son dernier livre, il démontre la complicité du royaume dans celui du leader burundais.

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Les massacres racistes et l’impunité doivent cesser aux frontières maroco-espagnoles !

Un nouveau charnier aux barrières-frontières de Melilla :

les massacres racistes et l’impunité doivent cesser aux frontières maroco-espagnoles !

Communiqué Migreurop

Le 22 juin 2022, la Commission européenne se félicitait des progrès réalisés autour du Pacte sur l’asile et la migration, nouvel instrument sécuritaire, et les États membres de l’Union européenne (UE) se mettaient d’accord sur l’importance des camps et du tri expéditif à toutes les frontières [1]. Deux jours plus tard, un nouveau massacre raciste, d’une ampleur sans précédent, a eu lieu à la frontière maroco-espagnole, une étape supplémentaire dans la guerre aux migrant·e·s menée depuis des décennies par l’UE, ses États membres et ses partenaires.

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Pourquoi le Sud global post-colonial est-il source d’immigration et de réfugiés ?

Aussi bien dans le passé comme actuellement, les gens migrent à la recherche d’opportunités économiques, de moyens de subsistance et de sécurité pour eux-mêmes et leur famille. La recherche d’opportunités économiques loin de chez soi est le principal moteur de l’immigration et des déplacements d’une partie du monde à l’autre. Les immigrants vers l’Europe et les États-Unis cherchent des opportunités économiques loin de chez eux en raison de l’effondrement et de la fragmentation totale des économies post-coloniales du Sud et de l’effondrement des ordres politiques et sociaux qui ont conduit à l’insécurité. La raison de ce phénomène est une question essentielle qui n’est pas souvent posée ou à laquelle on ne répond pas.

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