Pour une nouvelle orientation de la Commission « Vérité et Réconciliation »

En vue de préparer la commission parlementaire « vérité et réconciliation », une note a été demandée au Musée de Tervuren. Cette note pose un nombre important de problèmes éthiques, politiques, épistémologiques et est marquée par un certain nombre de manquements.

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Responsabilités de la Belgique dans l’exploitation du peuple congolais

PeoPL - LAURA NSENGIYUMVA

Réponse à la lettre de Philippe, roi des Belges, sur les responsabilités de la Belgique dans l’exploitation du peuple congolais

2 juillet par Eric Toussaint

 

Statue de Léopold II (CC – Wikimedia)

Le 30 juin 2020, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo, la nouvelle a fait le tour de la planète : Philippe, roi des Belges, a exprimé dans une lettre adressée au chef de l’État et au peuple congolais des regrets pour le passé colonial et en particulier pour la période pendant laquelle Léopold II possédait personnellement le Congo (1885-1908)

Sommaire

  • Léopold II et le Congo
  • La conférence de Berlin de 1885 et la création de l’État indépendant du Congo
  • Le modèle javanais appliqué par la Belgique de Léopold II au Congo
  • La campagne internationale contre les crimes de la Belgique de Léopold II au (…)
  • Léopold II, Roi des Belges est responsable de « crimes contre l’humanité » commis de manière (…)
  • La période coloniale pendant laquelle la Belgique a pris possession du Congo (…)
  • Avec la complicité de la Banque mondiale, la Belgique a forcé le peuple congolais a remboursé (…)
  • Le soutien de la Belgique à la dictature de Mobutu
  • Les grandes entreprises privées belges ont systématiquement pu tirer avantage des relations de (…)
  • Après la fin de son mandat au FMI et à la Banque mondiale
  • L’attitude de la Belgique après la chute de Mobutu
  • Quelle solution a été apportée pour régler le problème de la dette congolaise (…)
  • Comment était conçu le financement de l’opération ?
  • Le leurre de l’initiative PPTE
  • Propositions et conclusions

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Conditions minimales pour une décolonisation de l’espace public / Minimale voorwaarden voor dekolonisering van de openbare ruimte

La décolonisation de l’espace public est en cours et elle n’a attendu, à Bruxelles, les initiatives institutionnelles actuelles. Elle s’appuie, de longues dates, sur les actions d’activistes et d’artistes. Ce sont ces interventions qu’il s’agit de soutenir et prolonger. Par: collectif de signataires (académiques, artistes, activistes).

Een aantal kunstenaars, activisten, wetenschappers, onderzoekers, burgers, journalisten en auteurs reageren op het voorstel van Pascal Smet, Brussels staatssecretaris voor het patrimonium, voor de oprichting van een commissie of werkgroep voor de dekolonisering van de openbare ruimte in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Zij stellen vier « minimale voorwaarden voor dekolonisering van de openbare ruimte » om deze commissie een kans op resultaten te geven.

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Appel des peuples, organisations, mouvements et réseaux militants d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient/région arabe Pour l’annulation de la dette et l’abandon des accords de « libre-échange »

Pour faire face à la pandémie de Corona et à ses graves conséquences :
La nécessité de rompre avec les outils de domination impérialiste sur nos peuples : endettement et accords de « libre-échange »

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Documenter les plis de COVID-19. Quelques notes à propos du coronavirus.

Ce texte est un premier relevé très partiel et en cours, vu de Belgique, de la pandémie de coronavirus, des affects qu’elle charrie et de ce qui a été éprouvé dans nos modes d’existences. Contacts : martin.vanderelst@uclouvain.be, Elsa.Roland@ulb.ac.be, David.Jamar@umons.ac.be

Analyse partielle d’un processus en cours

Documenter les plis de COVID-19.

Quelques notes à propos du coronavirus  – 15 avril 2020

Préambule. Ce texte est un premier relevé très partiel et en cours, vu de Belgique, de la pandémie de coronavirus, des affects qu’elle charrie et de ce qui a été éprouvé dans nos modes d’existences. Nous avons besoin de documenter ce qui arrive, ce qui arrive de manière radicalement divergente selon les milieux touchés. A partir de ces documents, il s’agirait de formuler des doléances[1] susceptibles de renforcer nos capacités d’action sur le cours des choses, en ce compris le relais d’articulations politiques mais aussi de plaintes éventuellement juridiques. Certains éléments seront, pour le meilleur ou pour le pire, démentis par la suite des événements. Il n’en reste pas moins que covid-19 fait résonner les capacités différenciées de réponses en situation. En d’autres mots se rejoue aussi la question des « responsabilités » de situations en situations. Ce texte, parmi d’autres, devrait pouvoir aussi cultiver des idées de luttes de refus et/ou propositionnelles. Sa diffusion voudrait avoir pour effet, de croiser et de multiplier les comptes rendus. Ce texte appelle donc de nombreux prolongements et actualisations à venir. Nous y travaillons à partir de nos propres relais ; nous travaillerons les relais de ce qui nous parviendrait.

Une première partie tente de caractériser l’être COVID-19 et les affects d’insensibilité qui en favorisent l’expansion. Les pénalistes diraient qu’il s’agit là d’un « contexte », non pas extérieur, mais informant ce qui traverse sur des modes divers les situations et leurs appréciations.

Une deuxième partie entreprend un premier tour de ces situations, tentant à chaque fois d’en ébaucher les documentations et de saisir ce que, de cette documentation, il y aurait moyen de faire afin de relayer les plaintes (et les quelques propositions) qui en émergent déjà. 

Contacts :  martin.vanderelst@uclouvain.beElsa.Roland@ulb.ac.beDavid.Jamar@umons.ac.be [2]

Table des matières

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Combattre l’Etat policier et le racisme d’Etat à l’échelle des pays du Nord : le cas belge

#byanymeansnecessary #stopblackface Intervention de Nordine Saidi au Bandung du Nord : la colonialité du pouvoir en Belgique. On ne peut agir et penser la fin du blackface en Belgique sans agir et penser contre la politique coloniale belge jusque dans ses effets les plus actuels. « On ne peut pas envisager aujourd’hui les discriminations, le racisme et la négrophobie sans revenir sur les 80 années d’histoire coloniale, qui ont laissé des traces dans les mentalités, les esprits mais aussi dans sa politique ». Et l’on ne peut agir et penser contre la colonialité du pouvoir en Belgique sans penser ses formes contemporaines, sans restituer les inégalités géographiques (différences d’espérances de vie entre le croissant pauvre et le croissant colonial), sans penser les dispositifs racistes de ségrégation (plans canal, déchéance de la nationalité, profilage racial, ségrégation scolaire, opérations Medusa, etc.). La plainte portée par le bourgmestre socialiste de Lessines contre Nordine Saidi et les Bruxelles Panthères est à inscrire dans l’histoire longue de la colonialité négro-islamophobe en Belgique. Un texte très important à relire de toute urgence.

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Comité de soutien à Bruxelles Panthères contre le Blackface

FR Bruxelles Panthères organisation antiraciste qui travaille depuis des années sur le racisme systémique qui gangrène nos sociétés, est confrontée à une plainte du Bourgmestre socialiste de Lessines dont le but est clairement de nous faire taire.Suite au travail que notre collectif a accompli contre le BlackFace en Belgique, certains hommes politiques, comme le Bourgmestre … Lire la suite

DOSSIER Bruxelles ville congolaise

L’histoire coloniale belge émaille la vie quotidienne des Bruxellois : dans le métro, les parcs bruxellois, les musées, mais aussi plus simplement au supermarché ou sur la table.

À l’heure de l’imminente réouverture du musée royal d’Afrique centrale, ce dossier propose une lecture de Bruxelles, ancienne capitale coloniale, parsemée de lieux, de places, de statues, de symboles, de souvenirs et de pratiques qui renvoient à ce passé congolais et le mêlent à notre quotidien. Mais de quel Congo parle-t-on ? Quel est notre rapport à ces traces ? Acceptons-nous de les regarder ? Comment les aborder dans une ville qui vante par ailleurs son cosmopolitisme ?

Accompagnez-nous pour une balade à travers la ville et son histoire, mettant en lumière une partie de l’héritage colonial et sa continuité dans notre quotidien de bruxellois. Un premier arrêt au goût chocolat-banane étrangement amer est suivi d’une visite dans les limbes de la réouverture du musée de Tervuren (créé par le roi bâtisseur en personne) pour déboucher sur un panorama cartographique des lieux nommés d’après d’illustres missionnaires et colons zélés.

En présence de ces témoignages monumentaux et statuaires qui trônent dans l’espace public, nous nous poserons la question de leur décolonisation (im)possible, pour enfin nous retrouver dans une conférence qui s’est tenue il y a près d’un siècle et prendre un souffle d’inspiration pour les luttes qui restent à mener.

Bruxelles en mouvements n°297 – Novembre-décembre 2018

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Face à la barbarie qui vient, l’utopie décoloniale

Il s’agit pour le Tiers-Monde de recommencer une histoire de l’Homme.

Frantz Fanon.

Il y a des périodes au cours desquelles l’histoire semble s’accélérer et tout nous porte à croire que nous sommes dans l’une d’entre elles. Il y a à peine plus d’un an sortait le livre d’Ugo Palheta, La possibilité du fascisme[1], alertant sur le fait que le fascisme, loin d’être un danger qui aurait été écarté de manière définitive, restait au contraire une possibilité susceptible de resurgir sous une autre forme. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si une fascisation des démocraties électorales européennes et occidentales est une éventualité, mais de trouver le moyen d’enrayer ce glissement vers la barbarie.

Ce moyen, c’est la voie décoloniale.

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