Le faux procès fait à Judith Butler

Condamner la philosophe queer pour avoir déclaré que le 7 octobre «était un acte de résistance armée» relève de la malhonnêteté intellectuelle. C’est taire sa condamnation des atrocités du Hamas, son engagement pour la paix et son soutien à la coexistence des Israéliens et Palestiniens, rappelle un collectif d’universitaires dans une tribune publiée le 14 mars dans Libération.

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Gaza : Le ghetto de Varsovie du XXIe siècle

Ramón Grosfoguel décortique les récits – pseudo-juridiques et pseudo-sacrés – qui ont été utilisés pour justifier à la fois la formation d’Israël et le génocide qu’il entreprend actuellement.  Il est temps, affirme-t-il, de se réapproprier ces deux récits.

Le nettoyage ethnique génocidaire de la Palestine comporte de multiples dimensions qui sont souvent mal comprises. En raison de l’urgence de la situation, notre priorité se concentre sur l’activisme contre le génocide perpétré par l’État d’Israël à l’encontre du peuple palestinien. C’est compréhensible et très important. Cependant, nous devons également comprendre les multiples dimensions qui sont en jeu dans la lutte pour la libération de la Palestine et l’histoire derrière ce génocide afin d’avoir une politique de libération réaliste. Nous ne pouvons pas compter sur les auteurs du génocide palestinien pour mettre fin au nettoyage ethnique du territoire.

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Tribune de soutien à Abdel

Abdel, poursuivi pour son soutien à la résistance palestinienne

Participant le 4 novembre 2023 à Montpellier à une manifestation organisée en soutien à la lutte du peuple palestinien, victime de bombardements génocidaires par l’État israélien, Abdel, militant de longue date de la lutte contre le racisme et le colonialisme, est invité à s’exprimer.

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Notre récit… L’opération déluge d’Al-Aqsa

Diffusé en anglais, le 21 janvier, et charcuté-diabolisé par les médias mainstream francophones, voici, en français, l’intégralité du récit du Hamas concernant son opération militaire du 7 octobre. Ce document est traduit par Olivier Mukuna pour Investig’Action.

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Anti-Zionism as Decolonisation

Résumé (texte intégral suit)(original anglais)

Dans le domaine de la solidarité et de la résistance, notamment dans le contexte du conflit israélo-palestinien, la transparence et la clarté des objectifs d’une organisation sont primordiales. Les entités engagées dans de telles causes doivent communiquer de manière franche et directe leurs idéaux et intentions, tant pour attirer de nouveaux membres que pour maintenir une relation de confiance avec leurs donateurs. Cependant, certaines organisations adoptent une approche de communication ambiguë pour élargir leur base de soutien tout en restant attractives pour un spectre plus large de donateurs.

Cette stratégie se manifeste souvent par l’utilisation de langage vague et généraliste, évoquant des notions comme l’égalité, la justice et un avenir prospère pour tous, sans aborder concrètement les besoins spécifiques des Palestiniens dans le cadre du conflit avec Israël. Une telle démarche, bien qu’elle puisse sembler tactiquement avantageuse, pose plusieurs problèmes. Elle tend à simplifier indûment la complexité de la situation et peut être perçue comme une tentative de masquer les véritables positions de l’organisation, ce qui nuit à sa crédibilité et à la confiance de ses partisans.

Le phénomène du « double discours » est particulièrement problématique. Il s’agit d’une tactique où des messages contradictoires sont adressés à différents groupes : un discours modéré est présenté aux donateurs et au grand public, tandis qu’un message plus spécifique ou radical est réservé aux partisans de base. Cette dualité de communication est considérée comme manipulatrice et vise à maximiser le soutien sans adopter une position ferme et cohérente.

L’exemple du conflit israélo-palestinien sert à illustrer l’importance d’une communication honnête et sans équivoque. L’auteur soutient que les efforts des groupes engagés dans la cause palestinienne devraient avoir un objectif clair : la libération de la Palestine « de la rivière à la mer ». Cette vision d’une Palestine libre et unifiée exige un engagement ferme envers l’anti-sionisme et la solidarité, sans compromis ni ambiguïté. La lutte pour la liberté palestinienne nécessite un soutien audacieux et sans réserve.

En conclusion, le texte souligne que la clarté et la cohérence sont essentielles pour les organisations engagées dans la solidarité et la résistance. Les tactiques telles que l’usage de langage vague et le double discours ne font que saper la confiance et la légitimité de ces organisations. L’exemple du conflit israélo-palestinien démontre l’importance de soutenir fermement les causes justes et de résister à la tentation de diluer les messages pour des gains institutionnels ou personnels. L’engagement envers une communication transparente et sans équivoque est fondamental pour maintenir la confiance des partisans et des donateurs et pour faire avancer efficacement la cause de la solidarité et de la résistance.

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Le racisme occidental a semé les graines du génocide à Gaza

Par Jonathan Cook

L’Afrique du Sud et Israël ont tous les deux été victimes du suprémacisme racial de l’Europe, mais ils en ont tiré des leçons radicalement opposées.

Personne ne devrait être surpris que le combat pour faire appliquer le droit international oppose l’Afrique du Sud à Israël à la Cour internationale de justice de La Haye.

Le monde est divisé entre ceux qui imposent par la force un ordre mondial et régional qui sert leurs intérêts et leur garantit l’impunité quels que soient leurs crimes, et ceux qui en sont les victimes.

Aujourd’hui, ces victimes, des victimes de longue date, ripostent devant la Cour internationale de Justice.

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Pourquoi nul ne devrait se réjouir de la position de la Belgique à propos de Gaza

On n’en est qu’au début de 2024 et nous avons déjà une solide candidate au titre de « pire fête de l’année ». 
Ce titre devrait aller aux tristes célébrations qui marquent la façon dont la Belgique a assumé la présidence tournante de l’Union européenne.

La vaillante petite Belgique ne méritera qu’on l’applaudisse au cours des mois à venir que si ses dirigeants joignent les actes à la parole.

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Guerre de Gaza : Pourquoi les États arabes ne se sont-ils pas joints à la plainte déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la CIJ ?

20 January 2024 09:25 GMT | Last update: 7 hours 20 mins ago

La plainte historique de l’Afrique du Sud contre Israël a soulevé un débat dans le monde arabe sur les raisons pour lesquelles les États arabes ne se sont pas associés à cette action ou n’ont pas déposé une plainte similaire devant la CIJ pour protéger les Palestiniens.

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Netanyahou en Israël : Un Oliver Cromwell pour notre époque

« Quand le pillage [et la dépossession] devient un mode de vie pour un groupe d’hommes dans une société, ils se créent au fil du temps un système juridique qui l’autorise et une morale qui le glorifie.  » – Frédéric Bastiat

Ilan Pappe, historien israélien, écrit dans « Les Palestiniens oubliés » que « le sionisme est né de deux impulsions : la première était de trouver un refuge sûr pour les Juifs ; la seconde était de réinventer le judaïsme en tant que mouvement national, inspiré par les mouvements nationaux de 1848 en Europe ; mais l’impulsion nationale et humaniste a été subsumée par une impulsion colonialiste avec le besoin d’un espace juif pur ; et en 1948, le seul moyen d’y parvenir était le nettoyage ethnique d’un million de Palestiniens. En conséquence, 500 villages palestiniens ont été dépeuplés par la force et une « dépossession permanente de la population indigène de Palestine » a eu lieu.

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L’insurrection zapatiste, 30 ans après

Oui, cela fait trente ans aujourd’hui. Trois décennies. L’événement sanctionne la fin du siècle dernier. Le 1er janvier 1994, le jour même de l’entrée en vigueur de l’ALENA, l’Accord de libre-échange nord-américain (États-Unis, Canada, Mexique), quelques milliers d’indigènes mayas du Chiapas, dans le Sud-Est mexicain, « déclarent la guerre », vieilles pétoires à la main, à l’armée fédérale et au « dictateur » Carlos Salinas. Leur porte-parole, le sous-commandant Marcos, est l’un des rescapés du noyau de révolutionnaires, universitaires guévaristes, entrés clandestinement dix ans plus tôt dans la région, pour y créer l’Armée zapatiste de libération nationale (Ejército Zapatista de Liberación Nacional ou EZLN) et y « allumer la révolution ».

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