En tant que réfugié, tu n’ es pas le bienvenu en Europe

En tant que réfugié, tu n’ es pas le bienvenu en Europe

FR
Un nouveau témoignage a été mis en ligne sur le site de gettingthevoiceout,
le témoignage d’un Palestinien de 50 ans enfermés à stennokkerzeel depuis le 12 septembre.

Découvrir le témoignage :

Cet homme veut que son témoignage soit vu et entendu, donc n’hésitez pas à faire passer le message et inviter les gens à visiter le site. Nous avons toujours besoin de relais sur d’autres sites et dans d’autres milieux pour amener des gens à découvrir ces témoignages… Merci de votre aide.
gettingthevoiceout

Getting the Voice out collecte les témoignages des personnes détenues en centres fermés, afin de porter leurs récits à l’extérieur des murs et de rendre ainsi public ce que les autorités s’efforcent de cacher. Ces témoignages peuvent être diffusés par tous les moyens possibles et utilisés lors d’actions dans l’espace public afin que ces voix nous éclairent sur la réalité crue de ce que la Ligue des Droits de l’Homme qualifie “d’arrière cour de la démocratie”. Le collectif a besoin de volontaires pour transcrire et traduire les témoignages (Ang, Fr, Nl), mais également pour s’investir dans le collectif, proposer et mettre en oeuvre d’autres idées. Si vous décidez de consacrer du temps pour agir avec nous, contactez-nous à cette adresse gettingthevoiceout@vluchteling.be
NL
Een nieuwe getuigenis is op de site gettingtehevoiceout geplaatst van een 50 jarige Palestijn opgesloten in Steenokkerzeel sinds 12 september
Je als vluchteling niet welkom bent in Europa

Deze man wenst dat zijn getuigenis breed gelezen en beluisterd wordt. Stuur deze interview door en nodig mensen uit om deze site te bezoeken. Wij hebben steeds linken nodig op andere sites of andere media’s opdat iedereen die getuigenissen ontdekken. Dank u voor uw hulp
gettingthevoiceout
Getting the Voice out verzamelt getuigenissen van mensen die vastgehouden worden in gesloten centra, zodat hun verhalen de buitenwereld kunnen bereiken en dat publiek wordt gemaakt wat de autoriteiten proberen te verbergen. Deze verhalen kunnen op alle mogelijke manieren verspreid worden, en gebruikt worden voor openbare acties, zodat hun getuigenissen een licht kunnen werpen op wat de Liga voor de Mensenrechten de ‘achtertuin van de democratie’ noemt. Onze groep heeft nood aan vrijwilligers voor de transcriptie en vertaling van getuigenissen (Engels, Frans, Nederlands), maar ook om zich in te zetten voor het collectief en nieuwe ideeën te helpen uitwerken. Als je wil meehelpen met ons, contacteer ons dan via dit adres: gettingthevoiceout@vluchteling.be
ENG
A new testimonie has been put online on gettingthevoiceout’s website, it is a palestinian man of 50 year’s old enclosed in steenokkerzeel since the 12 of septembre.
Discover the testimonie :
If you are a refugee, your are not welcome in Europe
This man wants is testimonie to be seen and heard, so don’t hesitate to pass the message and invite people to visit the website. We always need relay on other websites and groups to get people to discovers these stories. Thank you for your kelp.
gettingthevoiceout
Getting the Voice Out gathers stories from people detained in detention centres, to get their voices heard in the outside world and highlight what the authorities try so hard to hide. These stories are for distribution by all means possible and can can be used during actions in public spaces to shed light on the harsh reality of what the Human Rights League describes as the ‘backyard of democracy’. Our group needs volunteers to transcribe and translate this evidence (Eng, Fr, Dutch), as well as people to invest in the collective by proposing and implementing fresh ideas. If you want to devote some of your time to taking action with us contact us at this address: gettingthevoiceout@vluchteling.be
Violence
[FR] (NL-ONDER)(ENG-UNDER)
– LA VIOLENCE LORS DES EXPULSIONS –
L’histoire du matelas : Cette histoire a été entendue à plusieurs reprises.
« Lors de mes 2 dernières tentatives d’expulsion (j’en ai subi sept), dans le fourgon qui me ramenait en cellule, ils m’ont couché sur le sol, ont écrasé un matelas sur moi et l’ont roué de coups de pieds pendant un temps qui m’a paru infini ! Le matelas ne diminue en rien la douleur ressentie, mais il permet d’éviter les traces de coups sur la peau. Par contre, ce degré de violence gratuite a laissé beaucoup de traces dans mon coeur ! »
« Ils nous ont parlé et nous ont harcelé (Ils disent : « préparé au retour ») pendant des heures, toute la nuit, pour nous empêcher de dormir, alors que le vol prévu était à 10h du matin. »
« Elle a été séparée de son bébé. Il l’ont menacée en lui disant que son enfant serait envoyé ailleurs et perdu à jamais si elle continuait à résister. »
« Ils nous ont attaché de la tête aux pieds, puis les policiers nous ont porté des coups à différents endroits du corps, sur les côtes, les bras et la tête. »
« Pour m’emmener dans l’avion, les policiers m’ont porté à plusieurs, mes pieds ne touchaient plus terre pendant l’opération. »
« Ils m’ont déshabillé, m’ont arraché mon slip, m’ont fait faire des flexions pour voir si je ne cachais rien : « On va t’emballer comme une marchandise! » »
« Dans la camionnette de nouveau : tabassage, insultes : « sale putain »; « sale cochon noir »; « la prochaine fois ce sera avec les militaires! »… »
« J’ai été maintenue par 5 policiers pendant qu’un gardien me mettait un produit en bouche. Puis je suis tombée semi consciente. »
« Lors de ma deuxième tentative d’expulsion, les policiers m’ont démis la mâchoire, sans parler des humiliations, des insultes racistes et des coups reçus, attestés par le certificat du médecin de Vottem. »
« J’ai été emmené manu militari, en boxer, au pied de l’avion dans lequel j’ai refusé de monter. Alors j’ai été enfermé à moitié nu dans une pièce bétonnée et froide de 7h à 15h, sans boire ni manger. »

La gradation de la force utilisée lors des expulsions est fixée en trois étapes :
Lors de la première tentative d’expulsion, la personne peut en principe refuser de monter dans l’avion, et elle est alors ramenée au centre fermé. (Les témoignages montrent que la contrainte est souvent utilisée lors de la première tentative d’expulsion)
La deuxième étape est celle du départ forcé sans escorte, mais où des moyens techniques de contrainte sont prévus (on entend par là que l’emploi de la violence est accepté tacitement). Si la personne arrive à résister, elle est ramenée au centre fermé.
La troisième étape est celle de l’expulsion sous escorte. La personne est menottée et elle peut être « saucissonnée » (les poignets et les chevilles entravés par des bandes velcro). Le degré de violence est évidemment plus élevé après plusieurs tentatives d’expulsion. Les policiers sont encore moins «conciliants» face à quelqu’un qui a réussi à résister plusieurs fois…
Il existe aussi une quatrième possibilité, qui est celle de l’expulsion sur un « vol sécurisé ». Dans ces cas, des « moyens de contrainte spécifiques peuvent être utilisés » : casque en mousse de type « karaté full contact » pour éviter les chocs à la tête, ceinture de cuir équipée sur le côté de deux anneaux métalliques auxquels peuvent être attachés des bracelets en cuir fixés aux poignets, bandes velcro pour fixer la personne sur son siège… (On n’ose à peine imaginer quelles sont les conditions de voyage des personnes expulsées sur ces vols !)
Aujourd’hui, ce qui est interdit :
L’obstruction, totale ou partielle, des voies respiratoires. (Ils n’ont pas trouvé ça tout seuls, il a fallu qu’il y ait un mort pour en arriver à cette interdiction – souvenez-vous de SEMIRA ADAMU)
l’administration de calmants ou d’un quelconque médicament en vue de maîtriser la personne contre sa volonté.
L’usage de menottes doit demeurer strictement exceptionnel, particulièrement pendant les phases de décollage et d’atterrissage des aéronefs.
Vous remarquerez que cela ne correspond pas vraiment aux témoignages recueillis, et l’absence d’observateurs extérieurs lors des transferts et des expulsions donne à penser que ces interdictions (ou « principes de précaution ») ne sont pas vraiment respectés.
De plus aucune note sur l’utilisation du matelas comme « moyen de coercition » possible… Alors, initiative personnelle ou astuce que l’on se refile entre collègues de boulot ? »
Ce qui est autorisé par les textes :
La contrainte physique, la clef à l’épaule, la clef au bras appliquée dans le dos, la clef en patte de canard (bras plié dans le dos), la clef aux jambes, le genou dans la nuque, le menottage au sol, le portage à bord de l’avion…
Et tout ça bien sur, dans le plus grand respect de la personne expulsée, homme, femme ou enfant…
SEMIRA ADAMU (pour que l’on se souvienne, et que « le cas du coussin » ne se reproduise pas !)
Le 22 septembre 1984, lors de sa sixième tentative d’expulsion, Semira Adamu a trouvé la mort. Neuf gendarmes et trois membres de la sécurité de la Sabena avaient été mobilisés pour ce cas « particulièrement difficile ».
Les six gendarmes supplémentaires formaient un cercle autour d’elle pour faire écran aux autres passagers. Ses mains et ses pieds étaient ligotés avec des menottes en plastique, et quand les passagers sont entrés, elle a commencé à chanter. Immédiatement, les gendarmes lui ont mis le coussin devant la bouche et ils l’ont pliée en deux, en appliquant sur ses bras une « patte de canard » (bras tordus derrière le dos), et en poussant son visage dans le coussin qui se trouvait sur les genoux d’un des gendarmes. Les deux gendarmes lui ont appliqué la « technique du coussin » pendant près de 15 minutes. Semira a étouffé et est entrée dans le coma. Elle décéda le soir même aux cliniques St Luc à Bruxelles.
Les informations qui nous parviennent sont très inquiétantes ! Ce que l’on ne peut plus faire avec un coussin se fait maintenant avec des matelas à l’insu de tous !
NON aux centres fermés !
NON aux expulsions !
NON à la forteresse Europe !
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[NL]
-GEWELD BIJ UITZETTINGEN-
De geschiedenis van de matras: Dit verhaal is reeds herhaaldelijk gehoord.
« Tijdens mijn laatste 2 pogingen tot uitzetting (ik had er 7 in totaal) in het busje dat me naar de cel terugbracht, legden ze me op de vloer, gooiden ze een matras op mij en sloegen met hun voeten gedurend een tijd dat eindeloos leek! De matras doet niets af aan de pijn, maar het vermijdt de blauwe plekken op de huid. Geen blauwe plekken maar dit zinloos geweld heeft vele sporen nagelaten in mijn hart!”
“Ze praatten met ons en vielen ons constant lastig gedurende de hele nacht (Ze zeiden” bereid om terug te keren “) om ons te beletten te slapen, terwijl de vlucht pas om 10u was”
“Ze werd gescheiden van haar baby. Zij bedreigden haar en zeiden dat het kind weg zou worden gebrqcht en voor eeuwig voor haar gescheiden zal zijn als ze zich blijft verzetten tegen haar uitzetting. “
“Ze bonden ons vast van hoofd tot teen en gaven gerichte klappen op verschillende delen van het lichaam, ribben, armen en hoofd.”
“Om mij in het vliegtuig te krijgen, droegen een paar politiemensen mij. Mijn voeten raakten de grond niet meer.”
“Ze ontkleeden mij, scheurden mijn slip, verplichten mij een reeks buigingen te doen om te zien of ik iets verborg:” We zullen je inpakken zoals een voorwerp”
” weer in het busje: mishandelingen, beledigingen,” vuile hoer “” vuile zwart varken “,” de volgende keer zal je met de militairen te maken hebben!”
“Ik werd vastgehouden door 5 politieagenten terwijl een bewaker me een vloeistof in de mond stak. Toen verloor ik mijn bewustzijn.”
“Tijdens mijn tweede poging tot uitzetting, ontwrichtte de politie mijn kaak, om nog niet te spreken van de vernederingen, racistische beledigingen en afranselingen, zoals vastgesteld door de dokter inVottem .”
“Ik werd onder dwang meegenomen tot aan het vliegtuig maar ik weigerde in te stappen. Ik werd half naakt opgesloten in een kamer van koud beton van 7:00-15u00, zonder eten of drinken. “
Een beetje uitleg:
De gradatie van het geweld, gebruikt tijdens uitzettingen, gebeurt in drie fasen:
Bij de eerste poging om de persoon uit te zetten kan hij/zij in principe weigeren het vliegtuig in te stappen. Hij/zij wordt teruggestuurd naar het detentiecentrum. (Uit het bewijsmateriaal blijkt men vaak gebruik maak van intimidaties om mensen te overtuigen mee te gaan bij de eerste poging tot uitzetting)
De tweede stap is het gedwongen vertrek zonder escorte, maar waar technische intimidaties worden gebruikt (Dat wil zeggen dat het gebruik van geweld stilzwijgend wordt aanvaard). Als de persoon nog altijd weigert, wordt hij/zij terug naar het detentiecentrum gestuurd
De derde fase is de uitzetting onder escorte. De persoon is geboeid en « gesandwiched »” (polsen en enkels geboeid door velcroband) . De mate van geweld is duidelijk hoger na verschillende pogingen tot uitwijzing. De politie wordt minder en minder “verzoenend” tegen over hij/zij die zich verder verzet …
Er is ook een vierde mogelijkheid, namelijk dat de uitzetting op een “veilige vlucht”gebeurd. In deze gevallen worden “specifieke intimidaties » gebruikt : helm van het type “full contact karate” om schokken te voorkomen aan het hoofd, leren riem gemonteerd op de zijkant met twee metalen ringen die kunnen vastgemaakt worden aan ledere polsband , velcro om de persoon vast te houden op zijn zetel … (We durven ons nauwelijks voorstellen wat de condities van de reis op deze vluchten moeten zijn!)
Wat aktueel verboden is:
De obstructie, totaal of gedeeltelijk, van de luchtwegen. (Ze hebben het niet alleen uitgevonden , het werd een noodzaak na de dood van Semira Adamu) ,
Toediening van kalmeermiddelen of medicijnen tegen de wil van de persoon .
Het gebruik van handboeien moet uitzonderlijk blijven , vooral tijdens het opstijgen en landen van de vliegtuigen.
U zult merken dat het niet echt overeenkomt met de feitelijke getuigenissen. De afwezigheid van externe waarnemers tijdens transfers en uitzettingen suggereert dat deze verboden (of “voorzorgsbeginsel”) niet echt gerespecteerd worden.
Bovendien is er geen nota over het gebruik van matrassen .Persoonlijk of afgesproken initiatief ?
Wat is toegestaan door de wetgeving:
Fysieke intimidatie, immobilisatie van armen en benen met pijnlijke agressieve technieken, knie in de nek, op de grond handboeien, persoon aan boord van het vliegtuig dragen …
En dit alles natuurlijk met het grootste respect voor de gedeporteerde, man, vrouw of kind …
Semira Adamu (om het niet te vergeten, in de hoop dat er geen nieuw kussentechniek opdaagt)
Op 22 september 1998, op haar zesde poging tot uitzetting stierf Semira Adamu . Negen politieagenten en drie leden van de Veiligheidsdienst Sabena werden gemobiliseerd voor deze « bijzondere zware « taak .
De zes extra politie vormden een cirkel er omheen om te vermijden dat de passagiers iets zouden zien. Haar handen en voeten werden vastgebonden met plastic handboeien, en toen de passagiers binnenkwamen, begon ze te zingen. Onmiddellijk drukten politiemannen een kussen op haar mond en ze werd naar voren geplooid, met haar armen achter haar rug gedraaid, haar gezicht werd op het kussen geduwd op de knieen van een politieman. De twee politiemannen hebben deze « kussen techniek » gedurende 15 minuten toegepast. Semira stikte en geraakte in coma. Ze overleed dezelfde avond in de kliniek St Luc in Brussel.
De informatie die wij aktueel krijgen blijft zeer verontrustend! Wat niet meer kan gedaan worden met een kussen, wordt nu met een matras gedaan, zonder dat er iemand daar iets over weet!
AFSCHAFFING van de gesloten centra!
STOP de uitzettingen!
NEEN aan Fort Europa!
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[EN]
– VIOLENCE DURING DEPORTATIONS –
The mattress technique: a story heard many times before.
“The last 2 times they attempted to deport me, (I have been subjected to seven attempts now), they pushed me to the ground in the van on the way back to the cell and squashed me under a mattress before beating me up through it with their feet for what seemed like forever!! The mattress doesn’t reduce the pain at all, but it does mean no marks or bruises from the punches are left on the skin. Yet this type of senseless violence has left plenty of marks on my heart.”
“They kept talking to us and harassing us (they would say: ‘get ready to go back’) for hours on end all through the night, to stop us from getting to sleep the night before a 10am scheduled deportation flight.”
“She was separated from her baby. They threatened her by telling her that her baby would be sent away and lost forever if she continued to resist.”
“The tied us down from head to toe, then the police hit us on different parts of the body, on the ribs, the arms and the head.”
“To get me into the plane there were several police officers carrying me, my feet were no longer touching the ground.”
“They undressed me, tore off my underwear, made me bend over to see if I was hiding anything: ‘We are going to wrap you up like a product!’”
“Once again in the van: beatings, insults: ‘dirty whore’; ‘filthy dirty nigger’; ‘next time it will be with the army!’…”
“I was held down by 5 police officers while a guard put some kind of product in my mouth. Then I fell half unconscious.”
“During my second deportation attempt the police broke my jaw, and that is not to mention the humiliation, the racist insults and the punches they subjected me to, all of which have been confirmed by a medical certificate from Vottem.”
“I was brought against my will – barefoot and in my boxer shorts – to an aeroplane that I refused to get into. As a result I was locked-up half naked in a cold concrete room from 7h to 15h without anything to eat or drink.”
The type of force used during deportations can be categorised into three stages:
At the first deportation attempt, the detainee can in principle refuse to get into the aeroplane, so they are then brought back to the detention centre (interviews confirm that force is often used during the first deportation attempt).
The second stage is forcible deportation without an escort, but where constraining strategies are planned (by that we mean that using violent methods is tacitly accepted). If the person is able to resist they will taken back to the detention centre.
The third stage is accompanied deportation. The person is handcuffed and is often ‘sausaged’ (wrists and ankles tied up with bands of velcro). The level of violence is clearly much higher after several deportation attempts. The police are much less accommodating with someone who has successfully resisted several times…
A fourth possibility also exists; this consists of deportation on a ‘secure flight’. In these cases some ‘specific methods of constraint may be employed’: full-contact karate foam helmet to avoid blows to the head, a leather belt strung between two metal rings attached to leather straps wrapped around the wrists, velcro bands to strap the person into a seat… (We hardly dare imagine what the conditions are like for the rest of the journey on these flights!)
Practices currently forbidden:
Obstruction, complete or partial, of respiratory passageways. (They didn’t work that one out all by themselves though, it took someone to die before this rule was put in place – remember SEMIRA ADAMU)
Administering sedatives or any sort of medicine to control someone against their will.
Handcuffs are to be used strictly in exceptional situations, particularly during long take-offs and landing periods.
But as you can see, these rules don’t match up to the stories recounted here, and the absence of external observers during transfers and deportations leads us to believe that these rules (or ‘safety precautions’) are not really being followed.
What’s more, there is no mention of the use of mattresses as a ‘constraint method’. So is it a personal initiative or a trick passed around between colleagues at work?
Authorised conduct:
Physical constraint, locking the shoulders, folding arms behind the back, locking the legs, a knee in the neck, handcuffing on the ground and on the aeroplane…And of course, all that is done with the greatest respect for the detainee – man, woman or child…
SEMIRA ADAMU (to remember her and ensure that the ‘cushion technique’ is never used again!)
On 22 September 1984 during her sixth deportation attempt, Semira Adamu passed away. Nine police officers and three Sabena security staff had been brought in to deal with this ‘particularly difficult’ case.
The six extra police officers formed a circle around her to make a screen shielding what was happening from the other passengers. Her hands and her feet were bound with plastic handcuffs, and when the passengers came in she started to sing. Straight away the police officers put a cushion over her mouth and they folded her in two by twisting her arms behind her back, and by pushing her face into the cushion that was being pressed onto her face with the force of one of the police officer’s knees. Two officers performed the ‘cushion technique’ for 15 minutes. Semira choked and fell into a coma. She died that night at the St Luc Hospital in Brussels.
Hearing these types of stories is incredibly worrying! What can no longer be done with a cushion is being done with a mattress without any scrutiny at all!
NO detention centres!
NO deportations!
NO to Fortress Europe!

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