Justice pour Moad? 5 ans de lutte après violences policières

Justice pour Moad? 5 ans de lutte après violences policières

APPEL AU RASSEMBLEMENT JUSTICE POUR MOAD

Ce vendredi 4 mai a eu lieu le procès en appel du seul policier sur cinq, condamné le 19 décembre 2016 pour les violences commises sur Moad en 2013.
Le flic condamné a fait appel de la décision du juge.
Le prononcé du jugement sera donné ce vendredi 21/09/18 à la séance du matin.
Ce n’est pas fini pour Moad et sa famille, soyons donc nombreux à continuer à les soutenir!

Rappel des faits:

Le lundi 19 décembre 2016 a été cité le prononcé du jugement: Un policier condamné sur 5. Le 30 Novembre 2016 a donc eu lieu le procès des 5 policiers qui en Janvier 2013 ont tabassé à coups de matraques et de coups de pieds Moad, 14 ans à l’époque, alors qu’il rentrait simplement chez lui. Ce procès est l’aboutissement de la très longue bataille politique menée par la famille pour que soit reconnue la vérité et que leur fils obtienne justice.

Sauf que, le 30 novembre 2016, ce n’est pas le procès des 5 agents auquel on a eu droit, mais bel et bien celui du jeune Moad. En effet, outre les attaques insultantes des trois avocats de la défense (donc des policiers), le jeune a eu droit à des questions et réflexions reprochantes, criminalisantes et également insultantes de la part du juge et du procureur du roi!

Ce procès devant avoir lieu en juin a été reporté, comme c’est souvent le cas lors de jugement de policiers. Il semble que la mobilisation faite autour de ce procès dérange car la date a changé à plusieurs reprises, même la veille du procès du 30 novembre 2016, on a appris que l’heure changeait, n’étant plus au matin mais l’après-midi.

Lors du procès en appel ayant eu lieu ce 4 mai dernier, après avoir été reporté également, nous avons vu un juge particulièrement sympathisant du policier précédemment condamné. Il lui a posé des questions sans aucun rapport avec l’affaire, pour connaitre sa situation familiale et d’habitation… Quant aux questions sur l’affaire, elles minimisaient les faits et étaient orientées, afin que le prévenu n’ait qu’à acquiescer par exemple.

A travers le cas de Moad, il s’agit aussi de dénoncer les abus et les violences quotidiennes subies par nombre de jeunes.

Rassemblons nous ce 21 septembre pour soutenir Moad et dénoncer les brutalités policières, la complicité de la justice et le racisme d’Etat!
Pour que cessent les contrôles au faciès, les baffes, les passages à tabac et l’impunité de la police!

Le Comité des parents contre les violences policières à Molenbeek, la campagne Stop Répression et la Nouvelle Voie Anticoloniale, des JOC Bruxelles, appellent l’ensemble de la société à participer au rassemblement « JUSTICE POUR MOAD » qui est organisé à Bruxelles ce vendredi 21 septembre à partir de 8H30 devant le palais de justice.

Nous appelons également toute organisation, association, collectif,.. à signer cet appel (via FB ou mail stop.repression.be@gmail.com), à participer et à mobiliser !

Premiers signataires :

Comité des Parents contre les Violences Policières à Molenbeek
Campagne Stop Répression
La Nouvelle Voie Anticoloniale
JOC Bruxelles

Ensemble, nous porterons ces revendications!

Solidarité avec Moad et sa famille

Le contrôle d’identité est un rappel à l’ordre

– non pas à l’ordre public, mais à l’ordre social.

«Ils m’ont insulté de tous les noms: fils de p…, sale arabe…» J’ai eu deux coups de matraque. En me mettant par terre, une policière m’a serré les menottes pendant que ses collègues me frappaient. Y avait un policier qui me donnait des shots sur mon visage. Ensuite, ils m’ont plaqué contre le capot d’une voiture»…

Ces fait remonte au 11 janvier 2013 à  Molenbeek alors que Moad Touil, 14 ans, se rend au pas de course chez lui, pour chercher son sac de sport afin de se rendre à son club de sport.

Les violences policières ne sont pas des bavures, la situation de Moad n’est pas un cas isolé, elles figurent un durcissement généralisé des pratiques policières.

Le terme « bavure » pour désigner ces violences, nous fait penser que celles-ci ne serais que des accidents isolés. Ils sont au contraire le résultat des politiques racistes et sécuritaires menées par les gouvernements successifs.

Ces dernières années ont été marquées par une escalade de la répression policière à Bruxelles.

La violence raciste de la police n’est pas une nouveauté. Elle n’est malheureusement pas la seule réalité des populations noires américaines aux Etats-Unis. Elle semble dans notre pays aussi, devenir banals.

Nous n’avons pas besoin d’ « étude » pour démontrer l’existence de l’ordre raciste, la vie quotidienne nous le démontre tous les jours.

Pour la majorité des habitant.e.s des quartiers populaire de Bruxelles, le racisme de la police est une évidence qui n’a besoin d’être établie par aucune autorité, tandis qu’il est sous-estimé par toute la classe politique.

C’est dans ce contexte de multiplications des abus policiers, au moment où l’expression de la parole raciste se libère ouvertement, que nous manifestons notre solidarité à Moad et sa famille.

Bruxelles Panthères

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