Rassemblement à Bruxelles pour protester contre les meurtres des noirs par des policiers.

Black Lives Matters Belgium – Rassemblement à Bruxelles pour protester contre les meurtres des noirs par des policiers
RDV pour la manifestation devant l’ambassade des États-Unis à Bruxelles, Vendredi 15 juillet à 18 h
De La Luna a écrit:
« Je ne suis pas née là-bas,
Je ne vis pas là-bas,
Je n’ai pas la même réalité qu’eux…et pourtant ça me fait mal…mal parce que je suis eux, ils sont moi…nous sommes noirs. »
Si vous ressentez cette douleur, noir ou blanc…vous savez qu’il existe une injustice… RDV pour la manifestation devant l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles, Vendredi 15 juillet à 18 h Black lives matter Belgium A partager!‪#‎BlackLivesMatter‬ 
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Photo de De la Luna.

En 2014, des manifestations suite aux morts de Eric Garner à New-York, de Freddie Gray à Baltimore et de Michael Brown à Ferguson avaient agité les Etats-Unis. Le mouvement Black Lives Matter faisait rage dans tout le pays, dénonçant la différence de traitement entre noirs et blancs par les policiers. Ces accusations de racisme de la part des supposés « gardiens de la paix » ont eu un écho tel que les autorités ont été secouées; condoléances du président Obama, dénonciations du système de police par des politiciens de l’état du Massachusetts et relance de la lutte pour le port de caméras par les officiers de police.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le 5 juillet 2016, Alton Sterling, un noir américain, a été tué par balle par un officier de police en Louisiane. Le lendemain, un second noir américain, Philando Castile, est abattu, toujours par un policier. Et ils ne sont pas les seuls cette année…

 

 

En 2016, les noirs représentaient l’ethnie la plus touchée (96% contre 91% pour les blancs) par les homicides avec arme à feu perpétrés par la police. On constate que seul 1% des noirs ont été tués avec un pistolet à impulsion électrique (arme de catégorie B) alors que 3% des blancs ont été tués avec une telle arme. Enfin aucun noir n’a été renversé par une voiture, mais ils ont d’avantage péri en détention que les blancs.

Il est impossible de donner des explications à ces chiffres, même si chacun peut émettre ses propres hypothèses.

Sur le site du Guardian qui a recensé les statistiques sur lesquelles nous nous sommes fondés pour réaliser cette étude, il est possible de lire les histoires des hommes abattus. Dans la catégorie « mort en détention », on trouve notamment les histoires d’hommes bel et bien morts en prison et non pas lors d’une course poursuite.

Justin Addler, un homme blanc, est mort après avoir été maîtrisé par les gardes de la prison fédérale où il était incarcéré. Les autorités ont déclaré que que l’homme s’était barricadé dans sa cellule et avait brandi une arme sur l’officier. Selon le Indystar, il avait été arrêté pour trafic de cocaïne et possession illégale d’arme à feu.

Darius Robinson est un autre détenu tué par ses geôliers. Alors qu’il essayait de s’enfuir, il a été immobilisé par les gardes qui ont vaporisé une bombe lacrymogène en direction de son visage, avant de procédé à une prise d’étranglement. The DailyBeast confie que selon l’inspecteur médical, l’homme serait mort à cause d’une « asphyxie due à un compression manuelle sur la nuque. » Darius Robinson avait été arrêté au motif qu’il n’avait pas versé les pensions alimentaires dont il était le débiteur.
Les statistiques : une arme politique manipulable

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Récemment Donald Trump tweetait que « les noirs sont responsable de 81% des homicides envers les blancs. » Une chose semble certaine: les chiffres statistiques sont une arme politique utilisées par tous les partis.

Cependant il est important de rappeler que même lorsqu’elles sont justes, les statistiques sont facilement manipulables, c’est pourquoi il est toujours important de vérifier ses sources et de contrôler les méthodes utilisées pour la récolte de données qui nous sont proposées. Si on reprend un exemple cité plus haut, on voit que 135 noirs ont été tués en 2016 par la police américaine, contre 269 blancs. A première vue les blancs sont plus touchés par ces violences, mais si on rapporte le nombre de tués sur leur population ethnique, on constate qu’en proportion les noirs sont d’avantage ciblés par la police que les blancs (0.0003% de la population noire a été tuée par un policier en 2016 contre 0.0001% pour la population blanche).

Pas ou peu de statistiques ethniques en Europe

En Europe, difficile de savoir si les personnes au teint halé sont plus souvent contrôlées que les blondes aux yeux bleus. Il est en effet impossible de vérifier si une quelconque discrimination raciale existe en Belgique, les statistiques ethniques étant interdites par l’article 24 de la loi du 4 Juillet 1962 relative à la statistique publique, mise à jour en 2006.

En France, traiter des données à caractère personnel faisant « apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques  » a été jugé inconstitutionnel en 2007.

D’ailleurs au sein de l’Union Européenne, mis à part la Grande Bretagne, les Pays-Bas et certains pays de l’est, les états n’autorisent pas la collecte de statistiques ethniques pour des raisons diverses, les plus récurrentes étant la lutte contre la discrimination et la promotion de l’intégration.

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