DÉBAT« DE QUOI LA BURQA PRIDE EST-ELLE LE NOM ? » CENSURE PAR LE PS

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Communiqué de presse
DÉBAT« DE QUOI LA BURQA PRIDE EST-ELLE LE NOM ? » CENSURE PAR LE PS

Quart d’X, collectif antiracismes, souhaitait revenir sur la manifestation Burqa Pride, organisée il y a un an à l’ULB. A l’époque, plusieurs dizaines de personnes – syndicalistes, étudiant.e.s, militant.e.s de gauche, indigènes ou non -, entendaient protester contre la tribune laudative accordée à Caroline Fourest, « porte-parole de l’islamophobie de gauche » comme l’a définie Alain Gresh, du Monde diplomatique. Ils voulaient dénoncer un discours islamophobe, relayé partout dans les médias et les discours politiques, perçu comme alimentant l’extrême-droite et occultant les problèmes socio-économiques réels auxquels est confrontée la société. Le traitement médiatique donné à cette manifestation validait, de fait, ce qui était dénoncé. A savoir un racisme institutionnel migraphobe, qui construit une partie de la population comme le principal danger auquel la société devrait faire face.

Au départ, Quart d’X voulait organiser ce débat à l’ULB, sous forme d’un débat respectant toutes les formes et conditions imposées par la hiérarchie universitaires. Las, tout le monde a refusé. Eddy Caekelberghs, Edouard Delruelle, Caroline Fourest elle-même, ont été invités, parmi de nombreux autres, à venir débattre des enjeux de la Burqa Pride, sans succès : tous se sont montrés hostile à l’idée de débattre, au motif que « tout a été dit », ou ont simplement ignoré l’invitation.

Quart d’X a donc décidé d’organiser ce débat ailleurs. Et de donner la parole aux voix minoritaires, principales victimes du discours islamophobe. Souhail Chichah, qui a payé de sa personne puisqu’il a été exclu de l’ULB, où il était assistant et doctorant, au motif qu’il avait participé à la Burqa Pride (on l’a même présenté comme « l’instigateur » de la manifestation, allant jusqu’à le qualifier d’assassin de la démocratie dans le journal «Le Soir ») était appelé à expliquer son point de vue et ses idées, dans le cadre d’un débat « privé ». Salle a donc été trouvée et louée.

C’était compter sans l’intervention du parti socialiste, décidément hostile à l’expression d’une parole dissonante. Philippe Delfosse, administrateur délégué de l’asbl CEMôme, gestionnaire de la salle louée, qui avait pourtant signé une convention de location en bonne et dûe forme, reçu le paiement de la location, a rompu les termes du contrat et empêché l’accès à la salle, le jour-même. Qui trouve-t-on dans le conseil d’administration de cette asbl, prête à dénoncer une convention commerciale pour exercer une censure politique ? Des édiles socialistes. Alain Hutchinson, Jean Spinette et Cathy Marcus… Bourgmestre PS ff de St-Gilles, commune de M. Picqué, Ministre-Président de la Région Bruxelles-Capitale.

Alors de quoi a peur le PS ? Que Souhail Chichah, comme tant d’autres, dénonce un racisme institutionnel véhiculé par ceux-là mêmes qui sont censés le combattre ? Qu’il remette en question la gauche dite progressiste, qui, sous couvert de féminisme ou de laïcité défend l’exclusion et la limitation des libertés individuelles ? Qu’il dise aux mouvements considérés comme « antiracistes » : votre discours, les politiques que vous préconisez, contribuent aux discriminations sociales, économiques et culturelles des plus démunis ? Et qu’il s’adresse à ceux qui subissent ces discriminations au quotidien : les populations « d’origine étrangère » étant les premières victimes de la crise ? Exclues du marché du travail, de l’accès au logement, de l’éducation, cataloguées comme sexistes, extrémistes ou islamistes, au titre de leur généalogie, elles représentent aujourd’hui un bouc-émissaire de choix, celui qui porte toutes les contradictions du système.

Quart d’X dénonce donc la censure. Et va porter plainte contre l’asbl CEMôme pour rupture de contrat. Mais aussi contre son conseil d’administration pour censure politique. Dans un Etat de droit, démocratique, que des élus politiques du PS, qui s’érige en défenseur de la liberté d’expression, de l’égalité des droits et de la défense des opprimés, pratique la censure, c’est inacceptable. Et c’est illégal.

« Qui a peur de ce débat ? Pourquoi ? »

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