Veillée à l’ambassade de Nouvelle-Zélande pour les victimes des attentats

Veillée à l’ambassade de Nouvelle-Zélande pour les victimes des attentats

Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées, vendredi soir de 20H00 à 22H00, devant l’ambassade de Nouvelle-Zélande à Bruxelles, située avenue des Nerviens, pour une veillée en hommage aux victimes des attentats islamophobes qui ont eu lieu ce jour dans deux mosquées à Christchurch et qui ont fait au moins 49 morts et une vingtaine de blessés.
Les participants ont laissé des messages aux victimes et à leurs familles sur une grande banderole posée à plat sur la devanture de l’ambassade, où un registre de condoléances a également été ouvert dans la journée.

Des bougies ont été allumées, une prière du Coran dite et une minute de silence respectée. Ce moment de recueillement silencieux a fait place à quelques discours. « C’est le plus grand attentat jamais commis sur le sol d’un pays occidental contre des populations musulmanes », souligne Khadija Senhadji, porte-parole du Collectif Rosa Parks Belgique, à l’initiative de la veillée. « C’est une tragédie qui s’ancre dans un contexte qui prête le flanc à des actes islamophobes. Le tueur, qui a rédigé un manifeste, a puisé son inspiration dans les idées défendues par Marine Le Pen ou encore par les théoriciens du grand remplacement en France, des gens qui vivent en Europe. Cette hystérie qui se développe autour de l’islam est alimentée par les politiques et les médias. » Ce collectif, qui lutte contre le « racisme politique », pointent les dispositifs d’exception qui ont permis de multiplier les perquisitions et les contrôles dans le cadre du plan Canal, la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux ou encore le manque d’intervention de l’Etat pour ceux emprisonnés au Maroc comme Ali Aarrass. « On crée de façon tout à fait légale un statut de sous-citoyenneté, qui est pleinement assumé, et après on parle d’intégration à des gens qui ne sont plus considérés comme des citoyens à part entière », dénonce Khadija Senhadji. « On est soumis à un devoir d’exemplarité et en cas de crime, un Belgo-Marocain risque une double peine. » (Belga)
Publié le à BRUXELLES (BELGIUM)

Bruxelles Panthères adresse toutes ses pensées aux familles et proches des victimes de la terrible attaque islamophobe de Christchurch, qui a fait 49 morts et plusieurs dizaines de blessés. Allah Yarhamhoum. Cet évènement sonne comme un terrible rappel à la réalité pour ceux qui encore aujourd’hui persistent à nier l’existence de l’islamophobie et la légitimité à la combattre. Les tueurs suprémacistes blancs se succèdent et s’imitent, et on persiste à présenter leurs actes comme le fait de déséquilibrés solitaires. Or ces actes se fondent sur une représentation du monde qui est loin d’être réductible aux délires complotistes de la fachosphère. L’auteur de ces attaques révèle, dans le manifeste qu’il a laissé pour motiver ses actes, une obsession du déclin de l’Occident et de la menace que les non-blancs feraient peser sur l’avenir démographique des population blanches européennes. Il révèle également l’horreur que lui a inspiré le spectacle d’une France submergée d’«envahisseurs» musulmans, migrants, ou réfugiés.

Son idéologie n’est qu’une des déclinaisons radicales de la narration hégémonique sur la guerre intérieure et extérieure contre le terrorisme, sur les migrations et la menace civilisationnelle que l’islam ferait peser sur les sociétés occidentales sécularisées. Cette narration est le fondement des politiques migratoires racistes, des lois islamophobes et des interventions impérialistes qui frappent les peuples du Sud.

La mentalité d’assiégé qui préside et ouvre la voie aux passages à l’acte de ce type n’est pas que le fait d’une minorité d’exaltés. Elle est le fruit de cette offensive politique et médiatique générale à laquelle participent tous ceux qui agitent chaque jour le spectre de la menace musulmane, et ceux qui chaque jour excluent, discriminent, ou bombardent. Cette mentalité d’assiégé tue.

La sortie de cette logique meurtrière passe par la mobilisation et l’organisation de tous ceux qui luttent pour un monde débarrassé du colonialisme et du racisme structurel.

 

Les victimes sont âgées de 3 à 77 ans. Parmi eux des palestiniens , des tunisiens, des pakistanais, des indiens, des yéménites, des somaliens, des égyptiens, des jordaniens, des saoudiens, des syriens et des afghans.

Mucad Ibrahim, 3 ans, est la plus jeune victime de ces attaques. Il aurait tenté de fuir alors que son père, blessé, faisait le mort aux côtés d’Abdi Ibrahim, son grand frère, pour échapper aux tirs. La famille avait d’abord signalé sa disparition avant que la mort du jeune garçon ne soit confirmée.

 

Abdullahi Dirie, 4 ans
Sayyad Milne, 14 ans

Hamza Mustafa, 16 ans*

Talha Naeem, 21 ans et son père Rashid Naeem, 40 ans*

Naeem Rashid s’est sacrifié en essayant de désarmer le terroriste qui a ouvert le feu . Son fils de 21 ans, Talha, a aussi été tué. Le héros Naeem Rashid est décédé à l’hôpital.

 

Tariq Omar, 24 ans

Ozair Kadir, 24 ans

Ansi Alibava, 25 ans

Syed Areeb Ahmed, 26 ans

Ramiz Arifbhai Vora, 28 ans*

 

Mojammel Hoq, 30 ans

Farhaj Ahsan, 30 ans

Atta Elayyan, 33 ans

D’origine palestinienne et koweïtienne, il était gardien de but au sein de l’équipe nationale de futsal néo-zélandaise. Son père Mohammed Elayyan, qui a été blessé, avait co-fondé l’une des mosquées en 1993.

Hussein Al-Umari, 35 ans

Junaid Ismail, 36 ans

Mohammed Omar Faruk, 36 ans

Osama Adnan Abu Kwik, 37 ans

Zeehan Raza, 38 ans

Kamel Darwish, 39 ans

Haroon Mahmood, 40 ans

Sohail Shahid, 40 ans

[Nom et prénom supprimés], 42 ans
Syed Jahandad Ali, 43 ans

Husna Ahmed, 44 ans

Khaled Alhaj Mustafa, 45 ans*
Mohammed Imran Kahn, 47 ans

Mathullah Safi, 55 ans

Amjad Hamid, 57 ans

Lilik Abdul Hamid, 58 ans

Mohamedali Arifbhai Vora, 58 ans*
Ghulam Hussain, la soixantaine*
Karam Bibi, la soixantaine*
Abdelfattah Qasem, 60 ans


Musa Vali Suleman Patel, 60 ans

 

Ashraf Ali, 61 ans

Mohsin Al-Harbi, 63 ans

Ali Elmadani, 65 ans
Maheboob Khokhar, 65 ans

Linda Armstrong, 65 ans

Muhammed Abdusi Samad, 66 ans

Ahmad Gamaluddin Abdel Ghani, 68 ans
Mounir Soliman, 68 ans

Hussein Moustafa, 70 ans

Abdukadir Elmi, 70 ans
Haji-Daoud Nabi, 71 ans

C’est la première victime de Brenton Tarrant. Nabi avait quitté l’Afghanistan à la fin des années 70 avec sa famille. C’est la première personne que le terroriste a croisé à l’entrée de la mosquée. Ses derniers mots étaient “hello brother”.

Musa Nur Awale, 77 ans
Ashraf al-Masri
Dimanche 17 mars, Zakaria Bhuiyan est toujours porté disparu.

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