POUR LA LIBÉRATION DE MUMIA ABU JAMAL, PRISONNIER POLITIQUE

POUR LA LIBÉRATION DE MUMIA ABU JAMAL, PRISONNIER POLITIQUE

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URGENT:DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR LA LIBÉRATION DE MUMIA ABU JAMAL, PRISONNIER POLITIQUE

Pour signer la pétition américaine pour la divulgation publique des dossiers de police et des dossiers du procureur dans l’affaire MAJ et la libération immédiate du journaliste Mumia Abu Jamal, envoyez un email à infomumia@gmail.com avec pour objet “International Letter for Mumia.” Dans le corps du message, merci d’écrire vos noms et prénoms ainsi que soit votre organisation soit votre profession, vous pouvez également indiquer votre pays. Il n’est pas utile de copier-coller la lettre traduite en français, elle ne sert qu’à votre information. Pensez à faire tourner la pétition auprès d’individus et organisations intéressés, merci FREE MUMIA NOW! FREE ALL POLITICAL PRISONERS! THE POWER OF TRUTH IS FINAL! D. H. Diallo, présidente de Just Justice

Le 9 décembre 2017

Aux: Gouverneur de Pennsylvanie Tom Wolf et Procureur de Philadelphie Larry Krasner

De: Membres Concernés de la Communauté Internationale

UN APPEL POUR QUE LES DOSSIERS DU PROCUREUR ET DE LA POLICE EN RAPPORT AVEC L’AFFAIRE MUMIA ABU-JAMAL SOIENT RENDUS PUBLICS ET POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DE MUMIA ABU-JAMAL

Nous, soussignés, à titre individuel ou en tant que membres d’organisations de la communauté internationale, concernés par la question des droits de l’homme, attirons votre attention sur un exemple flagrant de violation des droits de l’homme dans vos juridictions respectives: le cas de Mumia Abu-Jamal. Plus précisément, nous faisons appel à vous, en tant que principaux responsables qui avez le pouvoir de déterminer le sort d’Abu-Jamal, pour:

1. Veiller à ce que tous les dossiers du procureur et de la police concernant le cas d’Abu-Jamal soient rendus publics car le tribunal de première instance examine actuellement l’implication potentielle du Juge de la Cour Suprême Ronald Castille, aujourd’hui à la retraite, dans un conflit d’intérêt lorsqu’il examinait le dossier d’Abu Jamal en tant que Juge de la Cour Suprême de Pennsylvanie.

2. Libérer Abu-Jamal de son incarcération immédiatement. Cela étant donné les nombreuses preuves de son innocence et encore plus de preuves des fautes professionnelles de la part de la police, du Ministère Public et de l’appareil judiciaire. Son incarcération injuste comprend près de 30 ans dans le couloir de la mort, il a manqué par deux fois d’être exécuté, il a attrapé une maladie en prison qui a failli l’emporter, et le manque de traitement en temps voulu de son hépatite-C a conduit à une cirrhose du foie qui constitue une menace potentielle pour sa vie.

C’est pourquoi nous exigeons la libération immédiate de Mumia Abu Jamal.

RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE ET MISE À JOUR DES ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

Mumia Abu-Jamal est un prisonnier politique américain de renommée internationale, largement honoré pour ses accusations percutantes contre les injustices raciales et la brutalité du pouvoir impérialiste des États-Unis (des rues du monde entier portent son nom, des villes du monde entier l’ont élevé au rang de Citoyen d’Honneur ; notamment la Citoyenneté Honoraire de Paris). Au départ, alors qu’il était porte-parole du Black Panther Party à 15 ans, Abu-Jamal a été pris pour cible afin d’être «surveillé» et «neutralisé», c’est-à-dire assassiné par le FBI et son tristement célèbre programme de contre-espionnage, conçu et mis en œuvre par J. Edgar Hoover. À l’âge de 26 ans, Abu-Jamal était un journaliste radio primé, suivi par une large audience et connu sous le nom de «la voix des sans-voix». Il défendait ouvertement l’organisation MOVE et d’autres individus et organisations « ciblées ».

Le 9 décembre 1981, au milieu d’une altercation dans la rue, Abu-Jamal a été grièvement blessé par balle et brutalement tabassé par la police. Victime d’un coup monté, il a été accusé du meurtre du policier Daniel Faulkner et condamné à mort, après un simulacre de procès. Abu-Jamal est innocent. L’Ordre Fraternel de la Police (FOP), et ceux qui soutiennent politiquement et financièrement cette organisation, continuent de réclamer la mort d’Abu-Jamal et considèrent que c’est un crime qu’il ait survécu.

Les contestations judiciaires de la condamnation d’Abu-Jamal dénoncent l’injustice systémique du système américain d’injustice criminelle. La police et l’accusation ont fabriqué la preuve de la culpabilité de Mumia : la preuve balistique était fausse, les témoins ont été contraints de mentir, et la soi-disant confession a été fabriquée. La preuve de l’innocence d’Abu-Jamal était connue de la police sur le lieu même du crime. La police savait que l’agent Faulkner avait été abattu par quelqu’un d’autre qu’Abu-Jamal. De nombreux témoins ont vu le tireur probable s’enfuir de la scène du crime.

Les droits à une procédure régulière et à un procès équitable ont été refusés, notamment le droit à un jury sélectionné sans discrimination raciale, le droit à un avocat au choix de l’accusé, le droit de se représenter lui-même, le droit à des ressources pour contester les arguments de l’accusation et c’est à l’accusation qu’il revient de prouver la culpabilité, hors de tout doute raisonnable.

Le coup monté à l’encontre d’Abu-Jamal n’a pas commencé ni cessé avec la police et l’accusation. Le système judiciaire américain et ses juges sont de plus en plus reconnus comme ayant des préjugés de race et de classe et ils sont en grande partie responsables de l’incarcération de masse que nous observons aux États-Unis. Le juge du procès et celui après la condamnation était l’infâme juge Albert Sabo, connu comme le «roi du couloir de la mort» pour avoir condamné à la peine capitale plus de personnes que tout autre juge dans l’ensemble des États-Unis. En tant que juge lors du procès et juge de chaque procédure d’appel après condamnation, malgré la dénonciation internationale par des experts juridiques de sa pratique et ses décisions biaisées dans la salle d’audience, Sabo a refusé chaque appel à la condamnation d’Abu-Jamal de 1982 à 1997!

En 2002, une sténographe judiciaire a révélé qu’au début du procès de 1982, elle avait entendu le juge Sabo dire à un autre juge qu’il allait «les aider à faire frire le « nègre » ». La révélation évidente du racisme crasse du Juge Sabo n’a pas été considérée comme pertinente par un juge de Philadelphie, Pamela Dembe, qui a estimé que le langage de Sabo était odieux, certes, mais a affirmé qu’il avait néanmoins été juste pendant le procès et avait fait montre d’aucun préjugé racial…

Dembe a également statué que la confession d’un homme qui a juré que c’était lui, et non Abu-Jamal, qui avait tiré et tué l’officier de police Faulkner, ne devrait pas être entendu par le tribunal. En 2003, la Cour Suprême de Pennsylvanie (PA) a confirmé ces décisions et a refusé à Abu-Jamal un nouveau procès.

Après avoir échappé à deux mandats d’exécution en 1995 et 1999, en raison de manifestations internationales très importantes, emprisonné depuis 36 ans, dont presque trente dans le couloir de la mort, Abu-Jamal continue de lutter contre sa condamnation dans les tribunaux, avec un soutien citoyen international qui s’étend des États-Unis vers l’Europe, l’Amérique latine, le Japon et l’Afrique du Sud.

En décembre 2001, un juge de la Cour fédérale a jugé que la condamnation à mort d’Abu-Jamal était illégale. Mais Abu-Jamal est resté enfermé à l’isolement dans le couloir de la mort pendant dix autres années puisque que le procureur a fait appel de cette décision à deux reprises devant la Cour d’appel fédérale et deux fois ensuite devant la Cour suprême des États-Unis. Après que le procureur a perdu devant les tribunaux en tentant de rétablir sa condamnation à mort, Abu-Jamal a enfin été transféré hors du couloir de la mort en décembre 2011. Le procureur de Philadelphie a condamné péremptoirement Abu-Jamal à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Une peine d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle est une condamnation à une peine de mort lente en prison.

Par la suite, le FOP a tenté à diverses reprises de faire taire Abu Jamal en l’empêchant de publier ses écrits mais a perdu grâce à une puissante bataille juridique citoyenne.

Pourtant, la persécution d’Abu-Jamal a continué incluant les pratiques critiquables de la médecine en prison qui ont eu des conséquences dramatiques quand Mumia Abu Jamal a failli mourir d’un choc diabétique, a souffert d’une maladie de peau mal traitée, douloureuse et débilitante. A cause du refus prolongé de la prison de traiter l’hépatite C, Abu-Jamal souffre aujourd’hui d’une cirrhose du foie. Il arrive que la cirrhose du foie se transforme en cancer ; elle réduit, en tout cas, l’espérance de vie. Il a fallu une protestation internationale soutenue et l’ordre d’un juge pour qu’Abu-Jamal soit finalement traité de manière appropriée et reçoive finalement le remède contre l’hépatite C. Lui refuser ce remède était un châtiment cruel et inhumain.

Aujourd’hui, Abu-Jamal est à nouveau devant les tribunaux de Pennsylvanie pour une nouvelle contestation judiciaire au motif que le Juge de la Cour Suprême de Pennsylvanie, Ronald Castille, était en conflit d’intérêts lorsqu’il a rejeté les appels d’Abu-Jamal de 1998 à 2014. Cette nouvelle action est basée sur un précédent, une décision de la Cour Suprême des États-Unis, dans l’affaire Williams c. Pennsylvanie, qui avait statué que quand un juge a été personnellement impliqué dans une décision en tant que procureur, il viole le droit de l’accusé à un réexamen judiciaire impartial, s’il siège plus tard, en tant que juge de la Cour suprême de l’État, et prononce un jugement sur la même affaire. Castille était le procureur élu de Philadelphie pendant le premier processus d’appel d’Abu-Jamal, après sa condamnation et sa condamnation à mort, de 1986 à 1991. Il a été juge à la Cour suprême de Pennsylvanie de 1994 à 2014, période au cours de laquelle le cas d’Abu-Jamal lui a été présenté à maintes reprises.

Castille a été élu procureur puis juge avec le soutien du FOP. Il a fait campagne pour devenir juge de la Cour Suprême en se vantant d’avoir envoyé 45 hommes dans le couloir de la mort. Compte tenu de ses positions favorables à la police et à la peine de mort, il ne fait aucun doute que Castille avait un intérêt personnel important à maintenir la condamnation et la peine de mort d’Abu-Jamal. Abu-Jamal a demandé au juge Castille de se récuser, c’est-à-dire de ne pas se prononcer sur ses appels en 1996 et encore en 2012. Castille a rejeté les deux demandes en insistant sur le fait qu’il pouvait être juste.

La décision de la Cour Suprême dans l’affaire Williams a relancé un nouveau combat juridique pour la libération d’Abu-Jamal. Depuis août 2016, des demandes ont été faites pour que le bureau du procureur ouvre ses dossiers et documents qui montrent l’intérêt personnel de Castille dans le cas d’Abu-Jamal. Le procureur a soit essayé de gagner du temps, soit nié l’existence de mémos et de dossiers. Il rend maintenant public, à contrecœur, la preuve des actions de Castille pour obtenir des mandats d’exécution signés contre des « tueurs de flic » condamnés. Mais, à ce jour, le procureur fait valoir que cela ne prouve pas l’implication directe de Castille dans le cas d’Abu-Jamal. Nous exigeons la divulgation publique complète des dossiers de la police et de ceux du bureau du procureur. Si Abu-Jamal gagne ce nouveau défi, il y aura un nouvel appel, ouvrant la porte à une annulation de sa condamnation.

La lutte d’Abu-Jamal pour obtenir un traitement contre l’hépatite C a permis, grâce à une décision de la Cour Fédérale, qu’il soit traité médicalement. Cette décision sert maintenant de précédent pour tous les prisonniers de Pennsylvanie mais aussi pour les prisonniers des autres états atteints de cette maladie.

La contestation judiciaire d’Abu-Jamal contre les préjugés judiciaires dans son cas est une attaque contre la prévalence d’un tel parti pris de la part des juges des cours d’assisses.

Que les dossiers de l’État poursuivant Abu-Jamal en justice soient rendus publics et ils révèleront le coup monté contre cet homme innocent et, potentiellement, contre d’autres.

Mumia Abu-Jamal n’aurait jamais dû être arrêté ou condamné. Sa vie est en danger à chaque minute où il reste emprisonné. Nous ne pouvons pas le laisser mourir en prison à cause d’une maladie causée par la prison ou de vieillesse!

Nous exigeons:

La divulgation publique des dossiers de la police ainsi que ceux du bureau du procureur!

La libération immédiate de Mumia Abu Jamal !

Pour signer la pétition américaine pour la divulgation publique des dossiers de police et des dossiers du procureur dans l’affaire MAJ et la libération immédiate du journaliste Mumia Abu Jamal, envoyez un email à infomumia@gmail.com avec pour objet “International Letter for Mumia.” Dans le corps du message, merci d’écrire vos noms et prénoms ainsi que soit votre organisation soit votre profession, vous pouvez également indiquer votre pays. Il n’est pas utile de copier-coller la lettre traduite en français, elle ne sert qu’à votre information. Pensez à faire tourner la pétition auprès d’individus et organisations intéressés, merci

FREE MUMIA NOW! FREE ALL POLITICAL PRISONERS! THE POWER OF TRUTH IS FINAL!

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