Libérons Mumia !

Libérons Mumia !

Mumia

Les soutiens américains à Mumia se sont à nouveau rendus hier à la prison de Frackville afin d’exiger que l’administration pénitentiaire autorise des médecins spécialistes et indépendants à consulter Mumia. A cette occasion, Johanna Fernandez, Pam Africa et Abdul Jon ont rencontré Mumia. Toujours très faible, il semblait cependant être mieux que lors des visites précédentes en raison sans doute de l’injection d’insuline dont il avait bénéficié juste avant la visite. Il n’a toutefois toujours pas eu la possibilité de consulter des spécialistes, ni pour son diabète, ni pour l’excéma. L’amélioration de son état n’est que très légère si l’on en juge par les très grandes difficultés à sortir de son fauteuil roulant et à se déplacer en marchant. Il a en toutefois tenu à ce que des photos soient prises en position debout. Mumia a exprimé à ses visiteurs qu’il vivait mal le fait d’être diminué physiquement et mentalement. Incapable de soutenir son corps, il est tombé en se rendant à la salle de bain de l’infirmerie, restant 45 minutes sur le sol avant qu’un prisonnier et un médecin lui viennent en aide.

Johanna, Pam et Abdul témoignent qu’ils ont partagé avec Mumia un moment émouvant à la lecture de deux courriers, l’un en provenance d’élèves du New Jersey et l’autre de l’Union des étudiants de Phildadelphie. Mumia souriaient de la touchante attention dont il était l’objet.

Les deux photos n’ont d’autre objet que de vous faire partager la réalité de l’état physique de Mumia. Difficiles à supporter de telles images ! Raison de plus pour exiger un comportement plus humain des autorités américaines afin que son état de santé soit pris en charge par des médecins spécialistes et indépendants.

En France, nous vous invitons à intervenir (et à ré-intervenir) auprès de l’Ambassadrice des Etats-Unis à Paris, SE Madame Jane D. Hartley :

  • par tél : 01 43 12 22 22
  • par fax : 01 42 66 97 83
  • par mail : ParisNIV@state.gov

En Belgique, nous vous invitons à intervenir (et à ré-intervenir) auprès de l’Ambassadrice des Etats-Unis à Bruxelles, SE Madame Denise Campbell Bauer :

  • par tél : (32-2) 811-4000
  • par fax : (32-2) 811-4500
  • par mail : ircbrussels@state.gov
  • par courrier postal : Ambassade des Etats-Unis d’Amérique
    27 Boulevard du Régent
    B-1000 Bruxelles

Cliquez sur ce lien pour signer la pétition en ligne des soutiens américains à Mumia
à l’adresse des autorités pénitentiaires et du gouverneur de Pennsylvanie.

Mumia Group April 6, 2015

Mumia April 6, 2015_1

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Mumia Abu Jamal

Mumia Abu-Jamal est né le 24 avril 1954. Né Wesley Cook, Mumia choisira ce prénom swahili au lycée, sous l’influence d’un enseignant d’origine kenyane. Il y ajoutera “Abu-Jamal” à la naissance de son premier fils, Jamal. A l’âge de 14 ans, Mumia est arrêté et battu pour avoir protesté contre un meeting du candidat ultraraciste George Wallace, à Philadelphie. Peu après, il est fiché par le FBI pour avoir voulu rebaptiser son lycée “Malcolm X”.

En 1969, le jeune homme est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Le FBI le considère comme l’une des personnes “à surveiller et interner en cas d’alerte nationale”.

Il est l’une des cibles du Cointelpro (programme d’infiltration et de contre-espionnage) dont seront victimes Leonard Peltier et d’autres membres de l’Américan Indian Movement et des Black Panthers.

Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia est surnommé “la voix des sans-voix” pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Depuis 1978, il dénonce la violente répression qui frappe la communauté MOVE et, en 1981 suit le procès de son fondateur, John Africa, qui sera acquitté des charges fabriquées contre lui. Le soutien de Mumia à MOVE exaspère les politiques et la police de Philadelphie et lui vaut le renvoi d’une des stations de radio où il exerce. Pour faire vivre sa famille, Mumia est contraint de travailler comme taxi de nuit.

Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d’une fusillade dans le quartier sud de la ville, où il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d’un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d’antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d’un juge recordman de la sentence…

Mumia est “le coupable idéal”

http://mumiabujamal.com/

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