De quoi la Burqa pride est-elle le nom ?

De quoi la Burqa pride est-elle le nom ?

Une hystérie politico-médiatique aux relents racistes et islamophobes vient de secouer la Belgique francophone. En cause : une « Burqa pride » organisée par un collectif de militants à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Fallacieusement décrits comme des « intégristes islamistes », ces «  assassins de la démocratie  » ont commis un abominable crime : chahuter une tribune donnée par l’ULB à la journaliste française Caroline Fourest. Désigné comme l’instigateur du chahut, Souhail Chichah, chercheur à l’ULB et Belge d’origine marocaine, est devenu en 24 heures « l’ennemi public n°1 » des libertés démocratiques. Son licenciement est exigé à grands cris par plusieurs élites du pays. Depuis le 22 février, il fait l’objet d’une fulgurante « instruction disciplinaire » visant « une suspension d’un mois ou le renvoi pur et simple » … Cette diabolisation ahurissante confirme le règne d’un « deux poids deux mesures » structurel dans nos sociétés francophones. Selon que vous soyez essentialisé « blanc » ou « arabe » et « noir », votre droit à la contestation pacifique sera ou non criminalisé.

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« Dégage, sale nègre ! » ou le continuum colonial

Depuis plus d’un mois, les Congolais de Belgique manifestent contre la réélection truquée du dictateur Joseph Kabila en RDC. D’interdictions officielles en tolérances quadrillées, le droit de protester leur est désormais refusé sur Bruxelles. Déni de droit qui s’est doublé d’une nouvelle agression de Belges d’origine congolaise par des policiers fous furieux. Le « crime » de Cathy et Julie Mubenga ? Avoir manifesté ? Avoir commis des déprédations ? Incendié une voiture ou détruit une vitrine commerciale ? Non : être « nègres » au mauvais endroit, au mauvais moment ! Coup de projecteur sur cette sauvagerie policière négrophobe bénéficiant d’une totale impunité politique …

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