Ce que pourrait être une gauche antiraciste

 

 

 

Bonnes feuilles de « Race et capitalisme », éd. Syllepse

 

jeudi 21 juin 2012

Ce que pourrait être une gauche antiraciste

par Félix Boggio Éwanjé-Épée et Stella Magliani-Belkacem

Lorsque l’on souhaite envisager la question raciale dans une perspective matérialiste et critique en France, on se trouve dans un embarras théorique qui n’est pas dissociable d’une situation politique. Si de nombreux et de nombreuses acteurs et actrices du paysage des politiques d’émancipation s’accordent sur une opposition abstraite au racisme, ce dernier enjeu est bien celui qui donne à voir le plus de confusion dans la gauche intellectuelle et politique, toutes traditions confondues.

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Une autre civilisation s’impose

Meeting du PIR le 7 mai 2012 à Bagnolet : 
 par le Groupe des Associations de Bagnolet et le Parti des Indigènes de la République

A l’occasion de l’anniversaire de la grande victoire anticolonialiste de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954. En souvenir des massacres de Sétif et Guelma en Algérie le 8 mai 1945, jour de la victoire contre le nazisme. Pour célébrer le Cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie. 24h après l’élection d’un nouveau président « de tous les Français ».

Le Parti des indigènes de la république (PIR) organise en collaboration avec le Groupe des Associations de Bagnolet, une conférence/débat le 7 mai 2012 au Cin’hoche, à Bagnolet

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Angela Davis – Racisme et Capitalisme

Le racisme monte. Aujourd’hui, vous êtes sous Etat d’urgence et, je me souviens de ce que cela signifiait en 1961, alors que j’étais à Paris pour mes études : les Algériens étaient victimes d’un racisme qui m’avait fait pensé au système ségrégationniste américain. Dire aujourd’hui que la colonisation ait pu avoir un rôle positif est abject et raciste. Malheureusement, ce que cela montre c’est que la poussée de l’extrême droite est aussi une réalité en France et pas seulement aux USA. De plus, toute la politique française semble empreinte de racisme, c’est une question qui va être importante à résoudre pour tous ceux qui veulent un changement social.

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Hier Bobby Sands aujourd’hui Khader Adnan (video)


Au terme d’une grève de la faim mémorable, qui fut suivie par de très nombreux médias internationaux, au terme de cette lutte, lutte à mort, hélas, Bobby Sands et ses compagnons de lutte sont devenus de véritables symbole du combat des militants politiques contre l’emprisonnement, l’arbitraire policier, la rétention, (a fortiori sans statut de détenu politique mais le plus souvent selon le régime des « droits communs »).

C’est avec encore plus d’actualité que nous apparaît aujourd’hui le souvenir de la mort de Bobby Sands et de ses compagnons irlandais au terme d’une grève de la faim de plus de deux mois.

Et le lien entre Bobby Sands et ses compagnons, et les prisonniers palestiniens, est également historique, au cœur même de leurs histoires : ce sont tous et toutes des victimes du « glorieux » Empire britannique, de part et d’autre de la Méditerranée… L’Irlande ici et la Palestine là-bas, tous, « dommages collatéraux » de l’impérialisme britannique et de son infâme politique.

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Palestine, ces prisonniers ignorés en grève de la faim

Palestine, ces prisonniers ignorés en grève de la faim

mardi 8 mai 2012, par Alain Gresh

Imaginons un instant deux mille prisonniers politiques en Chine engagés dans une grève de la fin depuis plusieurs semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés dans un mouvement similaire en Russie. Il y a peu de doute que les télévisions et les radios, si promptes à se mobiliser sur les atteintes aux droits humains dans de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient de cette violation des droits élémentaires, appelleraient nos autorités à réagir et même à intervenir, à imposer des sanctions à Pékin ou à Moscou.

Il y a bien deux mille prisonniers politiques qui font la grève de la faim, mais en Palestine. Et l’information ne semble pas intéresser grand-monde. Mais nous le savons depuis longtemps, les Palestiniens, les Arabes, les musulmans ne sont pas vraiment des êtres humains comme les autres.

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BDS : « L’égalité ou rien ! »

 

Global BDS Movement

BDS pour les droits des Palestiniens : « L’égalité ou rien ! »

dimanche 6 mai 2012 – Omar Barghouti
The Nation

(JPG)

Le droit des Palestiniens à l’égalité n’est ni négociable ni relatif ; il est la condition sine qua non d’une paix juste en Palestine et dans la région. Comme Edward Saïd le disait : « L’égalité ou rien ! ».

Quiconque soutient l’autodétermination des Palestiniens en appelant simplement à la fin d’une occupation israélienne de 45 ans de la bande de Gaza et de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est, ne fait que défendre beaucoup des droits de seulement 38 % des Palestiniens, comptant sur les autres pour qu’ils acceptent l’injustice comme une fatalité. D’après les statistiques 2011, sur les 11,2 millions de Palestiniens, 50 % vivent en exil, beaucoup étant privés de leur droit énoncé par les Nations-Unies au retour dans leurs foyers d’origine, et 12 % sont des citoyens palestiniens d’Israël qui vivent sous un système de « discrimination institutionnelle, juridique et sociétale », selon le Département d’État US. Plus des deux tiers des Palestiniens sont des réfugiés ou des personnes déplacées à l’intérieur.

L’égalité des droits pour les Palestiniens, cela signifie, au minimum :

-  la fin de l’occupation et de la colonisation de 1967 par Israël,
-  la fin du système de discrimination raciale en Israël,
-  et le respect du droit des réfugiés palestiniens au retour sur leurs terres d’où ils ont été chassés par le nettoyage ethnique qu’ils ont subi durant la Nakba de 1948.

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« Leur sort est entre nos mains »

 

Khader Adnan, vendredi 4 mai 2012

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Louange à Allah et que la paix et les béné­dic­tions soient sur le Mes­sager d’Allah

Chers peuples libres du monde. Chers opprimés et privés de leurs droits dans le monde. Chers amis de notre peuple, qui vous êtes tenus à mes côtés avec une conviction inébran­lable en la liberté et la dignité pour mon peuple et pour nos pri­son­niers qui lan­guissent dans les prisons de l’occupation.

Chers femmes et hommes libres, jeunes et vieux, gens ordi­naires et élites intel­lec­tuelles de partout – je m’adresse à vous aujourd’hui avec un élan d’espoir et de douleur pour chaque Pales­tinien qui souffre de l’occupation de sa terre, pour chacun d’entre nous qui a été tué, blessé ou empri­sonné par l’Etat ter­ro­riste qui nie tout ce qui est beau dans nos vies, même le sourire de nos enfants et de nos familles. Je vous adresse ma pre­mière lettre après ma libé­ration – en priant qu’elle ne soit pas la der­nière – après qu’Allah m’ait accordé la liberté, la fierté et la dignité. J’ai été un « détenu admi­nis­tratif » dans les geôles de l’occupation pendant quatre mois, sur les­quels j’ai passé 66 jours en grève de la faim.

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«Ce qui se passe dans les prisons n’est pas humain»

Mobilisons-​nous pour sou­tenir les pri­son­niers actuel­lement en grève de la faim illimitée !

«Ce qui se passe dans les prisons n’est pas humain»

Depuis le 17 avril, 2000 prisonniers palestiniens mènent une grève de la faim. Ils exigent la fin du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifié la moindre charge et demandent une modification de leurs conditions d’enfermement (fin des mesures d’isolement, des mauvais traitements, des humiliations à l’encontre des visiteurs, de l’interdiction des visites pour les familles de Gaza…).

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