L’envie d’écrire cet article, je l’ai dans l’estomac depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, car comme de nombreuses personnes, j’ai souvent besoin de beaucoup de recul pour prendre nettement position sur des sujets qui me touchent personnellement.
Pendant longtemps, j’ai hésité à l’écrire car j’avais entre-temps pensé à mieux : matérialiser cette envie dans un projet d’écriture de livre, ce qui est en cours et qui je l’espère portera un fruit littéraire qui sera publié au plus tard dans les deux années qui viennent.
Toutefois, j’ai quand même décidé d’écrire l’article que vous lisez suite à des comportements que je trouve indignes et auxquels j’ai encore assisté dans certaines universités et dans certains milieux socioculturels récemment. J’ai aussi décidé de l’écrire suite à la résurgence de débats sur ce qu’on appelle ici en Europe « le bledard », pour désigner de façon caricaturale l’Africain qui vient de débarquer en Europe et que l’on suppose moins « civilisé » et plus « sauvage » que soi-même.