Zemmour « face à la rue » à Drancy, telle était la promesse de la nouvelle émission de Morandini, dans laquelle il a proposé à des personnalités politiques d’aller à la rencontre des badauds. Bien entendu, dans la réalité, la rencontre est loin d’être aussi naturelle et spontanée qu’elle le prétend. Le parcours est déjà tracé et les intervenants sélectionnés. Nous avons pu constater en nous rendant directement au point de rendez-vous et en voyant comment les volontaires les plus véhéments étaient écartés. De plus, l’accueil de Zemmour par les habitants a été beaucoup plus hostile que ce que laisse penser CNEWS.
Rencontre autour des violences racistes et d’Etat au Mexique et en Belgique
A l’occasion de la venue en Belgique de la délégation des zapatistes de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) et du CNI (Congrès Nationale Indigène).
Dans le cadre de sa participation au réseau d’accueil des zapatistes (RAZB), Bruxelles Panthères organise une rencontre avec une délégation zapatiste venue du Chiapas insurgé, dans le sud du Mexique
Vendredi 29 octobre 2021
Juifs, musulmans. Le grand complot contre la civilisation occidentale
Reza Zia-Ebrahimi, Antisémitisme et islamophobie. Une histoire croisée
Éditions Amsterdam, août 2021
220 pages ; 16 euros
Il y a bien sûr des différences entre antisémitisme et islamophobie, mais deux éléments majeurs unissent ces idéologies : la religion assimilée à une race et la vision d’une grande conspiration mondiale visant à détruire l’Occident. C’est ce que rappelle le livre de l’historien Reza Zia-Ebrahimi, Antisémitisme et islamophobie. Une histoire croisée, paru fin août 2021 aux éditions Amsterdam.
Crimes d’État – Police – Prison – Tribunaux : vers l’abolition du système pénal ?
Qui le système pénal protège-t-il ? Et de qui ? Qui appelle la police ? Qui en a peur ? Qui va en prison ? Qui n’y va pas ? Et qui sont ceux que l’on désigne volontiers comme criminels, et comme victimes ? Ces questions, tristement rhétoriques, méritent qu’on s’y attarde pour aller au-delà du constat. Car si les luttes des populations issues de l’immigration et des quartiers populaires se sont principalement menées contre les violences policières ces dernières années, peut-on vraiment espérer affaiblir le bras armé, sans s’attaquer au cerveau qui l’agite ?
Loin d’être nouvelles, c’est à nos propres héritages politiques que les réflexions autour de l’abolitionnisme pénal font écho. De fait, l’idée de mettre fin aux violences d’État n’a pas été l’apanage de ceux qui l’ont théorisé à partir des années 70 : des militants anti-esclavagistes noirs aux luttes de libération africaines-américaines en passant par les luttes pour l’abolition du système colonial, c’est à un retour aux sources que ces questions invitent à penser. Car si l’ambition d’une société sans police, ni prison, ni système pénal peut paraitre un peu utopique, voire dangereuse, celle de subir la violence d’un système tout entier dirigé contre nos existences, est-elle plus acceptable ?
Entretien avec Gwenola Ricordeau, militante abolitionniste et professeure associée en justice criminelle à l’université d’État de Californie, Chico, auteure de Pour elles toutes. Femmes contre la prison (2019, Lux) et qui vient de publier Crimes et Peines : penser l’abolitionnisme du système pénal aux éditions Grévis.
Race, racisme, racialisation. Penser ensemble l’antisémitisme et l’islamophobie
On sait depuis longtemps que la « race » n’est pas une donnée biologique mais une construction sociopolitique, historiquement située. Dans son livre récemment paru aux éditions Amsterdam, Reza Zia-Ebrahimi propose une histoire croisée de l’antisémitisme et de l’islamophobie. Il analyse notamment les stratégies de racialisation sur lesquelles reposent ces deux formes de racisme.
Contretemps vous propose un extrait du livre (tiré de l’introduction).
CENSURE ET REPRESSION : GÉRALD DARMANIN PORTE PLAINTE CONTRE KAREEM EL HIDJAAZI
Voici un résumé de la persécution subie par l’auteur Kareem El Hidjaazi depuis près d’un an par les services de renseignements belges et français ainsi que par le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin :
[Témoignage de l’auteur]
Médecine et race sous l’Empire français
À propos de : Delphine Peiretti-Courtis, Corps noirs et médecins blancs : La fabrique du préjugé racial, XIXe–XXe siècles, La Découverte
TRIBUNE : Qui a intérêt à laisser croire que les antiracistes sont antisémites ?
La persistance de l’antisémitisme en France renforcée ces dernières années par un climat social et politique délétère où le racisme est employé par l’État comme un outil de division, se traduit par la banalisation des discours racistes islamophobes d’abord, mais aussi antisémites tenus notamment par des membres du gouvernement : réhabilitation de Maurras, voire de Pétain, affirmation que les rayons hallal et cacher des supermarchés sont contraire à « l’esprit républicain » par un ministre ancien membre de l’action Française qui décrit les juifs ainsi et sans aucune réserve dans un livre intitulé « Le séparatisme islamiste » : « Napoléon [….] s’intéressa à régler les difficultés touchant à la présence de dizaine de milliers de Juifs en France. Certains d’entre eux pratiquaient l’usure et faisaient naître troubles et réclamations. »
Des années de discours islamophobes ont fini par libérer la parole raciste, dans toutes ses dimensions, et logiquement permettent de retourner la parole célèbre de Fanon : « Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous ».
SUR LES TRACES COLONIALES DE LA VILLE BASSE
Il y a dans la ville haute beaucoup de traces de la colonisation du Congo : tous les quartiers généraux, économiques et politiques se trouvaient là. Mais dans la ville basse, elles sont quasiment effacées. Guidé·es par Lucas Catherine, spécialisé dans l’histoire coloniale belge, nous vous invitons à partir à la découverte de ces traces perdues ou méconnues. L’Union Minière du Haut-Katanga, qui exploitait presque toutes les mines du Congo existe encore, elle a seulement changé de nom : Umicore. A 14h00, nous commencerons rue du Marais 31. Les premiers Congolais ne sont pas arrivés à Matonge XL, mais dès 1910 dans l’ancien quartier du Port (le Vismet). Ils ont fondé leur première association en 1919 au boulevard Jacqumain. C’est aussi dans ce quartier que sont arrivés les bananes et le cacao, les produits de luxe en provenance du Congo.
Ihsane Haouach et les Frères musulmans.
Retour sur une paranoïa d’Etat (carte blanche)
La séquence politique et médiatique autour de la démission contrainte d’Ihsane Haouach de son poste de Commissaire du Gouvernement au CA de l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes, constitue le point d’orgue d’une violente campagne qui l’a visée depuis sa nomination six semaines auparavant.