{"id":2927,"date":"2016-06-25T16:57:18","date_gmt":"2016-06-25T15:57:18","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/?p=2927"},"modified":"2016-06-25T16:59:37","modified_gmt":"2016-06-25T15:59:37","slug":"les-sans-papiers-de-la-csc-une-tentative-concrete-de-convergence-des-luttes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/?p=2927","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Les sans-papiers de la CSC, une tentative concr\u00e8te de convergence des luttes\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<h6><a href=\"http:\/\/migrationsetluttessociales.blogspot.com\/2016\/06\/les-sans-papiers-de-la-csc-une.html\" data-item-type=\"post\" data-id=\"7508106844122925175\">\u00ab\u00a0Les sans-papiers de la CSC, une tentative concr\u00e8te de convergence des luttes\u00a0\u00bb (G. Mauze &amp; Y. Vertongen)<\/a><\/h6>\n<h6>Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de l&rsquo;article de Gregory Mauz\u00e9 et Youri Lou Vertongen \u00ab\u00a0Les sans-papiers de la CSC, une tentative concr\u00e8te de convergence des luttes\u00a0\u00bb dans la Revue D\u00e9mocratie de ce mois-ci (<a href=\"http:\/\/www.revue-democratie.be\/index.php\/societe\/1164-les-ressorts-du-gouvernement-michel\">http:\/\/www.revue-democratie.be\/\u2026\/1164-les-ressorts-du-gouve\u2026<\/a>).<\/h6>\n<h6>Cette publication fait suite \u00e0 un travail r\u00e9alis\u00e9 aupr\u00e8s du Comit\u00e9 des Travailleurs Sans-papiers de la CSC entre septembre 2015 et janvier 2016. Les r\u00e9sultats de cette recherche ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es au colloque \u00ab\u00a0Penser l&rsquo;Emancipation\u00a0\u00bb les 28 et 29 janvier dernier.<\/h6>\n<h6>Bonne lecture.<\/h6>\n<h6 style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/schengen-trois292.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2829\" src=\"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/schengen-trois292.jpg\" alt=\"schengen-trois292\" width=\"4723\" height=\"4263\" srcset=\"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/schengen-trois292.jpg 4723w, https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/schengen-trois292-300x271.jpg 300w, https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/schengen-trois292-768x693.jpg 768w, https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/schengen-trois292-1024x924.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 4723px) 100vw, 4723px\" \/><\/a><strong><u>Les sans-papiers de la CSC, une tentative concr\u00e8te de convergence des luttes<\/u><\/strong><\/h6>\n<\/blockquote>\n<p><strong><u><em>Par Gregory Mauze &amp; Youri Lou Vertongen<\/em><\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>Cr\u00e9\u00e9 en 2008, le <em>Comit\u00e9 des travailleurs avec et sans-papiers<\/em><\/strong><strong> de la CSC tente d\u2019organiser les travailleurs migrants \u00ab\u00a0ill\u00e9galis\u00e9s\u00a0\u00bb, en vue de promouvoir leur int\u00e9gration dans le mouvement social. Une initiative ambitieuse, qui questionne \u00e0 la fois les dynamiques en cours au sein du syndicat et celles qui pr\u00e9valent dans la galaxie du militantisme sans-papiers.<\/strong><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"161\"><strong>Gen\u00e8se<\/strong><\/p>\n<p><em>Ce texte est issu d\u2019un travail d\u2019\u00e9tude r\u00e9alis\u00e9 par deux chercheurs du collectif \u00ab\u00a0Migrations &amp; Luttes sociales\u00a0\u00bb, un r\u00e9seau regroupant intellectuels, activistes sans-papiers et soutiens \u00e0 leur cause, qui entend faire le lien entre sph\u00e8res acad\u00e9mique et militante. Cette recherche s\u2019est fond\u00e9e sur un suivi de plusieurs mois des activit\u00e9s du collectif, ainsi que sur des entretiens avec des membres de la direction syndicale, du personnel d\u2019encadrement \u00a0 et des sans-papiers eux-m\u00eames. Les premi\u00e8res conclusions de ce travail ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9alablement pr\u00e9sent\u00e9es au comit\u00e9 avant de faire l\u2019objet d\u2019une communication au s\u00e9minaire \u00ab\u00a0Penser l\u2019\u00c9mancipation\u00a0\u00bb qui a eu lieu le 26 janvier dernier \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 libre de Bruxelles.<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Dans une perspective d\u2019\u00e9tude des mouvements sociaux, le <em>Comit\u00e9 des travailleurs avec et sans-papiers<\/em> de la CSC pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat politique certain. Dans un contexte o\u00f9 les appels \u00e0 la convergence des luttes se succ\u00e8dent sans toujours trouver de d\u00e9bouch\u00e9s concrets, la d\u00e9marche consistant \u00e0 m\u00ealer la lutte des travailleurs sans-papiers (TSP) au combat syndical se r\u00e9v\u00e8le originale \u00e0 plus d\u2019un titre. Elle constitue en effet une manifestation concr\u00e8te de synergies entre deux sph\u00e8res de revendications qui, sans partager stricto sensu les m\u00eames int\u00e9r\u00eats, tentent de fonder leur convergence \u00e0 travers la d\u00e9signation de la dynamique n\u00e9olib\u00e9rale comme ennemi commun.<\/p>\n<p>De fait, cette initiative s\u2019inscrit \u00e0 rebours du discours prompt \u00e0 opposer les luttes soci\u00e9tales, qui seraient fond\u00e9es sur le clivage \u00ab\u00a0post-moderne\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, aux luttes sociales, issues du traditionnel antagonisme poss\u00e9dant-travailleur. \u00c9clairer les dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre \u00e0 travers cette initiative doit pouvoir contribuer \u00e0 la r\u00e9flexion globale sur la fa\u00e7on d\u2019\u00e9laborer des synergies entre des luttes distinctes dont la connexion n\u2019est pas, a priori, \u00e9vidente pour tous. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <strong><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 travers cette contribution, nous tenterons de pr\u00e9senter les lignes forces du travail de ce collectif, en nous basant, de fa\u00e7on prioritaire, sur la subjectivit\u00e9 des TSP. Partant de l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle ces derniers sont pris dans une double lutte envers les pouvoirs publics (qui d\u00e9tiennent la cl\u00e9 de leurs revendications) et au sein m\u00eame de l\u2019institution syndicale (\u00e9ventuel tremplin pour celles-ci), nous chercherons \u00e0 interpr\u00e9ter celle-ci, en vue d\u2019en fournir une interpr\u00e9tation \u00e0 l\u2019aune de la th\u00e9orie politique.<\/p>\n<p><strong><u>\u00c0 l\u2019origine du projet<\/u><\/strong><\/p>\n<p><em>L\u2019ambivalence syndicale \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019immigration<\/em><\/p>\n<p>Il ne sera pas question de revenir ici en d\u00e9tail sur les fondements de l\u2019approche syndicale \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la main-d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Limitons-nous d\u00e8s lors \u00e0 constater que l\u2019instrumentalisation dont elle a fait l\u2019objet par le patronat, qui voyait en elle un prol\u00e9tariat plus docile et moins revendicatif que les travailleurs locaux, a conduit les organisations ouvri\u00e8res \u00e0 la percevoir avec m\u00e9fiance. Parall\u00e8lement, contrecarrer la strat\u00e9gie du capital visant \u00e0 atomiser le salariat n\u00e9cessitait d\u2019int\u00e9grer les nouveaux arrivants au mouvement ouvrier. De fait, la position des syndicats s\u2019est historiquement fond\u00e9e sur une volont\u00e9 de contr\u00f4ler l\u2019importation de main-d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re, tout en d\u00e9fendant l\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits pour les immigr\u00e9s pr\u00e9sents sur le territoire.<\/p>\n<p>La fin officielle de l\u2019immigration \u00e9conomique en 1974, cons\u00e9cutive au premier choc p\u00e9trolier, aura une influence certaine sur ce diptyque qui guida jusqu\u2019alors l\u2019action syndicale. N\u2019\u00e9tant plus amen\u00e9e \u00e0 d\u00e9fendre un contr\u00f4le des flux faisant d\u00e9sormais consensus dans le d\u00e9bat politique, l\u2019approche syndicale va se focaliser sur l\u2019int\u00e9gration des nouveaux arrivants et la d\u00e9fense de leurs droits. Un objectif d\u2019autant plus vital pour le mouvement ouvrier que la fermeture th\u00e9orique des fronti\u00e8res et l\u2019arriv\u00e9e cons\u00e9cutive d\u2019une immigration ill\u00e9gale de travail vont conduire \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab\u00a0d\u00e9localisation de l\u2019int\u00e9rieur\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>\u00a0: les travailleurs \u00ab\u00a0ill\u00e9galis\u00e9s\u00a0\u00bb sont, en effet, cantonn\u00e9s aux marges du march\u00e9 du travail, et condamn\u00e9s \u00e0 des conditions salariales et de travail au rabais tirant l\u2019ensemble de la condition ouvri\u00e8re vers le bas.<\/p>\n<p>L\u2019une des particularit\u00e9s du syndicalisme chr\u00e9tien par rapport au syndicalisme socialiste est d\u2019avoir tr\u00e8s t\u00f4t fond\u00e9 son approche en la mati\u00e8re sur une plus grande reconnaissance des formes d\u2019oppression sp\u00e9cifiquement v\u00e9cues par les \u00e9trangers. D\u2019abord en raison de la plus forte propension de la tradition chr\u00e9tienne \u00e0 aborder la question sociale dans une approche des \u00ab\u00a0droits inh\u00e9rents \u00e0 la personne humaine\u00a0\u00bb, quand la tradition universaliste du syndicat socialiste aspirant \u00e0 l\u2019unit\u00e9 du mouvement ouvrier restait m\u00e9fiante envers ce type de reconnaissance<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Ensuite, pour des raisons pragmatiques, dans la mesure o\u00f9 s\u2019adjoindre les nouveaux arrivants constituait un moyen de contrebalancer le poids du syndicat socialiste. Ainsi, la CSC va, la premi\u00e8re, permettre aux \u00e9trangers de s\u2019organiser en sections nationales, et affirmer son r\u00f4le pr\u00e9curseur en termes de droits civils, politiques, culturels, sociaux et \u00e9conomiques.<\/p>\n<p><em>Le choix tactique des sans-papiers<\/em><\/p>\n<p><strong>La situation pr\u00e9caire des \u00ab\u00a0sans-papiers\u00a0\u00bb qui en facilite la traque, l&rsquo;arrestation et l&rsquo;expulsion rendent la mobilisation de ces derniers plus risqu\u00e9e que celle de tout autre groupe dont le statut serait reconnu par les pouvoirs publics. Les ressources \u00e0 disposition des migrants pour mener \u00e0 bien leurs actions politiques s&rsquo;en trouvent consid\u00e9rablement r\u00e9duites. De ce fait, ils entretiennent une forte d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de leurs soutiens. Le tissu sociologique qu\u2019on retrouve dans ces mouvements est caract\u00e9ris\u00e9 par des <em>\u00ab\u00a0alliances improbables\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> <strong>entre groupes distincts de migrants politis\u00e9s, associations citoyennes et collectifs militants qui varient dans le temps. <\/strong><\/p>\n<p>La question migratoire en Belgique \u00e9tant intrins\u00e8quement li\u00e9e aux questions du travail jusque dans les ann\u00e9es 80, les premi\u00e8res mobilisations de migrants \u00e9taient tr\u00e8s logiquement soutenues par les instances syndicales (CSC et FGTB aux premiers chefs). Leur soutien est rest\u00e9 particuli\u00e8rement visible dans les phases qui suivirent la premi\u00e8re campagne de r\u00e9gularisation de 1974<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. Mais <em>la fin officielle de l\u2019immigration \u00e9conomique induit un<\/em> changement de paradigme migratoire, et la figure du TSP f\u00eet bient\u00f4t place \u00e0 celle de \u00ab\u00a0r\u00e9fugi\u00e9s\u00a0\u00bb. Les questions migratoires pass\u00e8rent ainsi de l&rsquo;autorit\u00e9 du minist\u00e8re du Travail \u00e0 celle du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur, et les instances syndicales perdirent peu \u00e0 peu leur influence dans les mobilisations de migrants, au profit d&rsquo;une sph\u00e8re associative de soutien humanitaire aux r\u00e9fugi\u00e9s et demandeurs d&rsquo;asile.<\/p>\n<p>\u00c0 partir des ann\u00e9es 1990, et en particulier \u00e0 partir de la visibilit\u00e9 acquise par le mouvement d\u2019occupation de l\u2019\u00c9glise Saint-Bernard \u00e0 Paris (1996), se pose dans les milieux immigr\u00e9s la question de \u00ab\u00a0l\u2019autonomie\u00a0\u00bb des luttes de migrants<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. En Belgique cette question r\u00e9sonne avec la cr\u00e9ation du collectif Union de D\u00e9fense des Sans-Papiers (UDEP), au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, qui entendait renforcer une parole revendicative de \u00ab\u00a0sans-papiers, par les sans-papiers pour les sans-papiers\u00a0\u00bb. \u00c0 la suite de l\u2019UDEP, d\u2019autres collectifs de migrants ont renforc\u00e9 cette revendication d\u2019autonomie vis-\u00e0-vis des organes institutionnalis\u00e9s (collectifs Organisation Sans-papiers (2009-2010), Sans-papiers Belgique (2011-2014) et, plus proche de nous, la Coordination des Sans-papiers cr\u00e9\u00e9e en 2014 et toujours active.<\/p>\n<p>Il est d\u00e8s lors interpellant de noter \u00e0 quel point le fait, pour les militants sans-papiers, d\u2019investir sciemment l\u2019instance syndicale \u2013 et limitant ce faisant, leur autonomie \u2013 s\u2019inscrit en opposition avec cette dynamique. Ce fait est d\u2019autant plus remarquable que les TSP de la CSC,\u00a0ont pour la plupart, \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s dans les mouvements de lutte de collectifs de migrants s\u2019inscrivant dans cette tendance \u00e0 combattre avec une vigueur particuli\u00e8re toute d\u00e9pendance envers les instances institutionnelles. Nous verrons plus loin que cette autolimitation de l\u2019autonomie semble r\u00e9pondre \u00e0 un choix strat\u00e9gique \u00e9labor\u00e9 en toute connaissance de cause par les TSP.<\/p>\n<p><strong><u>Le comit\u00e9 en pratique<\/u><\/strong><\/p>\n<p><em>Missions<\/em><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"195\"><strong>Le comit\u00e9 en bref\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Cr\u00e9ation en 2008 suite \u00e0 une collaboration au sein de la commission \u00ab\u00a0immigr\u00e9s\u00a0\u00bb du Mouvement ouvrier chr\u00e9tien (MOC) de Bruxelles pendant les actions pour la r\u00e9gularisation en 2008.<\/p>\n<p>\u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pr\u00e9sent uniquement sur Bruxelles-Hal-Vilvorde.<\/p>\n<p>\u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Rattach\u00e9 \u00e0 la centrale interprofessionnelle \u00ab\u00a0migrants CSC\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Compte environ 400 affili\u00e9s, dont une trentaine d\u2019actifs.<\/p>\n<p>\u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Encadr\u00e9 par deux permanents, charg\u00e9s \u00e0 la fois de relayer les revendications de la base \u00e0 la hi\u00e9rarchie syndicale et de s\u2019assurer de leur conformit\u00e9 avec les positions et statuts de la CSC.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le syndicat procure une s\u00e9rie de services pour les TSP\u00a0: information sur leurs droits, conseils juridiques gratuits, permanences pour le suivi des cas individuels\u2026 Au-del\u00e0 de ce soutien concret, le comit\u00e9 est investi d\u2019un r\u00f4le \u00e9minemment politique. Il s\u2019agit principalement de travailler au changement de perception du migrant, en vue de faire passer celle-ci de la figure de l\u2019\u00e9tranger \u00e0 celle du travailleur. Cette perspective se refl\u00e8te dans son slogan \u00ab\u00a0les papiers nous divisent, la classe sociale nous unit\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><em>Moyens d\u2019action<\/em><\/p>\n<p>Ceux-ci sont orient\u00e9s dans trois directions\u00a0: vers l\u2019opinion, vers les pouvoirs publics et vers l\u2019institution syndicale. Partant du principe que les politiques r\u00e9pressives reposent, en grande partie, sur l\u2019incompr\u00e9hension des enjeux de l\u2019immigration clandestine dans la population, la premi\u00e8re tend \u00e0 souligner la convergence d\u2019int\u00e9r\u00eats qui unit les sans-papiers au reste du salariat. Cela passe notamment par la campagne \u00ab\u00a0entreprise\u00a0\u00bb, visant \u00e0 organiser des rencontres avec des sans-papiers et des formations sur le lieu de travail, en vue de changer la perception du migrant.<\/p>\n<p>Les actions vers le monde politique sont assez limit\u00e9es, dans la mesure o\u00f9 la conjoncture ne s\u2019y pr\u00eate gu\u00e8re. Dans la lign\u00e9e de sa pr\u00e9d\u00e9cesseure Maggie De Block (Open VLD), le secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019Asile et aux Migrations, Theo Francken (N-VA), a explicitement exclu toute nouvelle r\u00e9gularisation \u2013 la principale revendication des TSP \u2013, fid\u00e8le en cela \u00e0 l\u2019accord de gouvernement. Il existe toutefois quelques initiatives, notamment dirig\u00e9es vers les pouvoirs r\u00e9gionaux, d\u00e9sormais comp\u00e9tents en termes d\u2019octroi de permis de travail. Une action a ainsi d\u00e9bouch\u00e9 sur une rencontre positive avec le ministre de l\u2019Emploi de la R\u00e9gion Bruxelles Capitale, Didier Gosuin (D\u00e9fi)<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p>En interne, il s\u2019agit surtout de formuler des propositions et de les relayer au niveau f\u00e9d\u00e9ral. Ces actions peuvent parfois se recouper, \u00e0 l\u2019exemple du cas de Mounir. Employ\u00e9 et exploit\u00e9 par l\u2019entreprise Atalian \u00e0 travers un contrat de sous-traitance au Foyer anderlechtois, Mounir fut soutenu par la CSC via le collectif qui a mobilis\u00e9 en sa faveur (piquet de gr\u00e8ve, etc.). Cette action fut \u00e9galement l\u2019occasion de montrer aux affili\u00e9s de la CSC que les TSP sont avant tout des travailleurs qu\u2019il convient de d\u00e9fendre \u00e0 ce titre. Le r\u00e9cit de Mounir fut \u00e9galement mobilis\u00e9 dans le cadre des actions en direction du monde politique.<\/p>\n<p>Il importe de noter que les TSP occupant un emploi ne sont pas ins\u00e9r\u00e9s dans des communaut\u00e9s d\u2019entreprise au sein desquels ils c\u00f4toieraient d\u2019autres TSP. \u00c0 la diff\u00e9rence de la France, ils n\u2019ont pas non plus de contrat de travail. Cela a de grandes cons\u00e9quences quant aux moyens d\u2019action\u00a0: ainsi, les gr\u00e8ves de sans-papiers sur leur lieu de travail telles qu\u2019elles ont pu \u00e9merger en France avec un certain succ\u00e8s (Buffalo grill en 2007) ne sont pas envisageables ici, o\u00f9 pr\u00e9domine l\u2019atomisation.<\/p>\n<p><em>Succ\u00e8s et d\u00e9fis<\/em><\/p>\n<p>La croissance de visibilit\u00e9 des TSP au sein de la CSC constitue sans nul doute l\u2019un des principaux succ\u00e8s \u00e0 mettre \u00e0 l\u2019actif du comit\u00e9. L\u2019importance des centrales interprofessionnelles dans les statuts du syndicat chr\u00e9tien n\u2019y est pas \u00e9trang\u00e8re, puisque les groupes sp\u00e9cifiques organis\u00e9s (\u00a0Travailleurs Sans Emploi, Migrants CSC, CSC Seniors, Femmes CSC&#8230;) jouissent d\u2019une influence certaine dans la d\u00e9finition du programme de l\u2019institution. Ainsi, la revendication en faveur de crit\u00e8res clairs de r\u00e9gularisation a-t-elle \u00e9t\u00e9 reprise lors du congr\u00e8s f\u00e9d\u00e9ral de 2014. Autre manifestation de ce gain en visibilit\u00e9\u00a0: la contribution du collectif au 13e congr\u00e8s de la Conf\u00e9d\u00e9ration europ\u00e9enne des syndicats (CES) de 2015 \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Un autre \u00e9l\u00e9ment encourageant porte sur l\u2019auto-identification des sans-papiers. Les entretiens r\u00e9alis\u00e9s montrent en effet que ce ne sont pas les motivations id\u00e9ologiques, mais bien le pragmatisme et les enjeux strat\u00e9giques qui les ont conduits \u00e0 rejoindre l\u2019institution syndicale. N\u00e9anmoins, on constate, dans le discours et la pratique militante, une assimilation des valeurs de solidarit\u00e9 ouvri\u00e8re port\u00e9es par le syndicat, ainsi qu\u2019une plus grande identification \u00e0 la cat\u00e9gorie \u00ab\u00a0travailleurs\u00a0\u00bb (plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 celle de migrant) \u00e0 mesure que se p\u00e9rennise l\u2019engagement syndical. Des sans-papiers continuent en effet \u00e0 militer au sein du comit\u00e9 m\u00eame apr\u00e8s la r\u00e9gularisation de leur statut, notamment en raison du travail d\u2019\u00e9ducation populaire qui a \u00e9t\u00e9 fait.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 regrette toutefois de ne pas avoir encore fait d\u2019\u00e9mules dans d\u2019autres sections r\u00e9gionales de la CSC ni \u00e0 la FGTB. Il d\u00e9plore \u00e9galement qu\u2019il n\u2019y ait pas eu de m\u00e9canismes de lutte entre TSP et affili\u00e9s locaux sur les lieux de travail. En outre, le travail d\u2019\u00e9ducation populaire dirig\u00e9 \u00e0 la fois vers la masse de sans-papiers r\u00e9sidants dans la capitale (o\u00f9 vivent la majorit\u00e9 des quelque 150 000 sans-papiers du pays) et vers la base syndicale comporte ses propres d\u00e9fis. En effet, les pr\u00e9occupations des premiers tiennent avant tout aux difficult\u00e9s et privations inh\u00e9rentes de la vie clandestine, \u00e0 commencer par l\u2019absence de statut l\u00e9gal. Il est donc ardu de mobiliser dans le cadre plus large de la lutte sociale, \u00e0 l\u2019exception des militants ayant eu l\u2019occasion de collaborer avec le syndicat. Quant au second, c\u2019est le reflet de l\u2019\u00e9tat de l\u2019opinion, g\u00e9n\u00e9ralement plut\u00f4t r\u00e9tive \u00e0 l\u2019\u00e9gard des migrants, voire x\u00e9nophobe<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. La diffusion \u00ab\u00a0<em>top-down\u00a0\u00bb<\/em> des positions r\u00e9solument antiracistes et favorables au soutien des sans-papiers de l\u2019institution syndicale ne va d\u00e8s lors pas de soi.<\/p>\n<p><em>La question de l\u2019autonomie, source de tensions<\/em><\/p>\n<p>Le comit\u00e9 est r\u00e9guli\u00e8rement confront\u00e9 \u00e0 la tension opposant l\u2019autonomie revendiqu\u00e9e des TSP \u00e0 leur appartenance \u00e0 la structure syndicale qui limite leur marge de man\u0153uvre. Le personnel d\u2019encadrement n\u2019est a priori cens\u00e9 servir que de m\u00e9diation entre le syndicat et les sans-papiers, suppos\u00e9s prendre des d\u00e9cisions en toute autonomie. La r\u00e9alit\u00e9 est plus complexe. Si les TSP pr\u00e9sents aux r\u00e9unions sont loin d\u2019\u00eatre passifs, une certaine violence symbolique les cantonne parfois \u00e0 \u00eatre tenus hors du processus de d\u00e9cision r\u00e9el. . Ceux-ci ont d\u2019ailleurs pris l\u2019initiative de tenir des r\u00e9unions informelles compos\u00e9es uniquement de TSP (sans intervention des permanents), pour b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un lieu o\u00f9 la position des TSP pourrait \u00eatre \u00e9labor\u00e9e en toute autonomie.<\/p>\n<p>Si les autres groupes sp\u00e9cifiques organis\u00e9s par le syndicat disposent g\u00e9n\u00e9ralement de permanents issus de leurs rangs, il est en revanche , exclu pour un sans-papiers, sans d\u00e9tention du permis de travail, d\u2019\u00eatre salari\u00e9 pour organiser le comit\u00e9. Pas question, non plus, de contrevenir aux positions officielles de la CSC, comme revendiquer la \u00ab\u00a0r\u00e9gularisation de tous les sans-papiers\u00a0\u00bb, demande qui, si elle est ch\u00e8re aux TSP, reste inaudible pour l\u2019instance syndicale, qui craint qu\u2019une telle mesure conduise \u00e0 une relance sauvage de l\u2019immigration \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Notons toutefois que cette autonomie limit\u00e9e semble assum\u00e9e en connaissance de cause par les TSP du collectif. Nombre de ses membres ont, en effet, \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019\u00e9checs, notamment dans des organisations pr\u00f4nant une forte ind\u00e9pendance. Ceci les a conduits \u00e0 faire le choix qui n\u2019allait pas forc\u00e9ment de soi, \u00e0 savoir investir une structure institutionnelle pour faire avancer leurs revendications. Cela ne signifie pas pour autant que les sans-papiers aient renonc\u00e9 \u00e0 leur autonomie et \u00e0 la maitrise de leur agenda, mais que cette question constitue un enjeu de lutte en soi. Ceci r\u00e9v\u00e8le, selon nous, tout le pragmatisme du comit\u00e9 des TSP, et une v\u00e9ritable intelligence strat\u00e9gique dans leur combat pour l\u2019\u00e9galit\u00e9.<\/p>\n<p><strong><u>Conclusions\u00a0: visibilit\u00e9 et reconnaissance sociale <\/u><\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Il y a vingt ans, nous n\u2019avions pas beaucoup moins d\u2019immigr\u00e9s. Mais ils portaient un autre nom\u00a0: ils s\u2019appelaient travailleurs immigr\u00e9s ou, tout simplement, ouvriers. L\u2019immigr\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est d\u2019abord un ouvrier qui a perdu son second nom, qui a perdu la forme politique de son identit\u00e9 et de son alt\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb. <\/em><\/p>\n<p>Cette citation de Jacques Ranci\u00e8re nous rappelle \u00f4 combien l\u2019identit\u00e9 sociale du \u00ab\u00a0travailleur\u00a0\u00bb des ann\u00e9es 70 pr\u00e9valait sur celle \u00ab\u00a0d\u2019\u00e9tranger\u00a0\u00bb. Mais la \u00ab\u00a0fermeture th\u00e9orique des fronti\u00e8res\u00a0\u00bb et le durcissement de l\u2019acc\u00e8s au territoire sont parvenus \u00e0 d\u00e9connecter l\u2019image de l\u2019immigr\u00e9 de sa fonction sociale. L\u2019ouvrier immigr\u00e9 d\u2019hier est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9 depuis sa condition ill\u00e9galis\u00e9e, sans cesse renvoy\u00e9 \u00e0 son ill\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 \u00eatre l\u00e0 o\u00f9 il est. Impossible d\u00e8s lors de ne pas penser la cr\u00e9ation du comit\u00e9 comme une tentative de r\u00e9imposer une identit\u00e9 sociale par-dessus leur (absence d\u2019) identit\u00e9 juridique de sans-papiers. Par ce geste, les TSP se d\u00e9font d\u2019une identit\u00e9 n\u00e9gative, assign\u00e9e par l\u2019\u00c9tat et l\u2019opinion, afin d\u2019\u00e9chapper \u00e0 cette figure du \u00ab\u00a0d\u00e9linquant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce faisant, ils s\u2019inscrivent dans une tentative de sortie de l\u2019ombre \u00e0 laquelle les cantonne leur statut de \u00ab\u00a0clandestin\u00a0\u00bb. Nous voyons ainsi combien la visibilit\u00e9 des TSP, en plus d\u2019\u00eatre l\u2019effet premier de leur mobilisation syndicale, est un enjeu politique \u00e0 part enti\u00e8re. Il concerne, en effet, autant la condition pr\u00e9caire de travailleur \u00ab\u00a0sans-papiers\u00a0\u00bb que sa condition administrative. L\u2019action au sein du syndicat, tout en constituant une assise l\u00e9gitime pour porter un combat avant tout social, repr\u00e9sente aussi l\u2019outil de protection institutionnelle pour parer les risques de la mobilisation (arrestations, expulsions, etc.).<\/p>\n<p>Enfin, en associant leur \u00ab\u00a0identit\u00e9\u00a0sociale\u00a0\u00bb de travailleur et leur \u00e9tiquette de \u00ab\u00a0sans-papiers\u00bb le comit\u00e9 met l\u2019emphase sur un certain type de rapport social dont ses membres sont \u00ab\u00a0victimes\u00a0\u00bb\u00a0: celui de l\u2019exploitation des travailleurs immigr\u00e9s rendue possible pr\u00e9cis\u00e9ment par le fait qu\u2019ils sont \u00ab\u00a0sans-papiers\u00a0\u00bb. Partant, le comit\u00e9 explicite le lien entre conditions de travail et\u00a0situation administrative\u00a0pr\u00e9caire. Revendiquer l\u2019am\u00e9lioration des premi\u00e8res passera immanquablement par la r\u00e9gularisation de la seconde. Ils d\u00e9placent ainsi le curseur de l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 de leur condition juridique vers l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 des conditions de travail et des formes d\u2019exploitation auxquelles les TSP sont soumis.<\/p>\n<p>Depuis la constitution d\u2019un \u00ab\u00a0espace de lutte multi-situ\u00e9\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>, l\u2019investissement de la figure du \u00ab\u00a0travailleur sans-papiers\u00a0\u00bb ouvre en ce sens une \u00ab\u00a0troisi\u00e8me voie\u00a0\u00bb qui \u00e9chappe \u00e0 l\u2019opposition entre \u00ab\u00a0clandestin\u00a0\u00bb et image victimaire souvent relay\u00e9e par les associations de d\u00e9fense des \u00e9trangers. Cette figure est bien politique, au sens o\u00f9 elle d\u00e9joue les cat\u00e9gories assign\u00e9es par les politiques migratoires et cr\u00e9e de la condition commune. En luttant pour leur inclusion dans le syndicat, et leur int\u00e9gration reconnue \u00e0 la communaut\u00e9 de travailleurs, les TSP r\u00e9clament le droit \u00e0 la visibilit\u00e9 et \u00e0 l\u2019engagement d\u00e9mocratique dont ils ont \u00e9t\u00e9 spoli\u00e9s lors du passage d\u2019une immigration en tant qu\u2019enjeu social li\u00e9 au travail \u00e0 une immigration en tant qu\u2019enjeu politique li\u00e9 au contr\u00f4le des fronti\u00e8res.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Etudi\u00e9 par Ronald Inglehart, cet antagonisme d\u00e9signe les oppositions n\u00e9es de la \u00ab\u00a0r\u00e9volution post-moderne\u00a0\u00bb, caract\u00e9ris\u00e9e par l\u2019arriv\u00e9e de nouvelles demandes sociale qui ne seraient plus tant quantitative que qualitatives. Cela s\u2019est notamment manifest\u00e9 par l\u2019\u00e9mergence des questions \u00e9cologiques, des revendications identitaires et soci\u00e9tales et par celle des \u00ab\u00a0nouveaux mouvements sociaux\u00a0\u00bb dans les soci\u00e9t\u00e9s post-industrielles.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Sur le sujet, lire G. Mauz\u00e9, \u00ab\u00a0Le choix du Capital\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Le d\u00e9fi des syndicats\u00a0\u00bb, consacr\u00e9 au rapport des camps sociaux \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la question migratoire, publi\u00e9s dans le n\u00b0 94 de Politique &#8211; Revue de d\u00e9bats, 94, Mars &#8211; Avril 2016.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> E. Terray, \u00ab\u00a0Le travail des \u00e9trangers en situation irr\u00e9guli\u00e8re ou la d\u00e9localisation sur place\u00e9, dans E. Balibar, M. Chemillier Gendreau, J. Costa-Lascoux, E. Terray, <em>Sans-papiers, l\u2019archa\u00efsme fatal<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 1999.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> A. R\u00e9a et N. Ben Mohammed, \u00ab\u00a0Politique multiculturelle et modes de citoyennet\u00e9 \u00e0 Bruxelles, Chapitre II : Les syndicats et les immigr\u00e9s\u00a0\u00bb, p.34, Recherche effectu\u00e9e \u00e0 la demande de la R\u00e9gion de Bruxelles-Capitale, Rapport Final, Novembre 2000.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> L. Matthieu, \u00ab Les mobilisations improbables : pour une approche contextuelle et compr\u00e9hensive \u00bb, in S. Cadiou, S. Dechezelle, A. Roger, (dir.), <em>\u00ab\u00a0Passer \u00e0 l\u2019action : les mobilisations \u00e9mergentes\u00a0\u00bb<\/em>, Paris, L&rsquo;Harmattan, 2007.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Voir \u00e0 ce sujet <em>M. Alaluf. &amp; R. De Schutter,<\/em><em> \u00ab\u00a0La r\u00e9gularisation des travailleurs clandestins (1974-2002)\u00a0\u00bb<\/em><em> in S. Bellal, T. Berns, F. Cantelli &amp; J. Faniel, <\/em><em>\u00ab\u00a0Syndicats et soci\u00e9t\u00e9 civile\u00a0: des liens \u00e0 (re)d\u00e9couvrir\u00a0\u00bb<\/em><em>, Labor, Bruxelles, 2003, pp. 93-102.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> <strong>A. Hajjat, <em>\u00ab\u00a0Les dilemmes de l\u2019autonomie\u00a0: assimilation, indig\u00e9nisme et lib\u00e9ration.\u00a0\u00bb<\/em> in A. Boubecker, <em>\u00ab\u00a0Histoire politique des immigrations (post)coloniales. France, 1920-2008\u201d<\/em>, Ed. Amsterdam, 2008.<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref8\" name=\"_ftn8\"><em><strong>[8]<\/strong><\/em><\/a><em>\u00ab\u00a0<\/em><em>La CSC Bruxelles se mobilise pour les droits des travailleurs sans-papiers<\/em><em>\u00bb<\/em>, Belga, 12 octobre 2015<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a>Sondage r\u00e9alis\u00e9 par le bureau d&rsquo;\u00e9tude IVOV pour RTLinfo et la Derni\u00e8re Heure, 26 et 27 ao\u00fbt 2015<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blogger.com\/blogger.g?blogID=5100436818199194318#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> C. Lecadet, , <em>\u201cGr\u00e9vistes sans-papiers et migrants expuls\u00e9s vers le Mali: dialectique du visible et de l\u2019invisible dans les formes in\u00e9dites de luttes sociales\u201d<\/em>, pp. 18-28, <em>Migrinter, <\/em>N\u00b04, 2009<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/migrationsetluttessociales.blogspot.be\/2016\/06\/les-sans-papiers-de-la-csc-une.html\">Source<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Les sans-papiers de la CSC, une tentative concr\u00e8te de convergence des luttes\u00a0\u00bb (G. Mauze &amp; Y. Vertongen) Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de l&rsquo;article de Gregory Mauz\u00e9 et Youri Lou Vertongen \u00ab\u00a0Les sans-papiers de la CSC, une tentative concr\u00e8te de convergence des luttes\u00a0\u00bb dans la Revue D\u00e9mocratie de ce mois-ci (http:\/\/www.revue-democratie.be\/\u2026\/1164-les-ressorts-du-gouve\u2026). &#8230; <a title=\"\u00ab\u00a0Les sans-papiers de la CSC, une tentative concr\u00e8te de convergence des luttes\u00a0\u00bb\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/?p=2927\" aria-label=\"En savoir plus sur \u00ab\u00a0Les sans-papiers de la CSC, une tentative concr\u00e8te de convergence des luttes\u00a0\u00bb\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2510,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[24,22,36,28,18,39],"tags":[31,14,23,46,171,19,15,172],"class_list":["post-2927","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-belgique-maroc","category-emploi","category-europe","category-racismes","category-resistance-bruxelles","category-sans-papier","tag-belgique","tag-bruxelles","tag-discrimination","tag-esclavage","tag-immigration","tag-pauvrete","tag-resistance","tag-syndicalisme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2927","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2927"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2927\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2929,"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2927\/revisions\/2929"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2510"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2927"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2927"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-panthere.thefreecat.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2927"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}