Will Francome est un jeune homme de bientôt 28 ans, qui décide de partir sur les traces de Mumia Abu-Jamal, le plus célèbre condamné à mort américain. Ce dernier a été arrêté le jour même de la naissance de Will. Peu à peu, au cours de ses rencontres avec Angela Davies, Snoop Dog, Mos Def, Noam Chomsky…c’est tout un pan de l’histoire américaine qui ressurgit… Un documentaire prenant et un témoignage plaidoyer contre la peine de mort.
Sire, le racisme anti-noir prospère au Maroc, c’est pourquoi j’irai manifester le 10 juillet !
Sire Mohammed VI, dans la plupart de vos discours, vous ne dérogez pas à une tradition autrefois consacrée par votre père : l’éloge de l’unité africaine dont il fut un partisan convaincu. Et ceci malgré le retrait du Maroc de l’Union Africaine suite à la reconnaissance du Sahara occidental. Eh bien Sire, permettez-moi de … Lire la suite
La violence policière en Belgique
Crie que tu es un sale macaque ou je te frappe encore!
La violence policière en Belgique
( MO* ) — Auteur: John Vandaele
MO* inventorie la violence policière dans notre pays. La police ne nie pas les problèmes et propose même des remèdes. Reste à savoir si la politique veut collaborer.
Ce que pourrait être une gauche antiraciste
Bonnes feuilles de « Race et capitalisme », éd. Syllepse
Ce que pourrait être une gauche antiraciste
par Félix Boggio Éwanjé-Épée et Stella Magliani-Belkacem
Lorsque l’on souhaite envisager la question raciale dans une perspective matérialiste et critique en France, on se trouve dans un embarras théorique qui n’est pas dissociable d’une situation politique. Si de nombreux et de nombreuses acteurs et actrices du paysage des politiques d’émancipation s’accordent sur une opposition abstraite au racisme, ce dernier enjeu est bien celui qui donne à voir le plus de confusion dans la gauche intellectuelle et politique, toutes traditions confondues.
Intégration et assimilation
Extrait du livre Dictionnaire des dominations
par Collectif Manouchian
5 juin 2012
Depuis que les relations de domination existent, les dominés se sont insurgés pour les abolir et les dominants se sont évertués à les justifier. Le combat du vocabulaire, des théories explicatives de la réalité, des grilles de lectures des faits sociaux, fait ainsi partie des luttes sociales. La déconstruction des mots, concepts et argumentaires qui accompagnent les dominations est une nécessité pour abolir celles-ci. Le Dictionnaire des dominations que vient de publier le collectif Manouchian se veut une contribution aux combats contre les dominations de sexe, de race et de classe qui caractérisent notre société en s’articulant de manière systémique. Nous en publions ici un extrait, dans lequel deux paradigmes portant un implicite inégalitaire sont critiqués : l’assimilation et l’intégration.
RACISTE dehors, sans pardon!

“ Sans pardon ”. C’est le thème de la nouvelle campagne, très polémique, du Vlaams Belang. Une campagne qui incite, un nouvelle fois, à la haine, baignant dans les amalgames les plus simplistes. Et ces affiches se retrouvent sur des façades de maisons aux alentours de Bruxelles. Les habitants n’apprécient guère.
Ni en Grèce, ni en Belgique, ni nulle part !

Une autre civilisation s’impose
Meeting du PIR le 7 mai 2012 à Bagnolet :
par le Groupe des Associations de Bagnolet et le Parti des Indigènes de la République
A l’occasion de l’anniversaire de la grande victoire anticolonialiste de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954. En souvenir des massacres de Sétif et Guelma en Algérie le 8 mai 1945, jour de la victoire contre le nazisme. Pour célébrer le Cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie. 24h après l’élection d’un nouveau président « de tous les Français ».
Le Parti des indigènes de la république (PIR) organise en collaboration avec le Groupe des Associations de Bagnolet, une conférence/débat le 7 mai 2012 au Cin’hoche, à Bagnolet
Plaidoyer pour une articulation dé-coloniale des luttes
A Complex Unity :
Plaidoyer pour une articulation dé-coloniale des luttes
« Pour provoquer un véritable effort révolutionnaire, nous ne devons jamais nous intéresser exclusivement aux situations d’oppression dont nous cherchons à nous libérer, nous devons nous concentrer sur cette partie de l’oppression enfouie au plus profond de chacun-e de nous, et qui ne connaît que les tactiques des oppresseurs, les modes de relations des oppresseurs. » (Audre Lorde, Sister Outsider)
Angela Davis a reçu le 14 mai le titre de Docteur Honoris Causas des autorités de l’U(l)B. C’est une chance inespérée de pouvoir la rencontrer.
De la nécessité d’articuler féminisme et anti-racisme
Constat historique de l’incapacité des féminismes à articuler leur lutte à celle de l’anti-racisme
(voir les articles de Christian Poiret et Elsa Dorlin)
Angela Davis, figure du Black FeminismCe sont les militantes du courant Black Feminism, puis du féminisme chicano, qui ont fait émerger cette problématique en remettant en cause la domination blanche sur le mouvement des femmes. En effet, les années 60 aux Etats-Unis ont été le théâtre de mouvements de femmes chicanas et noires, qui ont dénoncé les tendances racistes dans le mouvement féministe et l’invisibilisation de revendications spécifiques des femmes non-blanches. Elles ont mis en avant des différences entre le vécu des femmes blanches et celles de couleur, en évoquant notamment la question de la famille ou de l’emploi. Elles ont ainsi montré que l’image de la femme véhiculée dans le féminisme était celle des femmes blanches, de classe moyenne et supérieure, et expliqué que la thématique de la sororité de toutes les femmes dissimulait des rapports de domination entre femmes.

